18 Fév

Les Enfants de l’Ô – tome 2 (Vanessa du Frat)

Terre, 2067
Après la mort du Père, Line et Lúka pensaient enfin pouvoir mener une vie normale, mais la mystérieuse femme en noir a d’autres projets pour eux. Afin d’assouvir ses besoins de vengeance, elle s’adjoint l’aide de Lyen, qui elle aussi attend son heure. Peu à peu, le lien qui unit les amants s’effrite ; un fossé d’incompréhension se creuse entre eux et les détruit à petit feu. Comment pourront-ils faire face aux menaces invisibles qui planent au-dessus d’eux ?

Alia, 2340
Ludméa a l’impression de vivre un conte de fées au quotidien, entourée de Ruan et des jumeaux qu’elle aime tant. Cependant, les agissements obscurs de son compagnon ainsi que les étranges non-dits sur son passé vont lentement semer le doute dans son esprit. Connaît-elle vraiment l’homme avec qui elle partage sa vie ? Quel lourd secret lui cache-t-il ?

La saga des Enfants de l’Ô se poursuit dans ce deuxième tome passionnant, où les certitudes s’effondrent alors que de nouvelles questions émergent. Le mystère s’épaissit avec l’apparition de nouveaux personnages : découvrez Saraï, l’autre Line, et le lourd héritage de leur famille…

 

Détails techniques :

Chromosome Editions (auto-édition, explications par ici)
568 pages (version brochée)
Prix en version brochée : 23 €
Prix en  version électronique (sans DRM) : 5,99 €
Disponible sur :
Le site de l’auteure
Amazon

Mon avis :

J’avais adoré le tome 1 de cette saga familiale sur fond de science-fiction. C’est donc avec grand enthousiasme que je me suis plongée dans le tome 2 des Enfants de l’Ô.

L’histoire se poursuit avec Line et Luka, qui sont désormais livrés à eux-mêmes. On plonge avec eux dans les tourments de leur difficile existence, de leur lourd et douloureux passé, et des tentations en tous genres qu’ils sont à présent libre de refuser… ou d’y succomber. La psychologie des personnages se creuse et le livre y est entièrement dédié. La relation incestueuse de Line et Luka est très bien décrite : ils s’aiment profondément et pourtant, s’attirent et se rejettent comme des aimants. Le tout provocant évidemment crises, larmes et retournements de situations.

Les larmes. Voilà bien LE point négatif de ce second tome.
S’il est normal que les personnages finissent par craquer, vu ce qu’ils endurent, il est venu un moment dans ma lecture où je n’ai plus pu supporter toutes ces chialeuses. Soyons francs et appelons un chat, un chat. Je me suis aperçue +/- à la moitié du livre qu’il n’y avait pas un seul chapitre sans une femme qui pleure. Quand ce n’est pas Line pour un caprice ou un véritable pétage de plomb (justifié), c’est Ludméa, l’autre Line ou encore Saraï dans sa jeunesse. Bref, pas un seul personnage féminin qui ne soit capable de retenir ses larmes (peut-être excepté Lyen, heureusement qu’elle est là). Et j’avoue que pour le dire platement, ça m’a gonflé.

Mais au-delà de ces torrents d’eau salée, il y a heureusement beaucoup de points positifs !
Z’arkan évolue et on commence à entrevoir où cette progression va mener nos personnages… et le monde entier. De nouveaux personnages fort intéressants font leur apparition : la jeune Line et sa grand-mère Saraï, qui ont indéniablement un lien avec Line et Luka. Une partie du voile se lève sur l’arbre généalogique de cette famille, sans pour autant en divulguer tous les secrets. Là réside une bonne partie de l’intrigue, qui, mêlée aux voyages dans le temps, aux manipulations génétiques et aux pouvoirs psychiques, fait de la saga des Enfants de l’Ô une série dramatique qui a le sens du suspense. Si ce monde futuriste n’est pas décrit dans les moindres détails comme c’est souvent le cas en SF et Fantasy, Vanessa du Frat y glisse suffisamment d’éléments et de suggestions pour que le lecteur s’en fasse une idée précise… et cherche à confirmer ce que son imagination lui suggère en tournant les pages.

Le tome 3 m’attend sagement dans ma pile à lire, et je ne tarderai pas à l’en sortir. Car ayant déjà lu les 4 premiers tomes dans leur première version il y a plusieurs années, je sais qu’une part importante de l’histoire, et qui m’intéresse hautement, va enfin commencer.

D’autres avis :

Cécile Duquenne

7 Jan

Le Moineau de Dieu (Maria Doria Russell)

Emilio Sandoz, linguiste et prêtre, est le seul survivant d’une mission de contact avec des extraterrestres sur une planète lointaine. Il en revient marqué du sceau de l’infamie : là-bas, il se serait prostitué et aurait tué un enfant… Que s’est-il réellement passé ? Que sont devenus les autres membres de l’expédition ? D’où viennent ces cicatrices terribles sur ses mains ?

