17 Août

Le soleil des hommes : jusqu’au ciel – tome 2 (Julie Limoges)

Le temps presse.

Dans l’ombre et la moiteur, les régiments des Duchés ont submergé Arham. Les défenses du Bastion ont cédé, déversant des milliers de civils affolés dans la sombre forêt environnante.
Séparés de leur groupe, Akhyla et Ekam entreprennent de rejoindre le sud à travers les bois. Leur périple déjà difficile se transforme en une course mortelle lorsque d’innombrables silhouettes apparaissent entre les troncs centenaires.
Toujours bloqué à Arham, Enki renâcle. Il attend l’arrivée du duc Leko, qu’il abhorre. Une inertie d’autant plus insupportable pour le guerrier que ses proies ont pris la poudre d’escampette.
A bord de l’Archon, Aedan et Vaten tentent d’échapper à leurs poursuivants. Ils foncent vers le sud, vers Cress, une cité sans foi ni loi où ils pourraient aussi bien trouver leur salut que signer leur perte.

Alors qu’Humains et Multins se lancent à corps perdu dans une nouvelle guerre, une menace s’éveille dans les terres oubliées du Sud. Un péril aux os saillants et à l’haleine de mort qui a juré d’en finir avec les vivants.

Détails techniques :

Editions Hydralune
Science-Fiction / Fantasy
456 pages
Premier tome d’une trilogie
3,99€ ebook, 16€ broché (frais de port inclus, via le site de l’éditeur)
Lire un extrait

Mon avis :

J’attendais ce second tome du Soleil des hommes depuis plusieurs mois, mais mon impatience s’est nettement amplifiée après avoir rédigé ma chronique sur le premier volet : Nuit de cendres. J’ai donc profité de mes vacances à l’étranger pour dévorer Jusqu’au ciel.

L’histoire reprend là où elle s’était arrêtée. Notre groupe de mercenaire est scindé et chaque duo tente de s’en sortir comme il peut. On suit plus particulièrement Ekam et Akhyla, qui subissent gros pour rejoindre un lieu sûr. L’atmosphère de cette première partie est très bien rendue : on se traîne avec eux dans la boue, on a faim, on a froid, on tremble de fatigue avec eux et on s’enlise dans les sombres pensées d’Akhy. Ce personnage, on l’aime autant qu’on le déteste. On a envie de le cogner pour sa lâcheté et puis… et puis ce petit con arrive toujours à nous surprendre et à nous faire palpiter pour sa survie.

On sent qu’il s’agit d’un tome de transition. Si on suit avec avidité la chasse d’Enki, la fuite des mercenaires et la mission des Porteurs, il ne se passe au final pas grand chose. Une fuite, une pause, une course-poursuite et un combat intense que j’ai trouvé un peu long. La survie est évidemment au coeur du récit. Beaucoup de pages pour enfin arriver à un début de révélation, qui promet de grands moments pour la suite. Car enfin, certains personnages révèlent leur vraie nature.

La plume de Julie Limoges est surprenante par la force de ses détails et son sens de la mise en scène. Si ce second volume souffre un peu de quelques longueurs, on y plonge toutefois avec délectation.

Une fois encore, je me réjouis de découvrir le dernier tome et les secrets de ce monde sans soleil.

15 Août

Jamais trop tard pour un bilan final !

Le Challenge Francofou 4 est terminé depuis… houla, déjà 4 mois ? Hum, mes excuses msieurs dames. Mais il n’est jamais trop tard pour un bilan final, n’est-ce pas ?

Je vous dois en effet des excuses. J’ai lancé un challenge que je n’ai pas pu suivre moi-même et encore moins en assurer des bilans réguliers. Cela pour plusieurs raisons (santé, motivation, temps libre, …). Le blog est purement et simplement resté à l’abandon depuis le début de cette année. Et j’en suis la première désolée.

Mais il est hors de question de rester sur une note négative !
Alors voici ce bilan final. Un bilan de clôture, peut-être définitive je n’en sais trop rien. Car si j’aime beaucoup ce challenge, j’ai l’impression qu’il s’essouffle et n’intéresse pas grand monde. Vu le temps et l’énergie que cela coûte, je ne suis pas certaine de le renouveler. Sauf si un nouvel engouement voyait le jour. Nous verrons bien.

En attendant, voici le détail de ce que vous avez lu, cher Francofous 😉

Des titres et des chiffres

Pour ce récapitulatif, n’ont été pris en compte que les billets signalés via la Francobox, comme stipulé dans le règlement.

