6 Nov

La productivité à tout prix

Peut importe où on pose les yeux, chez qui on tend l’oreille, il y a cette vision de « vie parfaite » qui revient continuellement : « il faut être actif, faire du sport, avoir un boulot, une famille, des hobbies (créatifs, la plupart du temps), … ».
Bref, dans la vie, il faut être productif. Sinon, c’est mal vu. On est fainéant. On ne sert à rien.

Ces dernières semaines, je me suis rendue compte que cette comptine, d’apparence bienveillante, avait sur moi un effet véritablement néfaste.
Ce n’est pas souvent que je fais des billets d’humeur, mais je pense que celui-ci est important car je ne pense pas être la seule concernée.

« Alors ? Il en est où ton roman ? »

productivite au travail

L’aspect temps

J’ai un roman en cours de construction depuis maintenant plus d’un an. La rédaction d’un roman est très difficile pour moi qui n’ai jusqu’à présent publié que des nouvelles. Passer d’un format à un autre est un exercice périlleux. Les codes ne sont pas tout à fait les mêmes, la structure encore moins. J’en parlais encore hier avec Fabien Clavel qui, lui, a eu du mal à passer du roman à la nouvelle. Bref, même combat.
De mon côté, c’est d’autant plus difficile que l’écriture reste pour moi un hobby et non mon métier principal. J’ai toujours dit que le jour où je devrais me forcer à écrire, j’arrêterais. Je le fais par plaisir, si je dois me flageller pour utiliser mon clavier, il y a un problème. C’est aussi parce qu’il s’agit pour moi d’une passion « passe-temps » que je suis très lente à écrire. A côté de mes projets littéraires, j’ai un boulot à temps plein et une maison et des animaux à entretenir. Autant vous dire qu’après une journée de travail, les courses, un brin de ménager et préparer le repas, je n’ai plus la force qu’à m’écrouler sur mon canapé devant une série. Et encore, pas trop longtemps sinon je m’endors. Car si certains sont capables d’écrire jusqu’à 2h du matin avant de reprendre le boulot le lendemain, ce n’est malheureusement pas mon cas.
Bref, le temps est ce qui me manque cruellement.

Mais en dehors du temps libre, il y a bien d’autres aspects qui entrent en jeu !

La légitimité

Bien que publiée officiellement par des maisons d’éditions et non en auto-édition, je ne me considère pas comme une professionnelle en ce domaine (le syndrome de l’imposteur, vous connaissez ?). Je n’ai pas étudié les lettres, mais la comptabilité. Je ne gagne presque rien avec mes quelques publications. Je ne publie pas très régulièrement (2 nouvelles par an en moyenne). Bref, je ne vais pas vous lister ici la liste des pourquoi… ce serait trop long et ce n’est pas le sujet. Pourtant, je sais que mon travail mérite reconnaissance, mais voyez-vous, rien que de le dire, cela fait très prétentieux. Et je déteste ça.

La motivation

Procrastination, quand tu nous tiens…
Il s’agit là d’un problème récurrent, et pas que chez moi. Il est si simple et libératoire de scroller facebook plutôt que de s’atteler à la tâche !
Dernièrement, j’ai très peu écrit. Par contre j’ai écouté pas mal de podcast sur l’écriture, dont l’excellent Procrastination (titre qui veut tout dire) présenté par Lionel Davoust, Mélanie Fazi et Laurent Genefort. Quelque part, j’avais l’impression de travailler même si mon roman n’avançait pas. Je m’instruisais, je me documentais pour le moment où le temps et l’envie seraient présents. Mon sentiment de productivité était assouvi.

Pourtant, j’ai terriblement envie de le finir, ce bouquin. Parce qu’une fois achevé, je pourrai enfin me dire « ça y est, tu as relevé le défi ! », je pourrai le proposer à des maisons d’édition et, qui sait, peut-être m’offrira-t-il un jour une nouveauté à présenter en salon. Parce que des salons, je continue à en faire et que j’adore ça, mais sans nouveauté, il viendra un moment où ma présence ne sera plus nécessaire. Parce que, aussi, quelques personnes ont lu le début et sont très intéressées par le potentiel de mon histoire. Et ça, ça motive.

Mais être motivé et faire le pas pour se mettre au travail, c’est encore différent.

Les doutes

La semaine dernière, j’étais en congé. Du TEMPS ! Enfin !
J’ai donc ouvert Scrivener et ai relu tout ce que j’avais rédigé jusque-là, histoire de me remettre dans le bain. Et là, je me suis sentie complètement dépassée, misérable, incapable, … bref, j’étais à la pointe immergée de l’iceberg.

 

J’en ai même pleuré tant cela me paraissait insurmontable. Et là, mon compagnon m’a dit : « tu ne vas pas te mettre dans des états pareil pour un hobby, tout de même ?! ».

Il avait parfaitement raison.

Sois productif !

« Alors ? Il en est où ton roman ? »

Dans la vie, il faut produire sans cesse et toujours plus. Qu’il s’agisse du travail, de faire des gosses (quand t’as le premier, on te pose tout de suite la question « à quand le deuxième » ?), ou même des loisirs. Cette routine, cette obligation est tellement ancrée en nous que nous ne nous en rendons plus compte. On pose la question par gentillesse (pensons-nous), par automatisme, « alors, le travail ? Les enfants ? Le roman ? ». Produire. Encore.