Détails techniques :

Editions ActuSF
464 pages (version papier)
9,99 € en numérique, 19 € version papier
Interview de l’auteur, 20 ans après la première parution, à la fin de l’ouvrage
Extrait disponible sur le site d’ActuSF

Mon avis :

Panne d’écriture, panne de blog, panne de lecture, panne physique… les derniers mois ont été un grand vide de mon côté. Pourtant, j’avais envie de m’y remettre… et la flemme en même temps. Et puis j’ai vu passer les promos numériques d’ActuSF, avec ce titre : Le Moineau de Dieu. Le pitch m’intriguait. J’ai vu aussi un commentaire sur Facebook au sujet de ce livre comme quoi il était excellent. Alors je l’ai pris et me suis mise à le lire d’emblée. Et je n’ai pas décroché.

Je n’ai pas été déçue de mes dernières lectures, loin de là. Mais ici, il faut avouer que le niveau dépasse toutes mes attentes !

L’histoire commence avec Emilio Sandoz, le prêtre jésuite originaire de La Perla, un bidon-ville où règne la pauvreté, la crasse et la criminalité. On apprend à le connaître, petit à petit, et à découvrir la façon dont il a rencontré le groupe qui formera plus tard l’équipage de l’étrange vaisseau qui sera le premier à visiter une planète habitée de créatures intelligentes. Ces chapitres sont entrecoupés par d’autres, qui se déroulent bien plus tard, en 2060, lorsque Emilio est revenu de ce voyage, physiquement et mentalement brisé. Et seul. Il est alors interrogé par ses supérieurs, mais refuse de dire le moindre mot sur ce qui lui est arrivé tant la dépression le tenaille. Il faudra à ses confrères user de patience pour l’apprivoiser, comme l’on apprivoiserait un moineau…

Plus d’un tiers du livre est consacré à la mise en place, à la description des différentes personnalités, enjeux et émotions. On apprend à connaître chaque acteur de cet équipage qui deviendra très vite l’équivalent d’une famille. On suit également les préparatifs de cette mission, qui aurait du être menée par les Nations Unies, mais Emilio parvient à convaincre les jésuites de sauter le pas les premiers.
Si certains peuvent trouver ces passages un peu long, ce ne fut absolument pas mon cas. Au contraire tous les éléments sont amenés avec une précision et une délicatesse impressionnantes. Rien n’est laissé au hasard, tout à un but. Jusqu’à ce moment précis où Emilio est persuadé que ce qui leur arrive est « la volonté de Dieu ». Et là, l’auteure en moi s’est dit : « mais quelle ingéniosité ! ». Car, sans vouloir spoiler le moins du monde, ce qui se passe à ce moment précis est, d’un point de vue scénaristique, un raccourci gros comme une maison. Et pourtant il est tout à fait justifié ! « C’est la volonté de Dieu ». Maria Doria Russell, ce génie.

Outre les liens humains et les fragilités des différents personnages, ce qui m’a particulièrement séduite dans ce roman étaient les descriptions de Rakhat, cet autre monde peuplé de créatures intelligentes. Ces extraterrestres eux-mêmes et leur mode de vie. On ne peut que s’émerveiller des beautés de cette planète et de leurs habitants, comme l’a fait l’équipage humain ! L’auteure est une vraie créatrice de monde.

Le Moineau de Dieu rassemble plusieurs thèmes aussi intéressant qu’extrêmement bien amenés : la reconstruction d’un homme brisé, la religion chez un jésuite pas encore sûr de croire, la vie extraterrestre et leur mode de fonctionnement, la rencontre entre humains et extraterrestres, les relations humaines, la culpabilité, les langues… Chaque personnage progresse au fur et à mesure que les pages se tournent. L’histoire prend un tournant différent, bien que LA question reste sans réponse jusque dans les dernières pages : qu’est-il arrivé à Emilio pour qu’il soit à ce point replié sur lui-même ? Pour qu’il ne veuille pas en parler ? Qu’est-il arrivé à ses mains ? A t’il vraiment tué une fillette extraterrestre et pourquoi ? Que sont devenus ses coéquipiers ?

Le niveau d’écriture est très très élevé tout en restant accessible à un large public. Le suspense est intense et les découvertes sont habilement parsemées pour que le lecteur ne s’ennuie pas. Les différents points de vue et les deux lignes temporelles se tressent tout en nuances pour aboutir sur une interrogation quant à notre propre mode de vie. Vraiment, je conseille cette lecture à tout un chacun. J’ai été bluffée. Je pense que ce livre peut facilement gagner mon top 3, toutes lectures confondues.

Dans la blogosphère :

Nébal, Blackwolf, Xapur, Yogo, …

6 Nov

La productivité à tout prix

Peut importe où on pose les yeux, chez qui on tend l’oreille, il y a cette vision de « vie parfaite » qui revient continuellement : « il faut être actif, faire du sport, avoir un boulot, une famille, des hobbies (créatifs, la plupart du temps), … ».
Bref, dans la vie, il faut être productif. Sinon, c’est mal vu. On est fainéant. On ne sert à rien.

Ces dernières semaines, je me suis rendue compte que cette comptine, d’apparence bienveillante, avait sur moi un effet véritablement néfaste.
Ce n’est pas souvent que je fais des billets d’humeur, mais je pense que celui-ci est important car je ne pense pas être la seule concernée.