Nom : Nombre de billets :
Célindanaé 24
Walkyrie 15
Boudicca 14
Jeanne Sélène 7
Gilwen 7
Xian Moriarty 5
Doris 2
salyna 1
Total général 75
Boudicca
Anasterry – Isabelle Bauthian
Appel d’air – Anthologie
Bohème – Mathieu Gaborit
D’une rive à l’autre
Fleurs au creux des ruines – Chloé Chevalier
La brèche – Christophe Lambert
La Passe-Miroir, tome 1 – Christelle Dabos
Le club des punks contre l’apocalypse zombie – Karim Berrouka
Légendes abyssales – Anthologie
Les papillons géomètres – Christine Luce
Les Seigneurs de Bohen – Estelle Faye
L’instinct du troll – Jean-Claude Dunyach
Sénéchal – Grégory Da Rosa
Célindanaé
Anthologie coups de coeur des imaginales
Anthologie Rois et Capitaines
anthologie trolls et légendes
Apostasie
Ce qui nous lie de Samantha Bailly
Druide Olivier Peru
Fées, weed et guillonites Karim Berrouka
Fleurs au creux des ruines
HPL suivi de Celui qui bave et qui glougloute
La machine à remonter les rêves anthologie
La maîtresse de guerre de Gabriel Katz
La part des ombres Gabriel Katz
Le Village Emmanuel Chastellière
Les papillons géomètres
Les seigneurs de Bohen d’Estelle Faye
Les terres de l’Est Chloé Chevalier
L’étrange cabaret des fées désenchantées
Magiciennes et Sorciers
Notre dame aux écailles de Mélanie Fazi
Or et nuit Mathieu Rivero
Serpentine Mélanie Fazi
Shakti stefan Platteau
Source des tempêtes de Nathalie Dau
Votez Cthulhu de G.Balsamo et M.Picard
Doris
La Voie des Oracles : Aylus – Estelle Faye
Léviathan : la nuit – Lionel Davoust
Gilwen
Bane Seed – Tome 1 : Guerre ou Paix ? de Fanny André
Entre ses Griffes – Tome 1 : Le Tueur à l’As de Pique, d’Aurore Doignies
L’Aura Noire, de Ruberto Sanquer
Le matin en avait décidé autrement, de Salomé Vienne
Les Etoiles de Noss Head #1 Vertige, de Sophie Jomain
Pérismer #1 La Reine des Noctères de Franck Dive
Rose Morte – Tome 1: La Floraison, de Céline Landressie
Jeanne Sélène
Dylan Lago – Dan Advocat
Faon – Jean Bury
La petite fille aux cheveux noirs de Thomas Desmond
Les colonnes du temps 1 Genèse
L’évangile cannibale de Fabien Clavel
Mon été avec Lucifer – Édith Couture Saint-André
Neverland de Maxime Chattam
salyna
Esprits enchaînés de Florence Cochet
Walkyrie
Alfred Chocotte et le voleur de rêve
Ce dont rêvent les ombres d’Hilda ALONSO
Cosmographia de Nicolas Jamonneau et Mathieu Guibé
De fièvre et de sang de Sire Cedric
Jardin d’Hiver d’olivier paquet
Le cabinet des curiosités de Alaxrandra V.BACH et Hilda ALONSO
Le garçon qui aimait la lune de Rino ALIMO
Le potager Magique de Maître Botanicus de Stephanie LEON
Leparadis n’est pas si loin de Larchier
Les lutins Urbains 1 de Renaud Marhic
Les lutins Urbains 2 de Renaud Marhic
Les temps assassins 1 : Rouge Vertical de Pierre Leaute
Moi, peter pan de Michael Roch
Nid de poule e Michaël Sailliot
Un coeur d’ange pour Noël pour Vanesa Terral
Xian Moriarty
Bohème – Mathieu Gaborit
La lune seule le sait – Johan Heliot
La vieille anglaise et le continent – Jeanna-A Debat
Le Tempestaire T.02
Les Seigneurs de Bohen

Cadeaux !

S’il n’est pas trop tard pour le bilan final, il n’est pas trop tard non plus pour la distribution des cadeaux !
Les Editions Hydralune m’ont fait le plaisir d’être partenaire de ce Challenge Francofou 4. A ce titre, ils accordent deux titres numériques aux trois vainqueurs de cette édition : Heaven Forest d’Andréa Deslacs et Le soleil des hommes de Julie Limoges, récemment chroniqué ici-même.

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Remportent donc :

Célindanaé

Le soleil des hommes : Nuit de cendres (tome 1) – Julie Limoges
Heaven Forest (trilogie complète) – Andréa Deslacs

Walkyrie

Le soleil des hommes : Nuit de cendres (tome 1) – Julie Limoges
Heaven Forest (tome 1) – Andréa Deslacs

Boudicca

Le soleil des hommes : Nuit de cendres (tome 1) – Julie Limoges
Heaven Forest (tome 1) – Andréa Deslacs

Merci beaucoup à Hydralune pour sa participation !
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Un grand merci à tous les participants !