J’apprécie grandement le travail et l’aide online fournie par Lionel Davoust, mais il y a un point fondamental avec lequel je ne suis plus d’accord avec lui. Je l’étais, jusqu’à cet épisode de la semaine dernière. Il s’agit de son conseil d’écrire un peu tous les jours. Même s’il ne s’agit que d’une ligne.

Produire. En toutes circonstances.

En réalité, si je suis tombée si bas, c’est à force d’entendre mes amis, les autres écrivains et connaissances du monde du livre me questionner sans cesse sur l’état de ce fameux roman. De les voir avancer, eux, et moi rester loin derrière, à la traîne. De ne pas être capable d’appliquer cette règle simple d’écrire une ligne par jour. Je n’ai pas pu avancer pour diverses raisons, par volonté ou non, mais à force d’entendre cette bienveillante question, une certaine pression s’est mise à peser sur mes épaules. Il devenait obligatoire, impératif, que je me remette à écrire. Je l’ai fait parce que j’en avait l’occasion, et pourtant ce n’était pas le moment. J’ai craqué. Je m’en suis même voulue de ne pas avoir progressé alors que j’avais toute une semaine devant moi.

Attention, je ne dis pas que mon état est dû aux autres. Je ne m’apitoie pas non plus sur mon sort. Je pense par contre que cette obligation de productivité est devenue partie intégrante de notre société, de notre façon de penser, et que cela ne convient pas à tout le monde.

Des solutions ?

J’ai parlé ici de mon expérience personnelle, en rapport avec l’écriture, mais cela s’applique à bien d’autres domaines.

La vie parfaite des uns ne l’est pas pour les autres. A chacun son rythme et ses envies. La société actuelle nous impose déjà bien trop de clichés.
Bien souvent, les phrases toutes faites de « politesse » font culpabiliser les gens à qui elles sont adressées, quand cela ne les vexe pas carrément. Laissez les femmes utiliser ou non leur vagin au lieu de leur imposer d’enfanter, laissez les gens prendre du poids si le sport c’est pas leur truc, ne traitez pas tous les chômeurs de fainéants parce que vous avez la chance d’avoir un boulot qui vous plait (ou pas d’ailleurs), bref, cessez cette fausse bienveillance.

Je ne désespère pas de terminer ce livre un jour, mais ça sera en fonction de moi et non de ce que la « bienséance » voudrait m’imposer.

 

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21 Sep

Salons d’automne 2017

Si le printemps dernier fut plutôt léger en ce qui me concerne, côté salons, ils se multiplient cet automne !

Voici la liste des salons et festivals auxquels je serai présente :

Autrement dit : je ne risque pas de m’ennuyer dans les semaines qui viennent ! 😀

J’espère vous y croiser !

9 Sep

Le Dieu de Lumière (JP Andrevon)

L’Hélios est le premier vaisseau à quitter le système solaire… pour échouer sur une planète inconnue où les peuplades indigènes se révèlent parler anglais. Comment est-ce possible et qui est cette déité qui règne sur leur destin ?

Détails techniques :

Milady
Science-Fiction
161 pages
Première parution en 1973
5,99 € format numérique, n’est actuellement plus édité format papier (mais possible de le trouver d’occasion)

Mon avis :

Cet ebook traînait dans ma liseuse depuis si longtemps que je ne sais même plus comment il y est arrivé. Sans doute pendant une opération Bragelonne il y a quelques années… Et puisque la science-fiction me manquait, je me suis dit « pourquoi pas ? ».

Le voyage interstellaire vient d’être inventé. Si on sait que voyager dans l’espace second permet aux astronautes de parcourir plusieurs années lumières en seulement quelques jours, on sait aussi que le temps sur Terre passera beaucoup plus vite. Quatre représentants de l’humanité sont chargés d’effectuer le tout premier test, sachant qu’il s’agit probablement d’un aller sans retour. Leur mission ? Trouver une planète habitable et envoyer les coordonnées à la Terre, peu importe le temps que cela prendra.
Lorsqu’ils trouvent enfin un monde qui correspond aux critères, ils sont surpris d’y trouver des hommes. Plus encore lorsqu’ils leur adressent la parole dans un anglais aux accents exotiques.

En vérité, on a compris les tenants et aboutissants de cette histoire rien qu’en lisant le court quart de couverture. C’est là mon plus grand regret. Pourtant, si l’on devine le fin mot de l’histoire, il reste des inconnues. Qui est ce Dieu de Lumière ? Comment est-il arrivé là ? De quoi est composé le monde du futur dans lequel ils débarquent ?

Malgré son bel âge, ce livre n’a pas beaucoup vieilli. Il a été publié en 1973 mais aurait très bien pu paraître dans les années 2000. Voilà qui n’est pourtant pas facile, dans le monde de la science-fiction.

Pour Le Dieu de Lumière, la destination est connue très tôt. C’est au voyage qu’il faut s’intéresser. Et, ma foi, il fut assez intriguant pour faire le tour de cette boucle temporelle.