« Alors ? Il en est où ton roman ? »

productivite au travail

L’aspect temps

J’ai un roman en cours de construction depuis maintenant plus d’un an. La rédaction d’un roman est très difficile pour moi qui n’ai jusqu’à présent publié que des nouvelles. Passer d’un format à un autre est un exercice périlleux. Les codes ne sont pas tout à fait les mêmes, la structure encore moins. J’en parlais encore hier avec Fabien Clavel qui, lui, a eu du mal à passer du roman à la nouvelle. Bref, même combat.
De mon côté, c’est d’autant plus difficile que l’écriture reste pour moi un hobby et non mon métier principal. J’ai toujours dit que le jour où je devrais me forcer à écrire, j’arrêterais. Je le fais par plaisir, si je dois me flageller pour utiliser mon clavier, il y a un problème. C’est aussi parce qu’il s’agit pour moi d’une passion « passe-temps » que je suis très lente à écrire. A côté de mes projets littéraires, j’ai un boulot à temps plein et une maison et des animaux à entretenir. Autant vous dire qu’après une journée de travail, les courses, un brin de ménager et préparer le repas, je n’ai plus la force qu’à m’écrouler sur mon canapé devant une série. Et encore, pas trop longtemps sinon je m’endors. Car si certains sont capables d’écrire jusqu’à 2h du matin avant de reprendre le boulot le lendemain, ce n’est malheureusement pas mon cas.
Bref, le temps est ce qui me manque cruellement.

Mais en dehors du temps libre, il y a bien d’autres aspects qui entrent en jeu !

La légitimité

Bien que publiée officiellement par des maisons d’éditions et non en auto-édition, je ne me considère pas comme une professionnelle en ce domaine (le syndrome de l’imposteur, vous connaissez ?). Je n’ai pas étudié les lettres, mais la comptabilité. Je ne gagne presque rien avec mes quelques publications. Je ne publie pas très régulièrement (2 nouvelles par an en moyenne). Bref, je ne vais pas vous lister ici la liste des pourquoi… ce serait trop long et ce n’est pas le sujet. Pourtant, je sais que mon travail mérite reconnaissance, mais voyez-vous, rien que de le dire, cela fait très prétentieux. Et je déteste ça.

La motivation

Procrastination, quand tu nous tiens…
Il s’agit là d’un problème récurrent, et pas que chez moi. Il est si simple et libératoire de scroller facebook plutôt que de s’atteler à la tâche !
Dernièrement, j’ai très peu écrit. Par contre j’ai écouté pas mal de podcast sur l’écriture, dont l’excellent Procrastination (titre qui veut tout dire) présenté par Lionel Davoust, Mélanie Fazi et Laurent Genefort. Quelque part, j’avais l’impression de travailler même si mon roman n’avançait pas. Je m’instruisais, je me documentais pour le moment où le temps et l’envie seraient présents. Mon sentiment de productivité était assouvi.

Pourtant, j’ai terriblement envie de le finir, ce bouquin. Parce qu’une fois achevé, je pourrai enfin me dire « ça y est, tu as relevé le défi ! », je pourrai le proposer à des maisons d’édition et, qui sait, peut-être m’offrira-t-il un jour une nouveauté à présenter en salon. Parce que des salons, je continue à en faire et que j’adore ça, mais sans nouveauté, il viendra un moment où ma présence ne sera plus nécessaire. Parce que, aussi, quelques personnes ont lu le début et sont très intéressées par le potentiel de mon histoire. Et ça, ça motive.

Mais être motivé et faire le pas pour se mettre au travail, c’est encore différent.

Les doutes

La semaine dernière, j’étais en congé. Du TEMPS ! Enfin !
J’ai donc ouvert Scrivener et ai relu tout ce que j’avais rédigé jusque-là, histoire de me remettre dans le bain. Et là, je me suis sentie complètement dépassée, misérable, incapable, … bref, j’étais à la pointe immergée de l’iceberg.

 

J’en ai même pleuré tant cela me paraissait insurmontable. Et là, mon compagnon m’a dit : « tu ne vas pas te mettre dans des états pareil pour un hobby, tout de même ?! ».

Il avait parfaitement raison.

Sois productif !

« Alors ? Il en est où ton roman ? »

Dans la vie, il faut produire sans cesse et toujours plus. Qu’il s’agisse du travail, de faire des gosses (quand t’as le premier, on te pose tout de suite la question « à quand le deuxième » ?), ou même des loisirs. Cette routine, cette obligation est tellement ancrée en nous que nous ne nous en rendons plus compte. On pose la question par gentillesse (pensons-nous), par automatisme, « alors, le travail ? Les enfants ? Le roman ? ». Produire. Encore.

J’apprécie grandement le travail et l’aide online fournie par Lionel Davoust, mais il y a un point fondamental avec lequel je ne suis plus d’accord avec lui. Je l’étais, jusqu’à cet épisode de la semaine dernière. Il s’agit de son conseil d’écrire un peu tous les jours. Même s’il ne s’agit que d’une ligne.

Produire. En toutes circonstances.

En réalité, si je suis tombée si bas, c’est à force d’entendre mes amis, les autres écrivains et connaissances du monde du livre me questionner sans cesse sur l’état de ce fameux roman. De les voir avancer, eux, et moi rester loin derrière, à la traîne. De ne pas être capable d’appliquer cette règle simple d’écrire une ligne par jour. Je n’ai pas pu avancer pour diverses raisons, par volonté ou non, mais à force d’entendre cette bienveillante question, une certaine pression s’est mise à peser sur mes épaules. Il devenait obligatoire, impératif, que je me remette à écrire. Je l’ai fait parce que j’en avait l’occasion, et pourtant ce n’était pas le moment. J’ai craqué. Je m’en suis même voulue de ne pas avoir progressé alors que j’avais toute une semaine devant moi.

