3 Mai

Blood Song – tome 1 (Anthony Ryan)

Blood Song nous livre le récit d’un guerrier qui aurait dû succéder à son père, la Main du Roi. Or, promis à un autre destin, Vaelin Al Sorna connaîtra dès l’enfance la vie rude d’un combattant de la Foi, lui qui n’a désormais d’autre famille que l’Ordre qui l’a recueilli dans ses rangs. Il y a un prix à payer pour tout, apprend Vaelin : pour sortir vainqueur des épreuves successives qu’on lui impose, à lui et à ses frères d’armes. Pour être mêlé aux secrètes luttes de pouvoir, et aux desseins cachés des souverains qui créent les royaumes d’une main pour mieux les détruire de l’autre. Pour devenir l’espoir flamboyant de toute une génération, et survivre au versant sombre de l’honneur.

Editions Bragelonne
Sortie le 18 juin 2014
Prix grand format : 23 €
Environs 660 pages
Fantasy

J’ai reçu avec grand plaisir les épreuves non corrigées (et ça se voit) de Blood Song grâce à Babelio et son mass critique « privé ». Ce fut une belle découverte !

Blood Song est le premier roman d’Anthony Ryan. Ce n’est ici que le premier tome mais je n’ai aucune idée du nombre de volumes qui sont prévus au total. Quoi qu’il en soit, pour un premier roman, Anthony Ryan se débrouille vraiment très très bien. Une plume à suivre…

Le Royaume Unifié est composé de quatre fiefs, réunis depuis peu par le Roi Janus et par la Foi, représentée par six Ordres. Chaque Ordre a ainsi une fonction bien précise au sein de la Foi comme du royaume. Mais celui qui nous intéresse ici est le sixième : celui des combattants de la Foi. Celui où Vaelin grandira et apprendra les préceptes du combat, de la survie et de la Foi dans des conditions presque inhumaines.

Ce passage, assez long (mais nécessaire), m’a beaucoup fait penser à l’Assassin Royal de Robin Hobb. Il n’y a part d’Art ou de Vif, mais la Ténèbre. Une magie impie, presque une légende. Presque.
Un apprentissage difficile, des personnages émotionnellement torturés. Des assassinats mystérieux.

Puis notre petit Vaelin grandit, et découvre les souverains complots. Le petit stratégo des personnes de pouvoir va le mêler à d’horribles actes tandis qu’en lui chante une certaine « voix du sang », de plus en plus puissante, de plus en plus pressente. Des choix devront être faits entre l’honneur, l’amour, le devoir et la Foi.


J’ai trouvé étrange que le quart de couverture compare ce livre à Gemmell et G.R.R. Martin, mais pas à Robin Hobb. Blood Song, bien qu’il contiennent des scènes difficiles et un tas d’intrigues politiques, n’est pas aussi cru ni développé que le Trône de Fer. Et bien qu’il soit très comparable à l’Assassin Royal, les personnages ne sont pas aussi approfondit émotionnellement que ceux de Robin Hobb.
C’est une sombre histoire qui sinue (pour moi) entre ces deux auteurs. Ni meilleur ni moins bon, Anthony Ryan est vraiment un nom à retenir dans le milieu de la Fantasy.

Toutefois, si Blood Song est considéré par Bragelonne comme « révélation Fantasy 2014 », pour ma part je n’irai pas jusque là.
C’est du bon. Du très bon. Avec une fin percutante qui donne envie de lire la suite. Mais ce n’est pas non plus aussi exceptionnel que présenté.