17 Août

Le soleil des hommes : jusqu’au ciel – tome 2 (Julie Limoges)

Le temps presse.

Dans l’ombre et la moiteur, les régiments des Duchés ont submergé Arham. Les défenses du Bastion ont cédé, déversant des milliers de civils affolés dans la sombre forêt environnante.
Séparés de leur groupe, Akhyla et Ekam entreprennent de rejoindre le sud à travers les bois. Leur périple déjà difficile se transforme en une course mortelle lorsque d’innombrables silhouettes apparaissent entre les troncs centenaires.
Toujours bloqué à Arham, Enki renâcle. Il attend l’arrivée du duc Leko, qu’il abhorre. Une inertie d’autant plus insupportable pour le guerrier que ses proies ont pris la poudre d’escampette.
A bord de l’Archon, Aedan et Vaten tentent d’échapper à leurs poursuivants. Ils foncent vers le sud, vers Cress, une cité sans foi ni loi où ils pourraient aussi bien trouver leur salut que signer leur perte.

Alors qu’Humains et Multins se lancent à corps perdu dans une nouvelle guerre, une menace s’éveille dans les terres oubliées du Sud. Un péril aux os saillants et à l’haleine de mort qui a juré d’en finir avec les vivants.

Détails techniques :

Editions Hydralune
Science-Fiction / Fantasy
456 pages
Premier tome d’une trilogie
3,99€ ebook, 16€ broché (frais de port inclus, via le site de l’éditeur)
Lire un extrait

Mon avis :

J’attendais ce second tome du Soleil des hommes depuis plusieurs mois, mais mon impatience s’est nettement amplifiée après avoir rédigé ma chronique sur le premier volet : Nuit de cendres. J’ai donc profité de mes vacances à l’étranger pour dévorer Jusqu’au ciel.

L’histoire reprend là où elle s’était arrêtée. Notre groupe de mercenaire est scindé et chaque duo tente de s’en sortir comme il peut. On suit plus particulièrement Ekam et Akhyla, qui subissent gros pour rejoindre un lieu sûr. L’atmosphère de cette première partie est très bien rendue : on se traîne avec eux dans la boue, on a faim, on a froid, on tremble de fatigue avec eux et on s’enlise dans les sombres pensées d’Akhy. Ce personnage, on l’aime autant qu’on le déteste. On a envie de le cogner pour sa lâcheté et puis… et puis ce petit con arrive toujours à nous surprendre et à nous faire palpiter pour sa survie.

On sent qu’il s’agit d’un tome de transition. Si on suit avec avidité la chasse d’Enki, la fuite des mercenaires et la mission des Porteurs, il ne se passe au final pas grand chose. Une fuite, une pause, une course-poursuite et un combat intense que j’ai trouvé un peu long. La survie est évidemment au coeur du récit. Beaucoup de pages pour enfin arriver à un début de révélation, qui promet de grands moments pour la suite. Car enfin, certains personnages révèlent leur vraie nature.

La plume de Julie Limoges est surprenante par la force de ses détails et son sens de la mise en scène. Si ce second volume souffre un peu de quelques longueurs, on y plonge toutefois avec délectation.

Une fois encore, je me réjouis de découvrir le dernier tome et les secrets de ce monde sans soleil.

15 Août

Jamais trop tard pour un bilan final !

Le Challenge Francofou 4 est terminé depuis… houla, déjà 4 mois ? Hum, mes excuses msieurs dames. Mais il n’est jamais trop tard pour un bilan final, n’est-ce pas ?

Je vous dois en effet des excuses. J’ai lancé un challenge que je n’ai pas pu suivre moi-même et encore moins en assurer des bilans réguliers. Cela pour plusieurs raisons (santé, motivation, temps libre, …). Le blog est purement et simplement resté à l’abandon depuis le début de cette année. Et j’en suis la première désolée.

Mais il est hors de question de rester sur une note négative !
Alors voici ce bilan final. Un bilan de clôture, peut-être définitive je n’en sais trop rien. Car si j’aime beaucoup ce challenge, j’ai l’impression qu’il s’essouffle et n’intéresse pas grand monde. Vu le temps et l’énergie que cela coûte, je ne suis pas certaine de le renouveler. Sauf si un nouvel engouement voyait le jour. Nous verrons bien.

En attendant, voici le détail de ce que vous avez lu, cher Francofous 😉

Des titres et des chiffres

Pour ce récapitulatif, n’ont été pris en compte que les billets signalés via la Francobox, comme stipulé dans le règlement.

