6 Nov

La productivité à tout prix

Peut importe où on pose les yeux, chez qui on tend l’oreille, il y a cette vision de « vie parfaite » qui revient continuellement : « il faut être actif, faire du sport, avoir un boulot, une famille, des hobbies (créatifs, la plupart du temps), … ».
Bref, dans la vie, il faut être productif. Sinon, c’est mal vu. On est fainéant. On ne sert à rien.

Ces dernières semaines, je me suis rendue compte que cette comptine, d’apparence bienveillante, avait sur moi un effet véritablement néfaste.
Ce n’est pas souvent que je fais des billets d’humeur, mais je pense que celui-ci est important car je ne pense pas être la seule concernée.

« Alors ? Il en est où ton roman ? »

productivite au travail

L’aspect temps

J’ai un roman en cours de construction depuis maintenant plus d’un an. La rédaction d’un roman est très difficile pour moi qui n’ai jusqu’à présent publié que des nouvelles. Passer d’un format à un autre est un exercice périlleux. Les codes ne sont pas tout à fait les mêmes, la structure encore moins. J’en parlais encore hier avec Fabien Clavel qui, lui, a eu du mal à passer du roman à la nouvelle. Bref, même combat.
De mon côté, c’est d’autant plus difficile que l’écriture reste pour moi un hobby et non mon métier principal. J’ai toujours dit que le jour où je devrais me forcer à écrire, j’arrêterais. Je le fais par plaisir, si je dois me flageller pour utiliser mon clavier, il y a un problème. C’est aussi parce qu’il s’agit pour moi d’une passion « passe-temps » que je suis très lente à écrire. A côté de mes projets littéraires, j’ai un boulot à temps plein et une maison et des animaux à entretenir. Autant vous dire qu’après une journée de travail, les courses, un brin de ménager et préparer le repas, je n’ai plus la force qu’à m’écrouler sur mon canapé devant une série. Et encore, pas trop longtemps sinon je m’endors. Car si certains sont capables d’écrire jusqu’à 2h du matin avant de reprendre le boulot le lendemain, ce n’est malheureusement pas mon cas.
Bref, le temps est ce qui me manque cruellement.

Mais en dehors du temps libre, il y a bien d’autres aspects qui entrent en jeu !

La légitimité

Bien que publiée officiellement par des maisons d’éditions et non en auto-édition, je ne me considère pas comme une professionnelle en ce domaine (le syndrome de l’imposteur, vous connaissez ?). Je n’ai pas étudié les lettres, mais la comptabilité. Je ne gagne presque rien avec mes quelques publications. Je ne publie pas très régulièrement (2 nouvelles par an en moyenne). Bref, je ne vais pas vous lister ici la liste des pourquoi… ce serait trop long et ce n’est pas le sujet. Pourtant, je sais que mon travail mérite reconnaissance, mais voyez-vous, rien que de le dire, cela fait très prétentieux. Et je déteste ça.

La motivation

Procrastination, quand tu nous tiens…
Il s’agit là d’un problème récurrent, et pas que chez moi. Il est si simple et libératoire de scroller facebook plutôt que de s’atteler à la tâche !
Dernièrement, j’ai très peu écrit. Par contre j’ai écouté pas mal de podcast sur l’écriture, dont l’excellent Procrastination (titre qui veut tout dire) présenté par Lionel Davoust, Mélanie Fazi et Laurent Genefort. Quelque part, j’avais l’impression de travailler même si mon roman n’avançait pas. Je m’instruisais, je me documentais pour le moment où le temps et l’envie seraient présents. Mon sentiment de productivité était assouvi.

Pourtant, j’ai terriblement envie de le finir, ce bouquin. Parce qu’une fois achevé, je pourrai enfin me dire « ça y est, tu as relevé le défi ! », je pourrai le proposer à des maisons d’édition et, qui sait, peut-être m’offrira-t-il un jour une nouveauté à présenter en salon. Parce que des salons, je continue à en faire et que j’adore ça, mais sans nouveauté, il viendra un moment où ma présence ne sera plus nécessaire. Parce que, aussi, quelques personnes ont lu le début et sont très intéressées par le potentiel de mon histoire. Et ça, ça motive.

Mais être motivé et faire le pas pour se mettre au travail, c’est encore différent.

Les doutes

La semaine dernière, j’étais en congé. Du TEMPS ! Enfin !
J’ai donc ouvert Scrivener et ai relu tout ce que j’avais rédigé jusque-là, histoire de me remettre dans le bain. Et là, je me suis sentie complètement dépassée, misérable, incapable, … bref, j’étais à la pointe immergée de l’iceberg.