A très bientôt 😉

23 Juil

Le soleil des hommes : nuit de cendres – tome 1 (Julie Limoges)

Le soleil des hommes, tome 1 : Nuit de cendres par LimogesSale temps sur le monde.

Dans la nuit perpétuelle et sous la pluie, la guerre s’apprête à s’abattre une fois encore sur les terres exsangues du royaume des Hommes. Acculés par des hordes décharnées au sud, les Humains doivent à présent faire face aux armées multines prêtes à déferler par le nord.
Non loin de ce nouveau front, Akhyla et son groupe de mercenaires effectuent une mission délicate dans une auberge isolée. Une mission qui prend des allures de piège lorsqu’ils sont abordés par un guerrier aussi curieux que menaçant, puis attaqués par des soudards. Dans la mêlée générale qui s’ensuit, ils parviennent à s’emparer de leur objectif, un vulgaire orbe, avant de fuir pour sauver leur peau.
Réfugiés dans une bourgade voisine avec l’objet dérobé, ils sont loin de se douter que tous les yeux viennent de se braquer sur eux.

Détails techniques :

Editions Hydralune
Science-Fiction / Fantasy
416 pages (version brochée)
Premier tome d’une trilogie
3,99€ ebook, 16€ broché (frais de port inclus, via le site de l’éditeur)

Mon avis :

J’ai découvert Julie Limoges grâce aux nouvelles qu’elle a publié dans plusieurs numéros de la revue Etherval. Sa plume m’a tout de suite accrochée. C’est donc sans hésitation que je me suis plongée dans le premier volume de sa trilogie « Le Soleil des Hommes ».

A l’heure où je rédige cette chronique, plusieurs mois se sont écoulés depuis ma lecture de « Une nuit de cendres ». Les détails du récit se sont envolés, mais je me souviens avec netteté de mes sentiments lorsque je tournais les pages numériques de ce livre.
Comme le présente si bien le quart de couverture, il y a de l’action. Beaucoup. Mais ne vous attendez pas pour autant à un récit guerrier sans morale ni saveur. Quoique… certains personnages n’ont en effet pas beaucoup de morale. Et c’est tant mieux. Pour autant, s’il existe dans ce livre quelques archétypes, certains sont beaucoup plus profonds, forts et fragiles, torturés et surtout intéressants. Je pense évidemment à Akhyla, mais pas que.
Les péripéties vécues par les mercenaires nous poussent à vouloir découvrir le fin mot de cette mission énigmatique, tandis qu’en parallèle, une traque sans merci se prépare.
Quelques indices laissent à penser que le monde nocturne dans lequel nos héros évoluent n’a pas toujours été si sombre. Un évènement majeur a, semble-t-il, provoqué cette nuit perpétuelle et changé la face du monde. Bien des sciences et techniques ont ainsi été perdues, ne laissant que des reliques convoitées par les différents peuples qu’abrite désormais ce monde mystérieux.

Et c’est sans doute la partie qui m’attire le plus. Si les batailles et courses-poursuites d’Akhyla m’ont fait tourner les pages avec frénésie, l’histoire du monde développé par Julie m’interpelle plus encore. Et si ce monde est sombre, l’atmosphère du récit l’est tout autant. Le danger est partout : entre les différents camps bien sûr, mais aussi en leur sein suite à certaines dissensions internes, ou encore à cause des morts-vivants et de cette maladie réputée mortelle.

Si vous cherchez un livre dans lequel l’ennui n’a pas sa place, si vous avez envie d’être surpris, de croiser la route de personnages attachants, et comme moi, de savoir pourquoi le soleil à disparu : alors n’hésitez pas, plongez dans « Le Soleil des Hommes ».

Personnellement, il me tarde d’y retourner avec le second volume (déjà disponible) : « Jusqu’au ciel ».

9 Déc

Léviathan : le pouvoir (Lionel Davoust)

Résultat de recherche d'images pour "léviathan le pouvoir"Quart de couverture :