Nom : Nombre de billets :
Célindanaé 24
Walkyrie 15
Boudicca 14
Jeanne Sélène 7
Gilwen 7
Xian Moriarty 5
Doris 2
salyna 1
Total général 75
Boudicca
Anasterry – Isabelle Bauthian
Appel d’air – Anthologie
Bohème – Mathieu Gaborit
D’une rive à l’autre
Fleurs au creux des ruines – Chloé Chevalier
La brèche – Christophe Lambert
La Passe-Miroir, tome 1 – Christelle Dabos
Le club des punks contre l’apocalypse zombie – Karim Berrouka
Légendes abyssales – Anthologie
Les papillons géomètres – Christine Luce
Les Seigneurs de Bohen – Estelle Faye
L’instinct du troll – Jean-Claude Dunyach
Sénéchal – Grégory Da Rosa
Célindanaé
Anthologie coups de coeur des imaginales
Anthologie Rois et Capitaines
anthologie trolls et légendes
Apostasie
Ce qui nous lie de Samantha Bailly
Druide Olivier Peru
Fées, weed et guillonites Karim Berrouka
Fleurs au creux des ruines
HPL suivi de Celui qui bave et qui glougloute
La machine à remonter les rêves anthologie
La maîtresse de guerre de Gabriel Katz
La part des ombres Gabriel Katz
Le Village Emmanuel Chastellière
Les papillons géomètres
Les seigneurs de Bohen d’Estelle Faye
Les terres de l’Est Chloé Chevalier
L’étrange cabaret des fées désenchantées
Magiciennes et Sorciers
Notre dame aux écailles de Mélanie Fazi
Or et nuit Mathieu Rivero
Serpentine Mélanie Fazi
Shakti stefan Platteau
Source des tempêtes de Nathalie Dau
Votez Cthulhu de G.Balsamo et M.Picard
Doris
La Voie des Oracles : Aylus – Estelle Faye
Léviathan : la nuit – Lionel Davoust
Gilwen
Bane Seed – Tome 1 : Guerre ou Paix ? de Fanny André
Entre ses Griffes – Tome 1 : Le Tueur à l’As de Pique, d’Aurore Doignies
L’Aura Noire, de Ruberto Sanquer
Le matin en avait décidé autrement, de Salomé Vienne
Les Etoiles de Noss Head #1 Vertige, de Sophie Jomain
Pérismer #1 La Reine des Noctères de Franck Dive
Rose Morte – Tome 1: La Floraison, de Céline Landressie
Jeanne Sélène
Dylan Lago – Dan Advocat
Faon – Jean Bury
La petite fille aux cheveux noirs de Thomas Desmond
Les colonnes du temps 1 Genèse
L’évangile cannibale de Fabien Clavel
Mon été avec Lucifer – Édith Couture Saint-André
Neverland de Maxime Chattam
salyna
Esprits enchaînés de Florence Cochet
Walkyrie
Alfred Chocotte et le voleur de rêve
Ce dont rêvent les ombres d’Hilda ALONSO
Cosmographia de Nicolas Jamonneau et Mathieu Guibé
De fièvre et de sang de Sire Cedric
Jardin d’Hiver d’olivier paquet
Le cabinet des curiosités de Alaxrandra V.BACH et Hilda ALONSO
Le garçon qui aimait la lune de Rino ALIMO
Le potager Magique de Maître Botanicus de Stephanie LEON
Leparadis n’est pas si loin de Larchier
Les lutins Urbains 1 de Renaud Marhic
Les lutins Urbains 2 de Renaud Marhic
Les temps assassins 1 : Rouge Vertical de Pierre Leaute
Moi, peter pan de Michael Roch
Nid de poule e Michaël Sailliot
Un coeur d’ange pour Noël pour Vanesa Terral
Xian Moriarty
Bohème – Mathieu Gaborit
La lune seule le sait – Johan Heliot
La vieille anglaise et le continent – Jeanna-A Debat
Le Tempestaire T.02
Les Seigneurs de Bohen

Cadeaux !

S’il n’est pas trop tard pour le bilan final, il n’est pas trop tard non plus pour la distribution des cadeaux !
Les Editions Hydralune m’ont fait le plaisir d’être partenaire de ce Challenge Francofou 4. A ce titre, ils accordent deux titres numériques aux trois vainqueurs de cette édition : Heaven Forest d’Andréa Deslacs et Le soleil des hommes de Julie Limoges, récemment chroniqué ici-même.

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Remportent donc :

Célindanaé

Le soleil des hommes : Nuit de cendres (tome 1) – Julie Limoges
Heaven Forest (trilogie complète) – Andréa Deslacs

Walkyrie

Le soleil des hommes : Nuit de cendres (tome 1) – Julie Limoges
Heaven Forest (tome 1) – Andréa Deslacs

Boudicca

Le soleil des hommes : Nuit de cendres (tome 1) – Julie Limoges
Heaven Forest (tome 1) – Andréa Deslacs

Merci beaucoup à Hydralune pour sa participation !
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Un grand merci à tous les participants !

A très bientôt 😉

23 Juil

Le soleil des hommes : nuit de cendres – tome 1 (Julie Limoges)

Le soleil des hommes, tome 1 : Nuit de cendres par LimogesSale temps sur le monde.

Dans la nuit perpétuelle et sous la pluie, la guerre s’apprête à s’abattre une fois encore sur les terres exsangues du royaume des Hommes. Acculés par des hordes décharnées au sud, les Humains doivent à présent faire face aux armées multines prêtes à déferler par le nord.
Non loin de ce nouveau front, Akhyla et son groupe de mercenaires effectuent une mission délicate dans une auberge isolée. Une mission qui prend des allures de piège lorsqu’ils sont abordés par un guerrier aussi curieux que menaçant, puis attaqués par des soudards. Dans la mêlée générale qui s’ensuit, ils parviennent à s’emparer de leur objectif, un vulgaire orbe, avant de fuir pour sauver leur peau.
Réfugiés dans une bourgade voisine avec l’objet dérobé, ils sont loin de se douter que tous les yeux viennent de se braquer sur eux.

