28 Nov

Zombies : un horizon de cendres (Jean-Pierre Andrevon)

« Quand il n’y a plus de place en Enfer, les morts reviennent sur Terre. »
Premier jour : Au loin, il y a votre voisin. Vous lui faites un signe avant de poursuivre votre route. Jusqu’au moment où vous réalisez que le voisin en question est décédé depuis des semaines…
Troisième jour : Vous ne décollez plus de la télé, qui enchaîne les émissions spéciales : partout dans le monde les morts se réveillent. Apathiques, ils errent au royaume des vivants…
Cinquième jour : Paralysé de trouille et de dégoût, vous regardez votre femme serrer dans ses bras, au beau milieu de votre salon, une chose qui, un jour, fut sa mère…
Huitième jour : Votre femme vous a quitté après que vous avez réduit en cendres l’ignominie qu’elle appelait « maman ». Derrière vos volets cloués, alors que le chien ne cesse de geindre, ils rôdent.
Neuvième jour : La télé diffuse un reportage au cours duquel on voit une de ces choses dévorer un chat vivant… Ils sont désormais des millions et vous ne vous posez qu’une question : mon monde n’est-il pas désormais le leur ? Poursuivre la lecture

24 Sep

Les derniers hommes (Pierre Bordage)

Résumé maison :

La troisième guerre mondiale a pris fin il y a un siècle. Qui a gagné ? Les rares survivants disséminés à travers le globe ne s’en soucient pas trop.  On les appelle « les peuples nomades », car la pénurie d’eau potable et d’aliments sains les obliges à constamment partir à la recherche de nouvelles sources, ou plutôt d’ancienne caches. La Terre a subi les séquelles des bombes nucléaires, de même que les descendants de l’humanité. Certains sont estropiés, victimes de maladies génétiques mortelles. D’autres se sont vu recevoir un « don ». Solman fait partie de ces deux catégories. Le jeune homme est à la fois rejeté par sa tribu aquariote pour sa jambe torse et à la fois prisé par le conseil de son peuple pour son don : la clairvoyance, qui lui permet de détecter le moindre mensonge, la moindre émotion. Sur la route du grand rassemblement des peuples nomades, d’étranges événements surviennent à travers lesquels Solman perçoit une intelligence supérieure, destructrice,  semblant vouloir la fin des derniers hommes. Poursuivre la lecture

19 Juil

Critique : La Constellation du Chien, par Peter Heller

Quart de couverture de La Constellation du Chien :
Quelque part dans le Colorado, neuf ans après la Fin de Toute Chose, dans le sillage du désastre. L’art de survivre est devenu un sport extrême, un jeu de massacre. Soumis aux circonstances hostiles, Hig, doux rêveur tendance chasse, pêche et poésie chinoise, fait équipe avec Bangley, vieux cow-boy chatouilleux de la gâchette. Une routine de l’enfer. Bangley défend la baraque comme un camp retranché. Hig « sécurise le périmètre », à coups de méthodiques vols de surveillance à bord de « la Bête », solide petit Cessna 182 de 1956 toujours opérationnel. Partage des compétences et respect mutuel acquis à force de se sauver mutuellement la vie, ils ont fini par constituer un vieux couple tout en virilité bourrue et interdépendance pudique. Mais l’homme est ainsi fait que, tant qu’il est en vie, il continue à chercher plus loin, à vouloir connaître la suite.
A la fois captivant roman d’aventures, grand huit des émotions humaines, hymne à la douloureuse beauté de la nature et pure révélation littéraire, La Constellation du Chien est tour à tour contemplatif et haletant, déchirant et hilarant. Peter Heller orchestre son premier roman comme une virée de la dernière chance pleine de surprises, une réflexion sur la création autant que sur la destruction. Lumineuse et rocailleuse, son écriture semble réapprivoiser le monde à travers la reconquête du langage – comme si pour se sauver, l’humain devait avant tout recouvrer l’art de (se) raconter. Poursuivre la lecture