28 Nov

Zombies : un horizon de cendres (Jean-Pierre Andrevon)

« Quand il n’y a plus de place en Enfer, les morts reviennent sur Terre. »
Premier jour : Au loin, il y a votre voisin. Vous lui faites un signe avant de poursuivre votre route. Jusqu’au moment où vous réalisez que le voisin en question est décédé depuis des semaines…
Troisième jour : Vous ne décollez plus de la télé, qui enchaîne les émissions spéciales : partout dans le monde les morts se réveillent. Apathiques, ils errent au royaume des vivants…
Cinquième jour : Paralysé de trouille et de dégoût, vous regardez votre femme serrer dans ses bras, au beau milieu de votre salon, une chose qui, un jour, fut sa mère…
Huitième jour : Votre femme vous a quitté après que vous avez réduit en cendres l’ignominie qu’elle appelait « maman ». Derrière vos volets cloués, alors que le chien ne cesse de geindre, ils rôdent.
Neuvième jour : La télé diffuse un reportage au cours duquel on voit une de ces choses dévorer un chat vivant… Ils sont désormais des millions et vous ne vous posez qu’une question : mon monde n’est-il pas désormais le leur ?

Quoi ?! Doris a lu un truc « zombie » ?!?
Ouaip. Comme quoi, tout arrive. J’ai profité de la promo du Bélial qui offrait ce livre (parmi d’autres) à 0.99€ en numérique (cherchez pas, la promo est finie). L’avis très positif de Gromovar m’a convaincue. Et puis… autant ne pas mourir (et se relever ?) idiote.

Dans « Zombies : un horizon de cendres », beaucoup d’ironie, de dérision. Il s’agit de l’auto-biographie d’un mec qui a vécu les premières heures de l’invasion des morts, et les dernières. Un mec banal, père de famille vivant à la campagne, avec un emploi et même un chien (vous savez ce que j’ai déjà dit à propos des chiens dans les livres…).

Un mec banal qui un jour, en rentrant à pied du boulot, croise un mort-vivant. Il n’y croit pas. Déni total. Tout va bien. On rentre à la maison, on prend une bonne douche et le lendemain on repart au boulot (mais en voiture cette fois, faut pas déconner). C’est par ses yeux que l’on observe la progression des morts qui semblent se régénérer au fil du temps. Jusqu’où ira cette régénération ? Leur intelligence et leurs souvenirs reviendront-ils ?

Bien écrit. Quelques anecdotes qui font sourire. Une vision du zombie qui se reconstitue assez intéressante. Quelques idées sur l’impact de l’homme sur son environnement glissées ça et là, l’air de rien, passent très bien dans ce cadre. La comparaison zombies/juifs pendant la seconde guerre mondiale lance pas mal de questions.
Dommage, vraiment dommage, que la fin soit comme tout ce qu’on nous sert à la télé. Le fameux « fuyez et mourrez quand même ». Après tout le reste, je m’attendais à autre chose.

challenge francofou 25

4 réflexions au sujet de « Zombies : un horizon de cendres (Jean-Pierre Andrevon) »

Laisser un commentaire