Détails techniques :

Editions Hydralune
Science-Fiction / Fantasy
416 pages (version brochée)
Premier tome d’une trilogie
3,99€ ebook, 16€ broché (frais de port inclus, via le site de l’éditeur)

Mon avis :

J’ai découvert Julie Limoges grâce aux nouvelles qu’elle a publié dans plusieurs numéros de la revue Etherval. Sa plume m’a tout de suite accrochée. C’est donc sans hésitation que je me suis plongée dans le premier volume de sa trilogie « Le Soleil des Hommes ».

A l’heure où je rédige cette chronique, plusieurs mois se sont écoulés depuis ma lecture de « Une nuit de cendres ». Les détails du récit se sont envolés, mais je me souviens avec netteté de mes sentiments lorsque je tournais les pages numériques de ce livre.
Comme le présente si bien le quart de couverture, il y a de l’action. Beaucoup. Mais ne vous attendez pas pour autant à un récit guerrier sans morale ni saveur. Quoique… certains personnages n’ont en effet pas beaucoup de morale. Et c’est tant mieux. Pour autant, s’il existe dans ce livre quelques archétypes, certains sont beaucoup plus profonds, forts et fragiles, torturés et surtout intéressants. Je pense évidemment à Akhyla, mais pas que.
Les péripéties vécues par les mercenaires nous poussent à vouloir découvrir le fin mot de cette mission énigmatique, tandis qu’en parallèle, une traque sans merci se prépare.
Quelques indices laissent à penser que le monde nocturne dans lequel nos héros évoluent n’a pas toujours été si sombre. Un évènement majeur a, semble-t-il, provoqué cette nuit perpétuelle et changé la face du monde. Bien des sciences et techniques ont ainsi été perdues, ne laissant que des reliques convoitées par les différents peuples qu’abrite désormais ce monde mystérieux.

Et c’est sans doute la partie qui m’attire le plus. Si les batailles et courses-poursuites d’Akhyla m’ont fait tourner les pages avec frénésie, l’histoire du monde développé par Julie m’interpelle plus encore. Et si ce monde est sombre, l’atmosphère du récit l’est tout autant. Le danger est partout : entre les différents camps bien sûr, mais aussi en leur sein suite à certaines dissensions internes, ou encore à cause des morts-vivants et de cette maladie réputée mortelle.

Si vous cherchez un livre dans lequel l’ennui n’a pas sa place, si vous avez envie d’être surpris, de croiser la route de personnages attachants, et comme moi, de savoir pourquoi le soleil à disparu : alors n’hésitez pas, plongez dans « Le Soleil des Hommes ».

Personnellement, il me tarde d’y retourner avec le second volume (déjà disponible) : « Jusqu’au ciel ».

6 Jan

Bilan 2016 – Horizon 2017

Le bilan de l’année écoulée est devenu une tradition chez les blogueurs, et La Magie des Mots n’y déroge pas !

Statistiques :

Vous voulez du concret ? Du palpable ? Des chiffres et des comparaisons ?
Les voici :

stat

Le nombre de visite à légèrement diminué par rapport à 2015, mais cela s’explique également par la diminution de billets publiés : 31 en 2016 contre 38 en 2015… et 61 en 2014.
Moins de temps, moins de lecture, et avouons le : moins de motivation pour le blog. Voici les raisons de cette activité sans cesse décroissante.

Côté blog :

Comme dit plus haut, il y a eu nettement moins d’activité de ma part sur le blog cette année, et surtout depuis cet automne.

Quelques points importants :

  • Mars : fin du Challenge Francofou 3 avec 16 participants et un total de 163 chroniques ! Record battu !
  • Octobre : début du Challenge Francofou 4 et retour aux règles habituelles. A l’heure actuelle, il y a 7 participants pour 36 chroniques.
  • La page Facebook de La Magie des Mots a atteint 309 likes !

Je n’ai malheureusement participé à aucun autre challenge cette année. Le but principal était de réduire ma pile à lire le plus possible, et donc d’acheter le moins possible. Il est vrai qu’avec les livres déjà présents chez moi, j’aurai pu participer à d’autres challenges. Mais l’envie n’y était pas. J’avais surtout besoin de passer du temps pour moi, dans ma bulle, sans vivre en fonction des autres. En cela au moins, j’ai tenu promesse.

Cette année, j’ai lu quelques excellents livres. Des titres vraiment très très bons, mais pas de là à les déclarer « coup de cœur ».
Pas de top 3 pour 2016.

Côté auteur :

Si 2016 fut bien triste pour le blog, c’est tout autre chose pour l’auteur !