Attention, je ne dis pas que mon état est dû aux autres. Je ne m’apitoie pas non plus sur mon sort. Je pense par contre que cette obligation de productivité est devenue partie intégrante de notre société, de notre façon de penser, et que cela ne convient pas à tout le monde.

Des solutions ?

J’ai parlé ici de mon expérience personnelle, en rapport avec l’écriture, mais cela s’applique à bien d’autres domaines.

La vie parfaite des uns ne l’est pas pour les autres. A chacun son rythme et ses envies. La société actuelle nous impose déjà bien trop de clichés.
Bien souvent, les phrases toutes faites de « politesse » font culpabiliser les gens à qui elles sont adressées, quand cela ne les vexe pas carrément. Laissez les femmes utiliser ou non leur vagin au lieu de leur imposer d’enfanter, laissez les gens prendre du poids si le sport c’est pas leur truc, ne traitez pas tous les chômeurs de fainéants parce que vous avez la chance d’avoir un boulot qui vous plait (ou pas d’ailleurs), bref, cessez cette fausse bienveillance.

Je ne désespère pas de terminer ce livre un jour, mais ça sera en fonction de moi et non de ce que la « bienséance » voudrait m’imposer.

 

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21 Sep

Salons d’automne 2017

Si le printemps dernier fut plutôt léger en ce qui me concerne, côté salons, ils se multiplient cet automne !

Voici la liste des salons et festivals auxquels je serai présente :

Autrement dit : je ne risque pas de m’ennuyer dans les semaines qui viennent ! 😀

J’espère vous y croiser !

9 Sep

Le Dieu de Lumière (JP Andrevon)

L’Hélios est le premier vaisseau à quitter le système solaire… pour échouer sur une planète inconnue où les peuplades indigènes se révèlent parler anglais. Comment est-ce possible et qui est cette déité qui règne sur leur destin ?

Détails techniques :

Milady
Science-Fiction
161 pages
Première parution en 1973
5,99 € format numérique, n’est actuellement plus édité format papier (mais possible de le trouver d’occasion)

Mon avis :

Cet ebook traînait dans ma liseuse depuis si longtemps que je ne sais même plus comment il y est arrivé. Sans doute pendant une opération Bragelonne il y a quelques années… Et puisque la science-fiction me manquait, je me suis dit « pourquoi pas ? ».

Le voyage interstellaire vient d’être inventé. Si on sait que voyager dans l’espace second permet aux astronautes de parcourir plusieurs années lumières en seulement quelques jours, on sait aussi que le temps sur Terre passera beaucoup plus vite. Quatre représentants de l’humanité sont chargés d’effectuer le tout premier test, sachant qu’il s’agit probablement d’un aller sans retour. Leur mission ? Trouver une planète habitable et envoyer les coordonnées à la Terre, peu importe le temps que cela prendra.
Lorsqu’ils trouvent enfin un monde qui correspond aux critères, ils sont surpris d’y trouver des hommes. Plus encore lorsqu’ils leur adressent la parole dans un anglais aux accents exotiques.

En vérité, on a compris les tenants et aboutissants de cette histoire rien qu’en lisant le court quart de couverture. C’est là mon plus grand regret. Pourtant, si l’on devine le fin mot de l’histoire, il reste des inconnues. Qui est ce Dieu de Lumière ? Comment est-il arrivé là ? De quoi est composé le monde du futur dans lequel ils débarquent ?

Malgré son bel âge, ce livre n’a pas beaucoup vieilli. Il a été publié en 1973 mais aurait très bien pu paraître dans les années 2000. Voilà qui n’est pourtant pas facile, dans le monde de la science-fiction.

Pour Le Dieu de Lumière, la destination est connue très tôt. C’est au voyage qu’il faut s’intéresser. Et, ma foi, il fut assez intriguant pour faire le tour de cette boucle temporelle.

17 Août

Le soleil des hommes : jusqu’au ciel – tome 2 (Julie Limoges)

Le temps presse.

Dans l’ombre et la moiteur, les régiments des Duchés ont submergé Arham. Les défenses du Bastion ont cédé, déversant des milliers de civils affolés dans la sombre forêt environnante.
Séparés de leur groupe, Akhyla et Ekam entreprennent de rejoindre le sud à travers les bois. Leur périple déjà difficile se transforme en une course mortelle lorsque d’innombrables silhouettes apparaissent entre les troncs centenaires.
Toujours bloqué à Arham, Enki renâcle. Il attend l’arrivée du duc Leko, qu’il abhorre. Une inertie d’autant plus insupportable pour le guerrier que ses proies ont pris la poudre d’escampette.
A bord de l’Archon, Aedan et Vaten tentent d’échapper à leurs poursuivants. Ils foncent vers le sud, vers Cress, une cité sans foi ni loi où ils pourraient aussi bien trouver leur salut que signer leur perte.

Alors qu’Humains et Multins se lancent à corps perdu dans une nouvelle guerre, une menace s’éveille dans les terres oubliées du Sud. Un péril aux os saillants et à l’haleine de mort qui a juré d’en finir avec les vivants.