De nos jours, les progrès scientifiques ont chassé les vieilles superstitions et l’enchantement, cédant la place à une ère de raison où même la religion chancelle. Or, dans les profondeurs de l’inconscient, les traditions antiques, les peurs ancestrales, il subsiste une porte entrouverte sur des prodiges dépassant l’entendement. Ce n’est pas de la magie ; c’est du pouvoir. Rares sont ceux à y accéder. On les a appelés prophètes, sorciers, chamanes au fil des âges. La plupart ont été exterminés sur le bûcher, mais certains ont concrétisé les rêves les plus fous de l’humanité : richesse, domination. Jeunesse éternelle. Et ils se font la guerre – en riant.
Michael Petersen, biologiste marin, fait les frais de cette guerre. Pris dans une machination dont il ignore les enjeux mais dont il est la clef, il a vu presque tout son entourage périr de mort violente ; pire, il est lui-même la cible d’une chasse à l’homme qui le contraint à vivre en paria. Andrew Léon, l’agent du FBI qui a aidé la famille Petersen à fuir les États-Unis, est devenu lui aussi une proie : l’inquiétant Comité compte sur son outil de cartographie de la conscience humaine pour localiser Michael. Une course contre la montre s’engage, afin de détruire le biologiste avant l’éclosion de son pouvoir, capable d’anéantir l’organisation.
De révélations en rebondissements, le héros de Léviathan perce les voiles d’illusion qui entourent son existence. Mais il devra d’abord lutter pour sa survie, avec l’aide d’une ombre prédatrice, d’un faux prêtre et d’une vraie mage, jusqu’à l’affrontement décisif.

Détails techniques :

Editions Don Quichotte
Thriller Fantastique
Tome 3 d’une trilogie
N’existe qu’au format broché (23€)
541 pages

Mon avis :

Ayant acquis les tomes 2 et 3 en même temps, il m’était inconcevable de refermer ce second tome, Léviathan : la nuit, sans ouvrir le dernier volet de cette trilogie.

Pour Michael, si les choses ne sont pas encore très claires, il sait à présent qu’il n’est pas responsable des morts qui l’entourent. Et pourtant, sans avoir lui-même tué, il sent qu’il est lié à ce qui se trame dans son sillage. Cette Ombre qui porte son visage n’a de cesse de se rapprocher de lui sans pour autant lui ouvrir les portes du savoir. Car c’est à Michael qu’il revient de découvrir qui il est réellement.
Pendant que ce dernier se retranche dans ses pensées, le Comité le traque sans relâche, n’hésitant pas à user des moyens les plus retords pour arriver à leur fin.

Léviathan : la nuit nous conduit au plus profond du soi. On suit les méandres de Michael comme une sorte de huis clos intérieur, entre lui et son Ombre, cherchant à la fois à maîtriser le pouvoir qu’il se sait capable d’utiliser et la terrible raison qui pousse le comité à le mettre hors course. En parallèle, Masha fait tout son possible pour piéger le comité à son propre jeu. Manipulations et fourberies sont le quotidien des joueurs, mais lequel d’entre eux surprendra-t-il les autres ?

Ce volume est à la fois un parcourt psychologique et une course-poursuite haletante où les évènements s’enchainent les uns à la suite des autres. Malgré quelques longueurs (répétitions des faits et tergiversations), l’action y est à son point culminant, ne laissant plus aucun autre choix au lecteur que de tourner les pages pour non plus découvrir le fin mot de l’histoire, puisque l’on connait désormais les tenants et aboutissant, mais surtout pour savoir si Michael parviendra à son but ultime. Les retournements de situations vont bon train, et on s’en réjouis. Le tout menant vers une fin en demi-teinte qui correspondant parfaitement à l’esprit de la trilogie « Le mystère Léviathan ». Une conclusion plutôt rare et que je sais apprécier.

D’autres avis :

Xapur, Blackwolf, Cédric Jeanneret, Tigger Lilly, …

challenge-francofou

Lu et chroniqué dans le cadre du Challenge Francofou 4 de La Magie des Mots.

30 Nov

Léviathan : la nuit (Lionel Davoust)

Résultat de recherche d'images pour "léviathan la nuit"Quart de couverture de « Léviathan : la nuit » :

La nuit du solstice d’hiver, au cours d’une violente tempête, le biologiste marin Michael Petersen a disparu dans les eaux glacées de l’Antarctique. Alors que ses chances de survie sont infimes, le miracle se produit : le corps du chercheur, plongé dans un profond coma, est découvert échoué sur une grève. Non loin du rivage, une troupe d’orques paraît veiller sur le miraculé. Le verdict des médecins est aussi troublant qu’énigmatique : Petersen est en train de rêver.
Ces faits inexplicables ne le sont pourtant pas pour tous : le Comité, une organisation occulte dont les agents exercent depuis des années une étroite surveillance du zoologiste, met tout en oeuvre pour le réinstaller dans la tranquillité de son foyer. Pourquoi un modeste père de famille suscite-t-il une telle craitne chez les puissants mages de la Voie de la Main Gauche ? Quelle corrélation établir entre les cauchemars de Michael et les tentatives d’homicide dont sont subitement victimes les membres de son entourage ?
Masha, épouse de Michael et agent double au service du Comité, est bien décidée à le découvrir. Mais le FBI s’invite dans le Jeu en la personne d’Andrew Leon, un mathématicien que le paranormal n’effraie pas. En effet, alors que tout désigne le biologiste, à la personnalité fragile et clivée, comme l’auteur de ces crimes en série, l’agent spécial entrevoit une autre hypothèse, capable de faire vaciller un esprit aussi solide que le sien.
Après le solstice viennent les ténèbres, après la chute tombe la nuit, et Los Angeles frémit tandis que s’étend l’Ombre de Léviathan.