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J’étais présente à quelques salons :

  • Salon Fantastique (février)
  • Imaginales (mai)
  • Retro Wizard Day (octobre)
  • Mon’s Livre (novembre)

Si les réunions mensuelles des Ardents de l’Imaginarie ont débuté en 2015, c’est en 2016 que les projets ont commencés à se concrétiser.
Les Ardents, c’est un groupe d’auteurs / éditeurs / blogueurs / autres (en bref, les amateurs de l’imaginaire en général) en région liégeoise qui ont décidés de se regrouper régulièrement autour d’un verre pour discuter de tout mais surtout de rien. C’est grâce à l’un d’eux, Christophe Mavroudis, que nous avons pu être présents au Rétro Wizard Day. D’excellentes rencontres !
En septembre, 4 auteurs des Ardents se sont réunis le temps d’un weekend dans un gîte afin d’avancer sur leurs projets respectifs. J’ai eu le grand plaisir d’en faire partie, et on compte bien remettre ça !

Aucune nouvelle parution en 2016. Les deux nouvelles pour l’anthologie « La Belgique Imaginaire » doivent paraître en 2017.
De son côté, mon recueil de nouvelles Légendes et Sortilèges continue à faire son petit bonhomme de chemin.

COUV

Comme prévu l’an dernier, j’ai participé à 2 appels à textes. Malheureusement, mes nouvelles n’ont pas été retenues.
Mais qu’à cela ne tienne ! L’une va être retravaillée pour mon projet de Fix-Up Steampunk, et l’autre est en cours de transformation en roman.

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J’ai désormais plusieurs projets en cours (par ordre de priorité) :

  • Nouvelle (Fantasy) – à rédiger
  • Roman « L’esprit de la grotte » (Fantasy) – premier jet à retravailler / développer
  • Roman « Projet Hope » (SF/Post-Apo) – synopsis et 1er chapitre rédigés
  • Fix up de nouvelles (Steampunk) : 5 nouvelles rédigées, 1 entamée

Horizon 2017 :

Côté blog :

Je ne peux malheureusement faire aucun projet de ce côté.
D’abord car je n’ai pas su tenir mes engagements de l’an dernier, et ensuite parce que je n’ai plus assez de motivation pour promettre quoi que ce soit au niveau du blog. On verra si cela revient… ou pas.

Côté auteur :

  • Salon Fantastique
  • Imaginales
  • Projet de co-écriture en mars (c’est tout neuf, j’en parlerai en temps voulu)
  • Rédiger la nouvelle de Fantasy citée plus haut
  • Terminer le roman « L’esprit de la grotte »
  • 1 nouvelle vient de paraître début janvier dans le tome 2 de l’anthologie « La Belgique imaginaire ». Il est dispo !
  • 1 nouvelle à paraître dans le tome 3 de l’anthologie « La Belgique imaginaire » courant 2017.

En bref :

Si le blog stagne un peu, les projets d’écriture se multiplient pour mon plus grand plaisir !.

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9 Déc

Léviathan : le pouvoir (Lionel Davoust)

Résultat de recherche d'images pour "léviathan le pouvoir"Quart de couverture :

De nos jours, les progrès scientifiques ont chassé les vieilles superstitions et l’enchantement, cédant la place à une ère de raison où même la religion chancelle. Or, dans les profondeurs de l’inconscient, les traditions antiques, les peurs ancestrales, il subsiste une porte entrouverte sur des prodiges dépassant l’entendement. Ce n’est pas de la magie ; c’est du pouvoir. Rares sont ceux à y accéder. On les a appelés prophètes, sorciers, chamanes au fil des âges. La plupart ont été exterminés sur le bûcher, mais certains ont concrétisé les rêves les plus fous de l’humanité : richesse, domination. Jeunesse éternelle. Et ils se font la guerre – en riant.
Michael Petersen, biologiste marin, fait les frais de cette guerre. Pris dans une machination dont il ignore les enjeux mais dont il est la clef, il a vu presque tout son entourage périr de mort violente ; pire, il est lui-même la cible d’une chasse à l’homme qui le contraint à vivre en paria. Andrew Léon, l’agent du FBI qui a aidé la famille Petersen à fuir les États-Unis, est devenu lui aussi une proie : l’inquiétant Comité compte sur son outil de cartographie de la conscience humaine pour localiser Michael. Une course contre la montre s’engage, afin de détruire le biologiste avant l’éclosion de son pouvoir, capable d’anéantir l’organisation.
De révélations en rebondissements, le héros de Léviathan perce les voiles d’illusion qui entourent son existence. Mais il devra d’abord lutter pour sa survie, avec l’aide d’une ombre prédatrice, d’un faux prêtre et d’une vraie mage, jusqu’à l’affrontement décisif.

Détails techniques :

Editions Don Quichotte
Thriller Fantastique
Tome 3 d’une trilogie
N’existe qu’au format broché (23€)
541 pages

Mon avis :

Ayant acquis les tomes 2 et 3 en même temps, il m’était inconcevable de refermer ce second tome, Léviathan : la nuit, sans ouvrir le dernier volet de cette trilogie.

Pour Michael, si les choses ne sont pas encore très claires, il sait à présent qu’il n’est pas responsable des morts qui l’entourent. Et pourtant, sans avoir lui-même tué, il sent qu’il est lié à ce qui se trame dans son sillage. Cette Ombre qui porte son visage n’a de cesse de se rapprocher de lui sans pour autant lui ouvrir les portes du savoir. Car c’est à Michael qu’il revient de découvrir qui il est réellement.
Pendant que ce dernier se retranche dans ses pensées, le Comité le traque sans relâche, n’hésitant pas à user des moyens les plus retords pour arriver à leur fin.