Détails techniques :

Editions Hydralune
Science-Fiction / Fantasy
456 pages
Premier tome d’une trilogie
3,99€ ebook, 16€ broché (frais de port inclus, via le site de l’éditeur)
Lire un extrait

Mon avis :

J’attendais ce second tome du Soleil des hommes depuis plusieurs mois, mais mon impatience s’est nettement amplifiée après avoir rédigé ma chronique sur le premier volet : Nuit de cendres. J’ai donc profité de mes vacances à l’étranger pour dévorer Jusqu’au ciel.

L’histoire reprend là où elle s’était arrêtée. Notre groupe de mercenaire est scindé et chaque duo tente de s’en sortir comme il peut. On suit plus particulièrement Ekam et Akhyla, qui subissent gros pour rejoindre un lieu sûr. L’atmosphère de cette première partie est très bien rendue : on se traîne avec eux dans la boue, on a faim, on a froid, on tremble de fatigue avec eux et on s’enlise dans les sombres pensées d’Akhy. Ce personnage, on l’aime autant qu’on le déteste. On a envie de le cogner pour sa lâcheté et puis… et puis ce petit con arrive toujours à nous surprendre et à nous faire palpiter pour sa survie.

On sent qu’il s’agit d’un tome de transition. Si on suit avec avidité la chasse d’Enki, la fuite des mercenaires et la mission des Porteurs, il ne se passe au final pas grand chose. Une fuite, une pause, une course-poursuite et un combat intense que j’ai trouvé un peu long. La survie est évidemment au coeur du récit. Beaucoup de pages pour enfin arriver à un début de révélation, qui promet de grands moments pour la suite. Car enfin, certains personnages révèlent leur vraie nature.

La plume de Julie Limoges est surprenante par la force de ses détails et son sens de la mise en scène. Si ce second volume souffre un peu de quelques longueurs, on y plonge toutefois avec délectation.

Une fois encore, je me réjouis de découvrir le dernier tome et les secrets de ce monde sans soleil.

15 Août

Jamais trop tard pour un bilan final !

Le Challenge Francofou 4 est terminé depuis… houla, déjà 4 mois ? Hum, mes excuses msieurs dames. Mais il n’est jamais trop tard pour un bilan final, n’est-ce pas ?

Je vous dois en effet des excuses. J’ai lancé un challenge que je n’ai pas pu suivre moi-même et encore moins en assurer des bilans réguliers. Cela pour plusieurs raisons (santé, motivation, temps libre, …). Le blog est purement et simplement resté à l’abandon depuis le début de cette année. Et j’en suis la première désolée.

Mais il est hors de question de rester sur une note négative !
Alors voici ce bilan final. Un bilan de clôture, peut-être définitive je n’en sais trop rien. Car si j’aime beaucoup ce challenge, j’ai l’impression qu’il s’essouffle et n’intéresse pas grand monde. Vu le temps et l’énergie que cela coûte, je ne suis pas certaine de le renouveler. Sauf si un nouvel engouement voyait le jour. Nous verrons bien.

En attendant, voici le détail de ce que vous avez lu, cher Francofous 😉

Des titres et des chiffres

Pour ce récapitulatif, n’ont été pris en compte que les billets signalés via la Francobox, comme stipulé dans le règlement.