Détails techniques :

Editions Don Quichotte
Thriller Fantastique
Tome 2 d’une trilogie
N’existe qu’au format broché (22€)
408 pages
Plus de détails

Mon avis :

Le premier tome, acquis au format poche il y a deux ans, a été dévoré. J’ai longuement attendu une sortie des tomes suivants au format poche ou numérique, mais pour diverses raisons, ce n’est toujours pas le cas (et ça risque de ne pas l’être de si tôt). Du coup, j’ai craqué (le porte-feuille). Je viens d’achever Léviathan : la nuit et Léviathan : le pouvoir dans la foulée, mais je vais tenter de séparer les deux, même si mon sentiment est très similaire pour chacun.

« Après la chute tombe la nuit », au sens propre comme au figuré. Michael reste dans un profond coma suite à sa chute dans les eaux glacées de l’Antarctique, tandis qu’une Ombre chargée de haine s’abat sur le monde. Les deux sont intimement liés. Et alors que les liens qui retiennent Michael sont tranchés un par un, on apprend quel est l’enjeu de cette comédie que joue l’entourage du naufragé. Peu à peu, on découvre les pouvoirs des mages, leurs capacités, leurs secrets et leur réelle personnalité. Masha a prit sa décision : envers et contre tous, elle reste une guerrière… à sa façon. Et tandis que Michael prend peu à peu conscience d’être un pantin que l’on manipule, la Main Droite tente de s’immiscer dans la partie.

Voilà un tome bien construit, qui répète suffisamment les faits pour que la lectrice amnésique que je suis se rappelle ce qu’elle a lu il y a plus d’un an. Mais surtout, un volume qui tient en haleine, dont l’intensité ne cesse d’augmenter et qui promet une fin en apothéose. Des personnages qui évoluent et qui apportent leur lot de surprises, comme Andrew Leon que j’ai particulièrement apprécié. Un cheminement important a lieu pour chacun, alors que l’intrigue bat son plein. On sent un travail en profondeur sur tous ces personnages, leur histoire et leur caractère. Et c’est une véritable réussite, car ce sont bien les personnages, riches et bien construits, qui portent l’essentiel de cette trilogie.

Au delà de l’aspect thriller, course-poursuite et faux fuyants, les thèmes principaux sont ici clairement dévoilés : la manipulation, le savoir (ou ne pas savoir), l’identité et en toile de fond, la religion et son influence, bien que cette dernière partie aurait pu être plus exploitée. On se retrouve dans un récit bien plus sombre et inquiétant que dans le premier volet, qui apportait pourtant déjà bien des questions et de l’angoisse. Le lecteur est happé par l’action qui ne cesse de se renouveler, de rebondir pour mieux surprendre.

Je me rappelle de ce moment, vers le tiers du livre, où j’ai enfin compris qui était Michael et quels étaient les enjeux pour le Comité. Un « oh ! » m’a échappé et le zom s’est demandé ce qu’il me prenait. J’ai répondu : « mais c’est GENIAL ! Cet auteur est formidable ! ».

Y’a du level, là, Monsieur Davoust ! (oui, moi quand je trouve mon maître, je donne du Monsieur avec un grand M)

Autant dire que je suis directement passée à Léviathan : le pouvoir.

D’autres avis :

Lorhkan, Imaginelf, Xapur, Blackwolf, Cédric Jeanneret, Jae Lou, Tigger Lilly, …

challenge-francofou

Lu et chroniqué dans le cadre du Challenge Francofou 4 de La Magie des Mots.

31 Oct

La Voie des Oracles – tome 3 (Estelle Faye)

FORMAT LIVRELa voie des oracles-Aylus3[1]

La Voie des Oracles : Aylus

L’intervention de Thya a changé l’Histoire. Vingt ans après, guidé par Thya, Aylus est devenu Empereur. Il règne à Rome en basant toutes ses décisions sur la divination et s’entoure d’oracles plutôt que de conseillers. Tout cela, il en est persuadé, est pour le plus grand bien de son peuple. Ayant créé une théocratie redoutable, il n’hésite pas à sacrifier des centaines de vies humaines au nom d’un avenir meilleur promis par les oracles. La ville de Rome elle-même a changé. Les statues de Tirésias, d’Apollon, de Cassandre ornent désormais le forum, et le symbole d’Aylus, un grand œil pourpre, qui pleure des larmes de peinture, recouvre les murs et les stèles des rues.