Léviathan : la nuit nous conduit au plus profond du soi. On suit les méandres de Michael comme une sorte de huis clos intérieur, entre lui et son Ombre, cherchant à la fois à maîtriser le pouvoir qu’il se sait capable d’utiliser et la terrible raison qui pousse le comité à le mettre hors course. En parallèle, Masha fait tout son possible pour piéger le comité à son propre jeu. Manipulations et fourberies sont le quotidien des joueurs, mais lequel d’entre eux surprendra-t-il les autres ?

Ce volume est à la fois un parcourt psychologique et une course-poursuite haletante où les évènements s’enchainent les uns à la suite des autres. Malgré quelques longueurs (répétitions des faits et tergiversations), l’action y est à son point culminant, ne laissant plus aucun autre choix au lecteur que de tourner les pages pour non plus découvrir le fin mot de l’histoire, puisque l’on connait désormais les tenants et aboutissant, mais surtout pour savoir si Michael parviendra à son but ultime. Les retournements de situations vont bon train, et on s’en réjouis. Le tout menant vers une fin en demi-teinte qui correspondant parfaitement à l’esprit de la trilogie « Le mystère Léviathan ». Une conclusion plutôt rare et que je sais apprécier.

D’autres avis :

Xapur, Blackwolf, Cédric Jeanneret, Tigger Lilly, …

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Lu et chroniqué dans le cadre du Challenge Francofou 4 de La Magie des Mots.

30 Nov

Léviathan : la nuit (Lionel Davoust)

Résultat de recherche d'images pour "léviathan la nuit"Quart de couverture de « Léviathan : la nuit » :

La nuit du solstice d’hiver, au cours d’une violente tempête, le biologiste marin Michael Petersen a disparu dans les eaux glacées de l’Antarctique. Alors que ses chances de survie sont infimes, le miracle se produit : le corps du chercheur, plongé dans un profond coma, est découvert échoué sur une grève. Non loin du rivage, une troupe d’orques paraît veiller sur le miraculé. Le verdict des médecins est aussi troublant qu’énigmatique : Petersen est en train de rêver.
Ces faits inexplicables ne le sont pourtant pas pour tous : le Comité, une organisation occulte dont les agents exercent depuis des années une étroite surveillance du zoologiste, met tout en oeuvre pour le réinstaller dans la tranquillité de son foyer. Pourquoi un modeste père de famille suscite-t-il une telle craitne chez les puissants mages de la Voie de la Main Gauche ? Quelle corrélation établir entre les cauchemars de Michael et les tentatives d’homicide dont sont subitement victimes les membres de son entourage ?
Masha, épouse de Michael et agent double au service du Comité, est bien décidée à le découvrir. Mais le FBI s’invite dans le Jeu en la personne d’Andrew Leon, un mathématicien que le paranormal n’effraie pas. En effet, alors que tout désigne le biologiste, à la personnalité fragile et clivée, comme l’auteur de ces crimes en série, l’agent spécial entrevoit une autre hypothèse, capable de faire vaciller un esprit aussi solide que le sien.
Après le solstice viennent les ténèbres, après la chute tombe la nuit, et Los Angeles frémit tandis que s’étend l’Ombre de Léviathan.

Détails techniques :

Editions Don Quichotte
Thriller Fantastique
Tome 2 d’une trilogie
N’existe qu’au format broché (22€)
408 pages
Plus de détails

Mon avis :

Le premier tome, acquis au format poche il y a deux ans, a été dévoré. J’ai longuement attendu une sortie des tomes suivants au format poche ou numérique, mais pour diverses raisons, ce n’est toujours pas le cas (et ça risque de ne pas l’être de si tôt). Du coup, j’ai craqué (le porte-feuille). Je viens d’achever Léviathan : la nuit et Léviathan : le pouvoir dans la foulée, mais je vais tenter de séparer les deux, même si mon sentiment est très similaire pour chacun.

« Après la chute tombe la nuit », au sens propre comme au figuré. Michael reste dans un profond coma suite à sa chute dans les eaux glacées de l’Antarctique, tandis qu’une Ombre chargée de haine s’abat sur le monde. Les deux sont intimement liés. Et alors que les liens qui retiennent Michael sont tranchés un par un, on apprend quel est l’enjeu de cette comédie que joue l’entourage du naufragé. Peu à peu, on découvre les pouvoirs des mages, leurs capacités, leurs secrets et leur réelle personnalité. Masha a prit sa décision : envers et contre tous, elle reste une guerrière… à sa façon. Et tandis que Michael prend peu à peu conscience d’être un pantin que l’on manipule, la Main Droite tente de s’immiscer dans la partie.

Voilà un tome bien construit, qui répète suffisamment les faits pour que la lectrice amnésique que je suis se rappelle ce qu’elle a lu il y a plus d’un an. Mais surtout, un volume qui tient en haleine, dont l’intensité ne cesse d’augmenter et qui promet une fin en apothéose. Des personnages qui évoluent et qui apportent leur lot de surprises, comme Andrew Leon que j’ai particulièrement apprécié. Un cheminement important a lieu pour chacun, alors que l’intrigue bat son plein. On sent un travail en profondeur sur tous ces personnages, leur histoire et leur caractère. Et c’est une véritable réussite, car ce sont bien les personnages, riches et bien construits, qui portent l’essentiel de cette trilogie.