Nom : Nombre de billets :
Célindanaé 24
Walkyrie 15
Boudicca 14
Jeanne Sélène 7
Gilwen 7
Xian Moriarty 5
Doris 2
salyna 1
Total général 75
Boudicca
Anasterry – Isabelle Bauthian
Appel d’air – Anthologie
Bohème – Mathieu Gaborit
D’une rive à l’autre
Fleurs au creux des ruines – Chloé Chevalier
La brèche – Christophe Lambert
La Passe-Miroir, tome 1 – Christelle Dabos
Le club des punks contre l’apocalypse zombie – Karim Berrouka
Légendes abyssales – Anthologie
Les papillons géomètres – Christine Luce
Les Seigneurs de Bohen – Estelle Faye
L’instinct du troll – Jean-Claude Dunyach
Sénéchal – Grégory Da Rosa
Célindanaé
Anthologie coups de coeur des imaginales
Anthologie Rois et Capitaines
anthologie trolls et légendes
Apostasie
Ce qui nous lie de Samantha Bailly
Druide Olivier Peru
Fées, weed et guillonites Karim Berrouka
Fleurs au creux des ruines
HPL suivi de Celui qui bave et qui glougloute
La machine à remonter les rêves anthologie
La maîtresse de guerre de Gabriel Katz
La part des ombres Gabriel Katz
Le Village Emmanuel Chastellière
Les papillons géomètres
Les seigneurs de Bohen d’Estelle Faye
Les terres de l’Est Chloé Chevalier
L’étrange cabaret des fées désenchantées
Magiciennes et Sorciers
Notre dame aux écailles de Mélanie Fazi
Or et nuit Mathieu Rivero
Serpentine Mélanie Fazi
Shakti stefan Platteau
Source des tempêtes de Nathalie Dau
Votez Cthulhu de G.Balsamo et M.Picard
Doris
La Voie des Oracles : Aylus – Estelle Faye
Léviathan : la nuit – Lionel Davoust
Gilwen
Bane Seed – Tome 1 : Guerre ou Paix ? de Fanny André
Entre ses Griffes – Tome 1 : Le Tueur à l’As de Pique, d’Aurore Doignies
L’Aura Noire, de Ruberto Sanquer
Le matin en avait décidé autrement, de Salomé Vienne
Les Etoiles de Noss Head #1 Vertige, de Sophie Jomain
Pérismer #1 La Reine des Noctères de Franck Dive
Rose Morte – Tome 1: La Floraison, de Céline Landressie
Jeanne Sélène
Dylan Lago – Dan Advocat
Faon – Jean Bury
La petite fille aux cheveux noirs de Thomas Desmond
Les colonnes du temps 1 Genèse
L’évangile cannibale de Fabien Clavel
Mon été avec Lucifer – Édith Couture Saint-André
Neverland de Maxime Chattam
salyna
Esprits enchaînés de Florence Cochet
Walkyrie
Alfred Chocotte et le voleur de rêve
Ce dont rêvent les ombres d’Hilda ALONSO
Cosmographia de Nicolas Jamonneau et Mathieu Guibé
De fièvre et de sang de Sire Cedric
Jardin d’Hiver d’olivier paquet
Le cabinet des curiosités de Alaxrandra V.BACH et Hilda ALONSO
Le garçon qui aimait la lune de Rino ALIMO
Le potager Magique de Maître Botanicus de Stephanie LEON
Leparadis n’est pas si loin de Larchier
Les lutins Urbains 1 de Renaud Marhic
Les lutins Urbains 2 de Renaud Marhic
Les temps assassins 1 : Rouge Vertical de Pierre Leaute
Moi, peter pan de Michael Roch
Nid de poule e Michaël Sailliot
Un coeur d’ange pour Noël pour Vanesa Terral
Xian Moriarty
Bohème – Mathieu Gaborit
La lune seule le sait – Johan Heliot
La vieille anglaise et le continent – Jeanna-A Debat
Le Tempestaire T.02
Les Seigneurs de Bohen

Cadeaux !

S’il n’est pas trop tard pour le bilan final, il n’est pas trop tard non plus pour la distribution des cadeaux !
Les Editions Hydralune m’ont fait le plaisir d’être partenaire de ce Challenge Francofou 4. A ce titre, ils accordent deux titres numériques aux trois vainqueurs de cette édition : Heaven Forest d’Andréa Deslacs et Le soleil des hommes de Julie Limoges, récemment chroniqué ici-même.

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Remportent donc :

Célindanaé

Le soleil des hommes : Nuit de cendres (tome 1) – Julie Limoges
Heaven Forest (trilogie complète) – Andréa Deslacs

Walkyrie

Le soleil des hommes : Nuit de cendres (tome 1) – Julie Limoges
Heaven Forest (tome 1) – Andréa Deslacs

Boudicca

Le soleil des hommes : Nuit de cendres (tome 1) – Julie Limoges
Heaven Forest (tome 1) – Andréa Deslacs

Merci beaucoup à Hydralune pour sa participation !
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Un grand merci à tous les participants !

A très bientôt 😉

23 Juil

Le soleil des hommes : nuit de cendres – tome 1 (Julie Limoges)

Le soleil des hommes, tome 1 : Nuit de cendres par LimogesSale temps sur le monde.

Dans la nuit perpétuelle et sous la pluie, la guerre s’apprête à s’abattre une fois encore sur les terres exsangues du royaume des Hommes. Acculés par des hordes décharnées au sud, les Humains doivent à présent faire face aux armées multines prêtes à déferler par le nord.
Non loin de ce nouveau front, Akhyla et son groupe de mercenaires effectuent une mission délicate dans une auberge isolée. Une mission qui prend des allures de piège lorsqu’ils sont abordés par un guerrier aussi curieux que menaçant, puis attaqués par des soudards. Dans la mêlée générale qui s’ensuit, ils parviennent à s’emparer de leur objectif, un vulgaire orbe, avant de fuir pour sauver leur peau.
Réfugiés dans une bourgade voisine avec l’objet dérobé, ils sont loin de se douter que tous les yeux viennent de se braquer sur eux.

Détails techniques :

Editions Hydralune
Science-Fiction / Fantasy
416 pages (version brochée)
Premier tome d’une trilogie
3,99€ ebook, 16€ broché (frais de port inclus, via le site de l’éditeur)

Mon avis :

J’ai découvert Julie Limoges grâce aux nouvelles qu’elle a publié dans plusieurs numéros de la revue Etherval. Sa plume m’a tout de suite accrochée. C’est donc sans hésitation que je me suis plongée dans le premier volume de sa trilogie « Le Soleil des Hommes ».

