18 Fév

Les Enfants de l’Ô – tome 2 (Vanessa du Frat)

Terre, 2067
Après la mort du Père, Line et Lúka pensaient enfin pouvoir mener une vie normale, mais la mystérieuse femme en noir a d’autres projets pour eux. Afin d’assouvir ses besoins de vengeance, elle s’adjoint l’aide de Lyen, qui elle aussi attend son heure. Peu à peu, le lien qui unit les amants s’effrite ; un fossé d’incompréhension se creuse entre eux et les détruit à petit feu. Comment pourront-ils faire face aux menaces invisibles qui planent au-dessus d’eux ?

Alia, 2340
Ludméa a l’impression de vivre un conte de fées au quotidien, entourée de Ruan et des jumeaux qu’elle aime tant. Cependant, les agissements obscurs de son compagnon ainsi que les étranges non-dits sur son passé vont lentement semer le doute dans son esprit. Connaît-elle vraiment l’homme avec qui elle partage sa vie ? Quel lourd secret lui cache-t-il ?

La saga des Enfants de l’Ô se poursuit dans ce deuxième tome passionnant, où les certitudes s’effondrent alors que de nouvelles questions émergent. Le mystère s’épaissit avec l’apparition de nouveaux personnages : découvrez Saraï, l’autre Line, et le lourd héritage de leur famille…

 

Détails techniques :

Chromosome Editions (auto-édition, explications par ici)
568 pages (version brochée)
Prix en version brochée : 23 €
Prix en  version électronique (sans DRM) : 5,99 €
Disponible sur :
Le site de l’auteure
Amazon

Mon avis :

J’avais adoré le tome 1 de cette saga familiale sur fond de science-fiction. C’est donc avec grand enthousiasme que je me suis plongée dans le tome 2 des Enfants de l’Ô.

L’histoire se poursuit avec Line et Luka, qui sont désormais livrés à eux-mêmes. On plonge avec eux dans les tourments de leur difficile existence, de leur lourd et douloureux passé, et des tentations en tous genres qu’ils sont à présent libre de refuser… ou d’y succomber. La psychologie des personnages se creuse et le livre y est entièrement dédié. La relation incestueuse de Line et Luka est très bien décrite : ils s’aiment profondément et pourtant, s’attirent et se rejettent comme des aimants. Le tout provocant évidemment crises, larmes et retournements de situations.

Les larmes. Voilà bien LE point négatif de ce second tome.
S’il est normal que les personnages finissent par craquer, vu ce qu’ils endurent, il est venu un moment dans ma lecture où je n’ai plus pu supporter toutes ces chialeuses. Soyons francs et appelons un chat, un chat. Je me suis aperçue +/- à la moitié du livre qu’il n’y avait pas un seul chapitre sans une femme qui pleure. Quand ce n’est pas Line pour un caprice ou un véritable pétage de plomb (justifié), c’est Ludméa, l’autre Line ou encore Saraï dans sa jeunesse. Bref, pas un seul personnage féminin qui ne soit capable de retenir ses larmes (peut-être excepté Lyen, heureusement qu’elle est là). Et j’avoue que pour le dire platement, ça m’a gonflé.

Mais au-delà de ces torrents d’eau salée, il y a heureusement beaucoup de points positifs !
Z’arkan évolue et on commence à entrevoir où cette progression va mener nos personnages… et le monde entier. De nouveaux personnages fort intéressants font leur apparition : la jeune Line et sa grand-mère Saraï, qui ont indéniablement un lien avec Line et Luka. Une partie du voile se lève sur l’arbre généalogique de cette famille, sans pour autant en divulguer tous les secrets. Là réside une bonne partie de l’intrigue, qui, mêlée aux voyages dans le temps, aux manipulations génétiques et aux pouvoirs psychiques, fait de la saga des Enfants de l’Ô une série dramatique qui a le sens du suspense. Si ce monde futuriste n’est pas décrit dans les moindres détails comme c’est souvent le cas en SF et Fantasy, Vanessa du Frat y glisse suffisamment d’éléments et de suggestions pour que le lecteur s’en fasse une idée précise… et cherche à confirmer ce que son imagination lui suggère en tournant les pages.

Le tome 3 m’attend sagement dans ma pile à lire, et je ne tarderai pas à l’en sortir. Car ayant déjà lu les 4 premiers tomes dans leur première version il y a plusieurs années, je sais qu’une part importante de l’histoire, et qui m’intéresse hautement, va enfin commencer.

D’autres avis :

Cécile Duquenne

9 Déc

Léviathan : le pouvoir (Lionel Davoust)

Résultat de recherche d'images pour "léviathan le pouvoir"Quart de couverture :

De nos jours, les progrès scientifiques ont chassé les vieilles superstitions et l’enchantement, cédant la place à une ère de raison où même la religion chancelle. Or, dans les profondeurs de l’inconscient, les traditions antiques, les peurs ancestrales, il subsiste une porte entrouverte sur des prodiges dépassant l’entendement. Ce n’est pas de la magie ; c’est du pouvoir. Rares sont ceux à y accéder. On les a appelés prophètes, sorciers, chamanes au fil des âges. La plupart ont été exterminés sur le bûcher, mais certains ont concrétisé les rêves les plus fous de l’humanité : richesse, domination. Jeunesse éternelle. Et ils se font la guerre – en riant.
Michael Petersen, biologiste marin, fait les frais de cette guerre. Pris dans une machination dont il ignore les enjeux mais dont il est la clef, il a vu presque tout son entourage périr de mort violente ; pire, il est lui-même la cible d’une chasse à l’homme qui le contraint à vivre en paria. Andrew Léon, l’agent du FBI qui a aidé la famille Petersen à fuir les États-Unis, est devenu lui aussi une proie : l’inquiétant Comité compte sur son outil de cartographie de la conscience humaine pour localiser Michael. Une course contre la montre s’engage, afin de détruire le biologiste avant l’éclosion de son pouvoir, capable d’anéantir l’organisation.
De révélations en rebondissements, le héros de Léviathan perce les voiles d’illusion qui entourent son existence. Mais il devra d’abord lutter pour sa survie, avec l’aide d’une ombre prédatrice, d’un faux prêtre et d’une vraie mage, jusqu’à l’affrontement décisif.