Au delà de l’aspect thriller, course-poursuite et faux fuyants, les thèmes principaux sont ici clairement dévoilés : la manipulation, le savoir (ou ne pas savoir), l’identité et en toile de fond, la religion et son influence, bien que cette dernière partie aurait pu être plus exploitée. On se retrouve dans un récit bien plus sombre et inquiétant que dans le premier volet, qui apportait pourtant déjà bien des questions et de l’angoisse. Le lecteur est happé par l’action qui ne cesse de se renouveler, de rebondir pour mieux surprendre.

Je me rappelle de ce moment, vers le tiers du livre, où j’ai enfin compris qui était Michael et quels étaient les enjeux pour le Comité. Un « oh ! » m’a échappé et le zom s’est demandé ce qu’il me prenait. J’ai répondu : « mais c’est GENIAL ! Cet auteur est formidable ! ».

Y’a du level, là, Monsieur Davoust ! (oui, moi quand je trouve mon maître, je donne du Monsieur avec un grand M)

Autant dire que je suis directement passée à Léviathan : le pouvoir.

D’autres avis :

Lorhkan, Imaginelf, Xapur, Blackwolf, Cédric Jeanneret, Jae Lou, Tigger Lilly, …

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Lu et chroniqué dans le cadre du Challenge Francofou 4 de La Magie des Mots.

31 Oct

La Voie des Oracles – tome 3 (Estelle Faye)

FORMAT LIVRELa voie des oracles-Aylus3[1]

La Voie des Oracles : Aylus

L’intervention de Thya a changé l’Histoire. Vingt ans après, guidé par Thya, Aylus est devenu Empereur. Il règne à Rome en basant toutes ses décisions sur la divination et s’entoure d’oracles plutôt que de conseillers. Tout cela, il en est persuadé, est pour le plus grand bien de son peuple. Ayant créé une théocratie redoutable, il n’hésite pas à sacrifier des centaines de vies humaines au nom d’un avenir meilleur promis par les oracles. La ville de Rome elle-même a changé. Les statues de Tirésias, d’Apollon, de Cassandre ornent désormais le forum, et le symbole d’Aylus, un grand œil pourpre, qui pleure des larmes de peinture, recouvre les murs et les stèles des rues.

Pour avoir perpétré une tentative d’assassinat sur son frère, Gnaeus Sertor, le père de Thya, a été démis de toutes ses fonctions dans l’armée, privé de son statut de sénateur, et exilé dans la plaine du Pô, dans une latifundia dont il ne sort plus, rongé par la culpabilité.

Détails techniques :

Editions Scrinéo
Parution : avril 2016
352 pages
16,90 € grand format
Couverture : Aurélien Police

Mon avis :

Aylus, le troisième et dernier tome qui clôt la trilogie de La Voie des Oracles. Un volume qui pourrait se lire indépendamment des deux autres, puisqu’il repart de zéro… ou presque. Mais il serait dommage de se priver des premiers.

On se retrouve en effet à nouveau à l’époque où tout commence, sauf que les rôles sont tous inversés. Aylus a prit l’ascendant sur son frère et est devenu Empereur, portant ainsi les devins au sommet de leur gloire et réduisant le catholicisme à néant. Thya, son héritière, vit à ses côtés à Rome, alors que son père Gnaeus est exilé loin de la vie impériale. Même Enoch est loin du personnage que l’on a connu dans les tomes précédents. Et pourtant… dans ses rêves, Thya aperçoit un autre monde. Un monde qui aurait pu être, ou qui a été ? Comme un souvenir qui n’a pourtant jamais eu lieu.
Dans l’ombre, une autre Thya, plus âgée, se rend compte que dénouer les fils du temps pour reconstruire une autre toile n’était pas une si bonne idée. Quelque chose dans cette grande tapisserie a été rompu et menace le nouveau monde de sombrer dans le chaos.

Voilà un retournement inattendu ! Quelle surprise de voir tous ces personnages pratiquement à leur opposé, et pourtant toujours eux-même, bien ancrés dans leur caractère. Il s’agit presque de la même histoire que sur les deux premiers tomes, le même parcourt, le même chemin, mais plus condensé et avec un décor et des enjeux différents. Il s’agit là d’un travail que j’imagine très difficile, il ne s’agit pas de « prendre les mêmes et on recommence », c’est bien plus subtil que ça. Au final, la conclusion de cette trilogie est brillante et pleine de surprises.
A nouveau, on sent le travail de recherche en profondeur sur le panthéon greco-romain, mais aussi sur ce à quoi ressemblait le monde au 5ième siècle.

Le voyage dans le temps et les répercussions qu’un petit changement peut avoir sur le court de l’histoire son ici brillamment représentés. Un travail ardu, risqué, mais Estelle, le pari est gagné 😉

 

D’autres avis :

Le Sentier des Mots, Acr0, Blackwolf, Dup,

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Lu et chroniqué dans le cadre du Challenge Francofou 4.