Pour avoir perpétré une tentative d’assassinat sur son frère, Gnaeus Sertor, le père de Thya, a été démis de toutes ses fonctions dans l’armée, privé de son statut de sénateur, et exilé dans la plaine du Pô, dans une latifundia dont il ne sort plus, rongé par la culpabilité.

Détails techniques :

Editions Scrinéo
Parution : avril 2016
352 pages
16,90 € grand format
Couverture : Aurélien Police

Mon avis :

Aylus, le troisième et dernier tome qui clôt la trilogie de La Voie des Oracles. Un volume qui pourrait se lire indépendamment des deux autres, puisqu’il repart de zéro… ou presque. Mais il serait dommage de se priver des premiers.

On se retrouve en effet à nouveau à l’époque où tout commence, sauf que les rôles sont tous inversés. Aylus a prit l’ascendant sur son frère et est devenu Empereur, portant ainsi les devins au sommet de leur gloire et réduisant le catholicisme à néant. Thya, son héritière, vit à ses côtés à Rome, alors que son père Gnaeus est exilé loin de la vie impériale. Même Enoch est loin du personnage que l’on a connu dans les tomes précédents. Et pourtant… dans ses rêves, Thya aperçoit un autre monde. Un monde qui aurait pu être, ou qui a été ? Comme un souvenir qui n’a pourtant jamais eu lieu.
Dans l’ombre, une autre Thya, plus âgée, se rend compte que dénouer les fils du temps pour reconstruire une autre toile n’était pas une si bonne idée. Quelque chose dans cette grande tapisserie a été rompu et menace le nouveau monde de sombrer dans le chaos.

Voilà un retournement inattendu ! Quelle surprise de voir tous ces personnages pratiquement à leur opposé, et pourtant toujours eux-même, bien ancrés dans leur caractère. Il s’agit presque de la même histoire que sur les deux premiers tomes, le même parcourt, le même chemin, mais plus condensé et avec un décor et des enjeux différents. Il s’agit là d’un travail que j’imagine très difficile, il ne s’agit pas de « prendre les mêmes et on recommence », c’est bien plus subtil que ça. Au final, la conclusion de cette trilogie est brillante et pleine de surprises.
A nouveau, on sent le travail de recherche en profondeur sur le panthéon greco-romain, mais aussi sur ce à quoi ressemblait le monde au 5ième siècle.

Le voyage dans le temps et les répercussions qu’un petit changement peut avoir sur le court de l’histoire son ici brillamment représentés. Un travail ardu, risqué, mais Estelle, le pari est gagné 😉

 

D’autres avis :

Le Sentier des Mots, Acr0, Blackwolf, Dup,

challenge-francofou

Lu et chroniqué dans le cadre du Challenge Francofou 4.

22 Oct

Challenge Francofou 4 : un cadeau pour chaque participant !

Tout est dans le titre. Ou presque.

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Fin septembre, quatre auteurs liégeois se sont réunis dans un gîtes pour un weekend consacré à l’écriture. Chacun a bien entendu travaillé sur son projet personnel, mais les quatre joyeux lurons se sont aussi lancé un challenge : rédiger de courtes nouvelles sur des thèmes définis. La méthode ? Une sorte de cadavre exquis… à leur sauce.

De ce weekend sont nées une petite douzaine de nouvelles. Quatre d’entre-elles ont été sélectionnées pour former un petit recueil de mini-nouvelles, sans prétention aucune.

Vous l’aurez compris, chaque participant au Challenge Francofou 4 ayant validé sa participation avec une première chronique, recevra en cadeau ce très court aperçu de notre travail collectif.
Et le pire, c’est qu’on compte bien remettre ça.

cadavres-palots

 

« Prenez quatre auteurs, enfermez-les trois jours, et forcez-les à écrire… Ajoutez une pincée d’humour, un soupçon d’aventure, un zeste de… Oh non, oubliez les formules toutes faites. Parce que ces nouvelles ne sont pas ordinaires.

Entrez dans la morgue littéraire. »

 

15 Oct

Fahrenheit 451 (Ray Bradbury)

Résultat de recherche d'images451 degrés Fahrenheit représentent la température à laquelle un livre s’enflamme et se consume. Dans cette société future où la lecture, source de questionnement et de réflexion, est considérée comme un acte antisocial, un corps spécial de pompiers est chargé de brûler tous les livres dont la détention est interdite pour le bien collectif.

Montag, le pompier pyromane, se met pourtant à rêver d’un monde différent, qui ne bannirait pas la littérature et l’imaginaire au profit d’un bonheur immédiatement consommable. Il devient dès lors un dangereux criminel, impitoyablement pourchassé par une société qui désavoue son passé.