A l’heure où je rédige cette chronique, plusieurs mois se sont écoulés depuis ma lecture de « Une nuit de cendres ». Les détails du récit se sont envolés, mais je me souviens avec netteté de mes sentiments lorsque je tournais les pages numériques de ce livre.
Comme le présente si bien le quart de couverture, il y a de l’action. Beaucoup. Mais ne vous attendez pas pour autant à un récit guerrier sans morale ni saveur. Quoique… certains personnages n’ont en effet pas beaucoup de morale. Et c’est tant mieux. Pour autant, s’il existe dans ce livre quelques archétypes, certains sont beaucoup plus profonds, forts et fragiles, torturés et surtout intéressants. Je pense évidemment à Akhyla, mais pas que.
Les péripéties vécues par les mercenaires nous poussent à vouloir découvrir le fin mot de cette mission énigmatique, tandis qu’en parallèle, une traque sans merci se prépare.
Quelques indices laissent à penser que le monde nocturne dans lequel nos héros évoluent n’a pas toujours été si sombre. Un évènement majeur a, semble-t-il, provoqué cette nuit perpétuelle et changé la face du monde. Bien des sciences et techniques ont ainsi été perdues, ne laissant que des reliques convoitées par les différents peuples qu’abrite désormais ce monde mystérieux.

Et c’est sans doute la partie qui m’attire le plus. Si les batailles et courses-poursuites d’Akhyla m’ont fait tourner les pages avec frénésie, l’histoire du monde développé par Julie m’interpelle plus encore. Et si ce monde est sombre, l’atmosphère du récit l’est tout autant. Le danger est partout : entre les différents camps bien sûr, mais aussi en leur sein suite à certaines dissensions internes, ou encore à cause des morts-vivants et de cette maladie réputée mortelle.

Si vous cherchez un livre dans lequel l’ennui n’a pas sa place, si vous avez envie d’être surpris, de croiser la route de personnages attachants, et comme moi, de savoir pourquoi le soleil à disparu : alors n’hésitez pas, plongez dans « Le Soleil des Hommes ».

Personnellement, il me tarde d’y retourner avec le second volume (déjà disponible) : « Jusqu’au ciel ».

6 Jan

Bilan 2016 – Horizon 2017

Le bilan de l’année écoulée est devenu une tradition chez les blogueurs, et La Magie des Mots n’y déroge pas !

Statistiques :

Vous voulez du concret ? Du palpable ? Des chiffres et des comparaisons ?
Les voici :

stat

Le nombre de visite à légèrement diminué par rapport à 2015, mais cela s’explique également par la diminution de billets publiés : 31 en 2016 contre 38 en 2015… et 61 en 2014.
Moins de temps, moins de lecture, et avouons le : moins de motivation pour le blog. Voici les raisons de cette activité sans cesse décroissante.

Côté blog :

Comme dit plus haut, il y a eu nettement moins d’activité de ma part sur le blog cette année, et surtout depuis cet automne.

Quelques points importants :

  • Mars : fin du Challenge Francofou 3 avec 16 participants et un total de 163 chroniques ! Record battu !
  • Octobre : début du Challenge Francofou 4 et retour aux règles habituelles. A l’heure actuelle, il y a 7 participants pour 36 chroniques.
  • La page Facebook de La Magie des Mots a atteint 309 likes !

Je n’ai malheureusement participé à aucun autre challenge cette année. Le but principal était de réduire ma pile à lire le plus possible, et donc d’acheter le moins possible. Il est vrai qu’avec les livres déjà présents chez moi, j’aurai pu participer à d’autres challenges. Mais l’envie n’y était pas. J’avais surtout besoin de passer du temps pour moi, dans ma bulle, sans vivre en fonction des autres. En cela au moins, j’ai tenu promesse.

Cette année, j’ai lu quelques excellents livres. Des titres vraiment très très bons, mais pas de là à les déclarer « coup de cœur ».
Pas de top 3 pour 2016.

Côté auteur :

Si 2016 fut bien triste pour le blog, c’est tout autre chose pour l’auteur !

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J’étais présente à quelques salons :

  • Salon Fantastique (février)
  • Imaginales (mai)
  • Retro Wizard Day (octobre)
  • Mon’s Livre (novembre)

Si les réunions mensuelles des Ardents de l’Imaginarie ont débuté en 2015, c’est en 2016 que les projets ont commencés à se concrétiser.
Les Ardents, c’est un groupe d’auteurs / éditeurs / blogueurs / autres (en bref, les amateurs de l’imaginaire en général) en région liégeoise qui ont décidés de se regrouper régulièrement autour d’un verre pour discuter de tout mais surtout de rien. C’est grâce à l’un d’eux, Christophe Mavroudis, que nous avons pu être présents au Rétro Wizard Day. D’excellentes rencontres !
En septembre, 4 auteurs des Ardents se sont réunis le temps d’un weekend dans un gîte afin d’avancer sur leurs projets respectifs. J’ai eu le grand plaisir d’en faire partie, et on compte bien remettre ça !

Aucune nouvelle parution en 2016. Les deux nouvelles pour l’anthologie « La Belgique Imaginaire » doivent paraître en 2017.
De son côté, mon recueil de nouvelles Légendes et Sortilèges continue à faire son petit bonhomme de chemin.

COUV

Comme prévu l’an dernier, j’ai participé à 2 appels à textes. Malheureusement, mes nouvelles n’ont pas été retenues.
Mais qu’à cela ne tienne ! L’une va être retravaillée pour mon projet de Fix-Up Steampunk, et l’autre est en cours de transformation en roman.

