10 Jan

Chroniques d’un rêve enclavé (Ayerdhal)

ParleurQuart de couverture :
 » On ne bâtit rien sur le désespoir, fors la haine, mais avec la colère et l’usure des souffrances qui se répètent, avec la faim et la peur du lendemain, avec nos seuls coudes serrés pour nous tenir chaud, et nos larmes en échos, et nos rires enfuis, un jour, avec juste ça, entre hommes et femmes,
nous n’aurons plus besoin que d’un rêve pour nous éveiller. « 
Dans cette cité médiévale où règnent recruteurs, faiseurs de dîme et de gabelle, les poètes meurent, les rêveurs aussi. Les rêves, eux, ne demandent qu’à voyager. Parleur, le vagabond visionnaire, parviendra-t-il à leur faire franchir les murs de la Colline ?

 

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2 Sep

Gagner la guerre (Jean-Philippe Jaworski)

«Gagner une guerre, c’est bien joli, mais quand il faut partager le butin entre les vainqueurs, et quand ces triomphateurs sont des nobles pourris d’orgueil et d’ambition, le coup de grâce infligé à l’ennemi n’est qu’un amuse-gueule. C’est la curée qui commence. On en vient à regretter les bonnes vieilles batailles rangées et les tueries codifiées selon l’art militaire. Désormais, pour rafler le pactole, c’est au sein de la famille qu’on sort les couteaux. Et il se trouve que les couteaux, justement, c’est plutôt mon rayon…»

Détails techniques :

Prix : dépend du format, je l’ai acquis au format poche (Folio SF) pour 13,30 €
Page : 979 (format poche)
Pas difficile à dénicher, ce titre couronné du prix du « Premier Roman » de la région Rhône-Alpes ainsi que du prix Imagines du meilleur roman français de Fantasy.
Rien que ça.

Benvenuto Gesufal est un mercenaire assassin. Il ne s’en cache pas. Un contrat particulier le lie au Podestat Ducatore, l’une des plus grandes figures politique de Ciudalia. Car la guerre a beau avoir été gagnée, il faut désormais assurer ses prises et organiser la paix.
Ce contrat va malmener notre sale type à bien des égards. Benvenuto a beau être un rustre sans beaucoup de manières, c’est aussi un être très intelligent à l’humour piquant d’ironie. Un personnage vraiment très intéressant, que l’on suit depuis cette victoire triomphale jusqu’au bout de « l’après guerre ».

C’est la première fois que je lis de la Fantasy dont l’environnement sonne très « Italie sous l’empire romain ». Les noms ont une consonance latine qui peut déstabiliser, au début. Mais on s’y fait. Sous ce titre se cache une série de vendetta qui rappelle fortement les agissements de la mafia comme elle aurait pu l’être à l’époque médiévale… la magie en plus. Car bien qu’en retrait, une certaine forme de magie suivra notre « héros » tout au long de son parcourt.

Jean-Philippe Jaworski possède un vocabulaire très riche. J’aurai appris quelques mots grâce à lui. Toutefois, bien que soutenue, son écriture reste accessible et une fois entré dans l’histoire, il est très difficile d’en sortir. On a presque peur de subir le châtiment des trois traits si on osait refermer le livre trop vite.

DSCF1727Je ne sais que dire devant un si bel ouvrage. Il mérite amplement ses titres et je ne peux que vous conseiller de vous le procurer. Lorsque je l’ai acquis auprès de l’auteur lui-même, aux Imaginales 2014, il me l’a fortement déconseillé : « Vous allez être déçue par toute la mauvaiseté, la traîtrise et les coups bas que ce livre renferme. Quoi, vous le prenez quand même ? Vous êtes sûre ? Tant pis pour vous… »
Il est vendeur, n’est-ce pas ? 😀

Qu’importe, je suis ravie de mon acquisition. Du suspense du début jusqu’au dernier mot. Un dernier mot qui me laisse un sourire sur le visage depuis déjà une demi-heure. M’est avis que ce livre me restera en mémoire pour un bon bout de temps !

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