Détails techniques :

Folio SF
Première publication : 1953
224 pages
5,90 € format poche, 5,49 € format électronique

Mon avis :

Fahrenheit 451, un grand classique de la SF qui m’attendait sagement dans ma bibliothèque depuis un certain temps. Il en est enfin sorti et, bien que le roman ait pris de l’âge, il est encore d’actualité. Plus que jamais.

Le futur, une année inconnue. Un peu d’uchronie avec cette bombe nucléaire lancée dans les années 60. Et surtout, un peuple lobotomisé, éduqué pour ne pas penser, ne pas réfléchir. La seule préoccupation de l’humain doit être de prendre du plaisir. Tout de suite. Tout le temps. La culture ? Bannie. Elle aiderait les esprits à penser par eux-même, chose bien trop dangereuse.
Dans ce monde, la télé est devenue un monde en trois dimensions. Des « murs » où des personnages parlent au spectateur, leur répondent, le fait rire. Des personnages qui deviennent une « famille » à laquelle on s’accroche.

N’est-ce pas, dans un certain sens, proche de ce qu’est devenu Facebook pour certains ? Un lieu où retrouver des gens connus où inconnus auxquels ont s’accroche. Un lieu que l’on ne quitte plus, du réveil au coucher, en passant par notre quotidien. De la reconnaissance, du divertissement immédiat, du bonheur virtuel.

Les livres, ces fausses histoires rédigées comme si ces mensonges s’étaient vraiment déroulés par le passé, sont proscrits. Interdits. Brûlés par les pompiers chargés de débarrasser le monde de cette culture abrutissante.
Jusqu’à ce que Montag, un de ces pompiers, fasse la rencontre d’une jeune fille qui regarde la lune (mais qui, aujourd’hui, regarde la lune ? Pour quoi faire ?) et joue avec une fleur jaune.

Fahrenheit 451 est un livre magistral qui nous ramène à ce qui rend l’humain si spécial : la capacité d’imaginer, de rêver, de penser par lui-même. Un livre qui devrait être lu par beaucoup.
Mon seul regret est de constater combien la femme est totalement inutile dans cette histoire. Elle est reléguée à un personnage tertiaire, une plante qui fait joli. La femme de Montag ne travaille pas, ne fait rien d’autre de ses journées que de discuter avec sa « famille » et inviter des copines tout aussi superficielles. Parmi les quelques personnages un peu plus profonds, qui réfléchissent, qui sont un tant soit peu cultivés ou même parmi les exilés : aucune femme.
Un monde machiste rédigé dans des années machistes. Dommage. Mais peut-être cela peut-il également ouvrir les yeux à certains.

2 Oct

Challenge Francofou 4

Vous en voulez encore ? Très bien, c’est reparti !

Fin du suspense

Vous avez été quelques-uns à suivre le petit teasing :

 

teasing

pal-fr
Ma PAL francophone

challenge-francofou

Francofou ? What’s… Qu’est-ce donc ?

Les auteurs anglophones ont la chance d’être très appréciés en Europe, parfois au détriment des auteurs francophones. Comment soutenir ces derniers ? Comment donner envie aux gens de les lire ? Eh bien en lançant un challenge de lecture d’auteurs francophones, pardi !
Le nom « Francofou » a simplement été emprunté aux Francofolies de Spa, un festival de musique francophone (enfin, c’était l’idée il y a quelques années…).

Règlement 2016-2017

Retour aux choses simples.
Terminé le système de points. Terminé les avantages pour ceux qui soutiennent les petites maisons d’édition (que cela ne vous empêche pas de le faire, évidemment !).

– le texte doit appartenir au genre de l’imaginaire (SFFF) et provenir d’un auteur francophone
– romans, nouvelles, novellas, recueils (collectifs ou non) et BD sont acceptés. Seront rejetés essais et poésie.
– seuls les blogueurs peuvent participer au Challenge Francofou
– chaque chronique doit être déposée dans la Francobox ci-dessous (je n’irai pas fouiller le web à votre recherche!)
– le logo du Challenge Francofou (ci-dessus) doit être bien visible sur chaque chronique, ainsi que le lien renvoyant vers ce billet
– le blogueur valide sa participation dès la première publication d’une chronique
– aucun quota minimum ni maximum, chaque blogueur peut chroniquer autant de textes qu’il le souhaite
– le Challenge Francofou est combinable à souhait avec d’autres challenges
– le Challenge Francofou débutera le mercredi 05 octobre 2016 et s’achèvera le vendredi 31 mars 2017.

FrancoBox :

Pour déposer vos chroniques, c’est par ici !

Qu’est-ce qu’on y gagne ?

Le plaisir de lire des auteurs « locaux » !
Bon ok… et quelques cadeaux.