Détails techniques :

Editions Don Quichotte
Thriller Fantastique
Tome 3 d’une trilogie
N’existe qu’au format broché (23€)
541 pages

Mon avis :

Ayant acquis les tomes 2 et 3 en même temps, il m’était inconcevable de refermer ce second tome, Léviathan : la nuit, sans ouvrir le dernier volet de cette trilogie.

Pour Michael, si les choses ne sont pas encore très claires, il sait à présent qu’il n’est pas responsable des morts qui l’entourent. Et pourtant, sans avoir lui-même tué, il sent qu’il est lié à ce qui se trame dans son sillage. Cette Ombre qui porte son visage n’a de cesse de se rapprocher de lui sans pour autant lui ouvrir les portes du savoir. Car c’est à Michael qu’il revient de découvrir qui il est réellement.
Pendant que ce dernier se retranche dans ses pensées, le Comité le traque sans relâche, n’hésitant pas à user des moyens les plus retords pour arriver à leur fin.

Léviathan : la nuit nous conduit au plus profond du soi. On suit les méandres de Michael comme une sorte de huis clos intérieur, entre lui et son Ombre, cherchant à la fois à maîtriser le pouvoir qu’il se sait capable d’utiliser et la terrible raison qui pousse le comité à le mettre hors course. En parallèle, Masha fait tout son possible pour piéger le comité à son propre jeu. Manipulations et fourberies sont le quotidien des joueurs, mais lequel d’entre eux surprendra-t-il les autres ?

Ce volume est à la fois un parcourt psychologique et une course-poursuite haletante où les évènements s’enchainent les uns à la suite des autres. Malgré quelques longueurs (répétitions des faits et tergiversations), l’action y est à son point culminant, ne laissant plus aucun autre choix au lecteur que de tourner les pages pour non plus découvrir le fin mot de l’histoire, puisque l’on connait désormais les tenants et aboutissant, mais surtout pour savoir si Michael parviendra à son but ultime. Les retournements de situations vont bon train, et on s’en réjouis. Le tout menant vers une fin en demi-teinte qui correspondant parfaitement à l’esprit de la trilogie « Le mystère Léviathan ». Une conclusion plutôt rare et que je sais apprécier.

D’autres avis :

Xapur, Blackwolf, Cédric Jeanneret, Tigger Lilly, …

challenge-francofou

Lu et chroniqué dans le cadre du Challenge Francofou 4 de La Magie des Mots.

18 Oct

La stratégie Ender (Orson Scott Card)

Le best-seller d’Orson Scott Card, aussi devenu une référence au rayon SF, fait l’objet d’une adaptation cinématographique et sortira dans les salles d’ici peu (le 6 novembre 2013). Sachant que je ne raterais pas ce film, il fallait que je lise le livre avant d’entrer dans la salle sombre.

Quart de couverture :

AndrewWiggin, dit Ender, n’est pas un garçon comme les autres. Depuis sa naissance, ses faits et gestes sont observés par l’intermédiaire d’un moniteur greffé dans son cerveau. Car ceux qui l’ont conçu ambitionnent de faire de lui le plus grand général de tous les temps, le seul capable de sauver ses semblables de l’invasion des doryphores. Et alors qu’Ender suit pas à pas le dur chemin de son apprentissage de guerrier, ses créateurs mesurent la gravité de leur choix : en donnant naissance à un monstre, n’ont-ils pas damné l’humanité elle-même ? Poursuivre la lecture

14 Avr

Critique : Des Larmes sous la Pluie (Rosa Montero)

larmes_sous_pluieQuart de couverture:

États Unis de la Terre 2109, les réplicants meurent dans des crises de folie meurtrière tandis qu’une main anonyme corrige les Archives Centrales de la Terre pour réécrire l’histoire de l’humanité et la rendre manipulable. Bruna Husky, une réplicante guerrière, seule et inadaptée, décide de comprendre ce qui se passe et mène une enquête à la fois sur les meurtres et sur elle-même, sur le mémoriste qui a créé les souvenirs qu’elle porte en elle et qui la rapprochent des humains. Aux prises avec le compte à rebours de sa mort programmée, elle n’a d’alliés que marginaux ou aliens, les seuls encore capables de raison et de tendresse dans ce tourbillon répressif de vertige paranoïaque.

Rosa Montero choisit un avenir lointain, hérité de Philip K. Dick et de Blade Runner, pour nous parler de ce qui fait notre humanité, la certitude de notre mort et de celle de ceux que nous aimons. Ses personnages sont des survivants qui s’accrochent à la morale politique, à l’éthique individuelle, à l’amitié et à l’amour. Elle construit pour nous un futur cohérent, une intrigue prenante qui nous touche et nous fait réfléchir. Elle écrit avec passion et humour, des outils essentiels pour comprendre le monde. Poursuivre la lecture