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J’ai désormais plusieurs projets en cours (par ordre de priorité) :

  • Nouvelle (Fantasy) – à rédiger
  • Roman « L’esprit de la grotte » (Fantasy) – premier jet à retravailler / développer
  • Roman « Projet Hope » (SF/Post-Apo) – synopsis et 1er chapitre rédigés
  • Fix up de nouvelles (Steampunk) : 5 nouvelles rédigées, 1 entamée

Horizon 2017 :

Côté blog :

Je ne peux malheureusement faire aucun projet de ce côté.
D’abord car je n’ai pas su tenir mes engagements de l’an dernier, et ensuite parce que je n’ai plus assez de motivation pour promettre quoi que ce soit au niveau du blog. On verra si cela revient… ou pas.

Côté auteur :

  • Salon Fantastique
  • Imaginales
  • Projet de co-écriture en mars (c’est tout neuf, j’en parlerai en temps voulu)
  • Rédiger la nouvelle de Fantasy citée plus haut
  • Terminer le roman « L’esprit de la grotte »
  • 1 nouvelle vient de paraître début janvier dans le tome 2 de l’anthologie « La Belgique imaginaire ». Il est dispo !
  • 1 nouvelle à paraître dans le tome 3 de l’anthologie « La Belgique imaginaire » courant 2017.

En bref :

Si le blog stagne un peu, les projets d’écriture se multiplient pour mon plus grand plaisir !.

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9 Déc

Léviathan : le pouvoir (Lionel Davoust)

Résultat de recherche d'images pour "léviathan le pouvoir"Quart de couverture :

De nos jours, les progrès scientifiques ont chassé les vieilles superstitions et l’enchantement, cédant la place à une ère de raison où même la religion chancelle. Or, dans les profondeurs de l’inconscient, les traditions antiques, les peurs ancestrales, il subsiste une porte entrouverte sur des prodiges dépassant l’entendement. Ce n’est pas de la magie ; c’est du pouvoir. Rares sont ceux à y accéder. On les a appelés prophètes, sorciers, chamanes au fil des âges. La plupart ont été exterminés sur le bûcher, mais certains ont concrétisé les rêves les plus fous de l’humanité : richesse, domination. Jeunesse éternelle. Et ils se font la guerre – en riant.
Michael Petersen, biologiste marin, fait les frais de cette guerre. Pris dans une machination dont il ignore les enjeux mais dont il est la clef, il a vu presque tout son entourage périr de mort violente ; pire, il est lui-même la cible d’une chasse à l’homme qui le contraint à vivre en paria. Andrew Léon, l’agent du FBI qui a aidé la famille Petersen à fuir les États-Unis, est devenu lui aussi une proie : l’inquiétant Comité compte sur son outil de cartographie de la conscience humaine pour localiser Michael. Une course contre la montre s’engage, afin de détruire le biologiste avant l’éclosion de son pouvoir, capable d’anéantir l’organisation.
De révélations en rebondissements, le héros de Léviathan perce les voiles d’illusion qui entourent son existence. Mais il devra d’abord lutter pour sa survie, avec l’aide d’une ombre prédatrice, d’un faux prêtre et d’une vraie mage, jusqu’à l’affrontement décisif.

Détails techniques :

Editions Don Quichotte
Thriller Fantastique
Tome 3 d’une trilogie
N’existe qu’au format broché (23€)
541 pages

Mon avis :

Ayant acquis les tomes 2 et 3 en même temps, il m’était inconcevable de refermer ce second tome, Léviathan : la nuit, sans ouvrir le dernier volet de cette trilogie.

Pour Michael, si les choses ne sont pas encore très claires, il sait à présent qu’il n’est pas responsable des morts qui l’entourent. Et pourtant, sans avoir lui-même tué, il sent qu’il est lié à ce qui se trame dans son sillage. Cette Ombre qui porte son visage n’a de cesse de se rapprocher de lui sans pour autant lui ouvrir les portes du savoir. Car c’est à Michael qu’il revient de découvrir qui il est réellement.
Pendant que ce dernier se retranche dans ses pensées, le Comité le traque sans relâche, n’hésitant pas à user des moyens les plus retords pour arriver à leur fin.

Léviathan : la nuit nous conduit au plus profond du soi. On suit les méandres de Michael comme une sorte de huis clos intérieur, entre lui et son Ombre, cherchant à la fois à maîtriser le pouvoir qu’il se sait capable d’utiliser et la terrible raison qui pousse le comité à le mettre hors course. En parallèle, Masha fait tout son possible pour piéger le comité à son propre jeu. Manipulations et fourberies sont le quotidien des joueurs, mais lequel d’entre eux surprendra-t-il les autres ?

Ce volume est à la fois un parcourt psychologique et une course-poursuite haletante où les évènements s’enchainent les uns à la suite des autres. Malgré quelques longueurs (répétitions des faits et tergiversations), l’action y est à son point culminant, ne laissant plus aucun autre choix au lecteur que de tourner les pages pour non plus découvrir le fin mot de l’histoire, puisque l’on connait désormais les tenants et aboutissant, mais surtout pour savoir si Michael parviendra à son but ultime. Les retournements de situations vont bon train, et on s’en réjouis. Le tout menant vers une fin en demi-teinte qui correspondant parfaitement à l’esprit de la trilogie « Le mystère Léviathan ». Une conclusion plutôt rare et que je sais apprécier.

D’autres avis :

Xapur, Blackwolf, Cédric Jeanneret, Tigger Lilly, …

challenge-francofou

Lu et chroniqué dans le cadre du Challenge Francofou 4 de La Magie des Mots.