En voici d’ailleurs un premier offert à tout participant au Challenge Francofou 4 dès leur première chronique entrée dans la FrancoBox :

cadavres-palotsQuatre mini-nouvelles rédigées par quatre auteurs belges. Chacun ayant continué le récit commencé par un autre… et ainsi de suite, un peu comme des cadavres exquis… mais version pâlots.

« Prenez quatre auteurs, enfermez-les trois jours, et forcez-les à écrire… Ajoutez une pincée d’humour, un soupçon d’aventure, un zeste de… Oh non, oubliez les formules toutes faites. Parce que ces nouvelles ne sont pas ordinaires.

Entrez dans la morgue littéraire. »

Conclusion :

Tous à vos PAL ! Et bon Francofou 😉

 

22 Sep

Black-Out (Marc Elsberg)

Résultat de recherche d'images pour "black-out marc elsberg" Quart de couverture de « Black-Out : Demain il sera trop tard »:

Par une froide soirée d’hiver, le réseau électrique européen commence à lâcher. De nombreux pays s’enfoncent dans l’obscurité et plusieurs centrales nucléaires mettent en danger la vie de millions d’êtres humains. Menace terroriste ou défaillance technique ? Piero Manzano, ex-hacker italien, croit savoir qui est responsable. Avec l’aide d’un policier français d’Europol, François Bollard, Manzano s’engage dans une véritable course contre la montre face à un adversaire aussi rusé qu’invisible.

 

 

 

 

Détails techniques :

Editions Piranha
Science-Fiction / Thriller
Sorti le 5 mai 2015 en VF
480 pages au grand format
Grand format : 22,90 € ; Format poche : 8,10 € ; Format électronique : 9,99 € (cherchez l’erreur)

Mon avis :

Le sujet m’intéressait. On nous parle de « blackout » en Belgique depuis deux ou trois ans : à savoir que nous risquons, en hivers, d’avoir des blackout « ciblés » par zones dû au manque d’électricité comparé à la trop forte demande par temps froid. Il existe des cartes de ces zones avec les priorités et tout un plan d’action pour ces blackout de quelques heures, que l’on peut trouver sur le net. Cela n’a évidemment jamais été appliqué, et les médias ont joué un grand rôle dans la peur chronique/maladive que certains citoyens ont développée. Les gens se sont rués sur les lampes de poches, les moyens de chauffage alternatifs voire même les accumulateurs d’énergie et autres générateurs… tout ça pour rien. Et au pire, si ça devait arriver, ce ne serait que pour quelques heures.

Bref, le sujet m’intéressait. Car ici, on parle d’une apocalypse énergétique. Apocalypse, oui. Imaginez notre monde actuel, notre civilisation basée sur la communication et le transport, sur le pétrole et… l’énergie. Plus d’électricité ? Plus de chauffage, de frigo, de lumière pour les habitants. Mais si la panne se prolonge, les pompes à eau ne fonctionnent plus non plus et vous vous retrouvez également sans eau, sans douche, sans wc… très vite, l’approvisionnement en carburant se raréfie et c’est aussi la panne des transports en tous genres. Les magasins ferment, vos placards sont vides, les camions d’approvisionnement en cas de crise sont la cible de groupes acharnés, affamés, prêts à tout pour survivre. Au bout d’une semaine, sans fuel pour leurs générateurs, les hôpitaux et autres grosses infrastructures sont obligées de fermer à leur tour. Alors oui, c’est bien une forme d’apocalypse.

A ce côté « fin du monde civilisé », un peu à la walking dead mais sans zombie, s’ajoute la dimension thriller. D’où vient cette panne ? Est-ce réellement technique ou quelqu’un a-t-il hacké les « compteurs intelligents », comme le soupçonne Piero Manzano ? Les grandes instances européennes enquêtes tandis que Piero, finalement soupçonné d’avoir orchestré lui-même tout ce joli bordel, s’engage dans un European Roadtrip afin de trouver le réel coupable.

Il y a toute une partie assez technique qui m’est apparue plutôt imperméable. Même si l’auteur a tenté de le rendre compréhensible au commun des mortels, cet aspect des choses ne m’intéressant que très peu, je n’ai même pas tenté de le comprendre ou de le retenir. L’aspect catastrophe et thriller m’intéressaient bien plus. Le récit est bien rythmé et peut facilement happer le lecteur… mais je n’ai pas été aussi enthousiaste à la lecture de ce roman que je ne l’espérais. Blackout est pourtant un chouette bouquin qui se laisse lire et qui ravira la plupart des lecteurs, mais je ne pense pas en garder un souvenir impérissable.

Un second tome vient de sortir : Zéro.

Dans la blogosphère :

Cornwall,