 

J’en ai même pleuré tant cela me paraissait insurmontable. Et là, mon compagnon m’a dit : « tu ne vas pas te mettre dans des états pareil pour un hobby, tout de même ?! ».

Il avait parfaitement raison.

Sois productif !

« Alors ? Il en est où ton roman ? »

Dans la vie, il faut produire sans cesse et toujours plus. Qu’il s’agisse du travail, de faire des gosses (quand t’as le premier, on te pose tout de suite la question « à quand le deuxième » ?), ou même des loisirs. Cette routine, cette obligation est tellement ancrée en nous que nous ne nous en rendons plus compte. On pose la question par gentillesse (pensons-nous), par automatisme, « alors, le travail ? Les enfants ? Le roman ? ». Produire. Encore.

J’apprécie grandement le travail et l’aide online fournie par Lionel Davoust, mais il y a un point fondamental avec lequel je ne suis plus d’accord avec lui. Je l’étais, jusqu’à cet épisode de la semaine dernière. Il s’agit de son conseil d’écrire un peu tous les jours. Même s’il ne s’agit que d’une ligne.

Produire. En toutes circonstances.

En réalité, si je suis tombée si bas, c’est à force d’entendre mes amis, les autres écrivains et connaissances du monde du livre me questionner sans cesse sur l’état de ce fameux roman. De les voir avancer, eux, et moi rester loin derrière, à la traîne. De ne pas être capable d’appliquer cette règle simple d’écrire une ligne par jour. Je n’ai pas pu avancer pour diverses raisons, par volonté ou non, mais à force d’entendre cette bienveillante question, une certaine pression s’est mise à peser sur mes épaules. Il devenait obligatoire, impératif, que je me remette à écrire. Je l’ai fait parce que j’en avait l’occasion, et pourtant ce n’était pas le moment. J’ai craqué. Je m’en suis même voulue de ne pas avoir progressé alors que j’avais toute une semaine devant moi.

Attention, je ne dis pas que mon état est dû aux autres. Je ne m’apitoie pas non plus sur mon sort. Je pense par contre que cette obligation de productivité est devenue partie intégrante de notre société, de notre façon de penser, et que cela ne convient pas à tout le monde.

Des solutions ?

J’ai parlé ici de mon expérience personnelle, en rapport avec l’écriture, mais cela s’applique à bien d’autres domaines.

La vie parfaite des uns ne l’est pas pour les autres. A chacun son rythme et ses envies. La société actuelle nous impose déjà bien trop de clichés.
Bien souvent, les phrases toutes faites de « politesse » font culpabiliser les gens à qui elles sont adressées, quand cela ne les vexe pas carrément. Laissez les femmes utiliser ou non leur vagin au lieu de leur imposer d’enfanter, laissez les gens prendre du poids si le sport c’est pas leur truc, ne traitez pas tous les chômeurs de fainéants parce que vous avez la chance d’avoir un boulot qui vous plait (ou pas d’ailleurs), bref, cessez cette fausse bienveillance.

Je ne désespère pas de terminer ce livre un jour, mais ça sera en fonction de moi et non de ce que la « bienséance » voudrait m’imposer.

 

Résultat de recherche d'images pour "cliché"

6 Jan

Bilan 2016 – Horizon 2017

Le bilan de l’année écoulée est devenu une tradition chez les blogueurs, et La Magie des Mots n’y déroge pas !

Statistiques :

Vous voulez du concret ? Du palpable ? Des chiffres et des comparaisons ?
Les voici :

stat

Le nombre de visite à légèrement diminué par rapport à 2015, mais cela s’explique également par la diminution de billets publiés : 31 en 2016 contre 38 en 2015… et 61 en 2014.
Moins de temps, moins de lecture, et avouons le : moins de motivation pour le blog. Voici les raisons de cette activité sans cesse décroissante.

Côté blog :

Comme dit plus haut, il y a eu nettement moins d’activité de ma part sur le blog cette année, et surtout depuis cet automne.

Quelques points importants :

  • Mars : fin du Challenge Francofou 3 avec 16 participants et un total de 163 chroniques ! Record battu !
  • Octobre : début du Challenge Francofou 4 et retour aux règles habituelles. A l’heure actuelle, il y a 7 participants pour 36 chroniques.
  • La page Facebook de La Magie des Mots a atteint 309 likes !

Je n’ai malheureusement participé à aucun autre challenge cette année. Le but principal était de réduire ma pile à lire le plus possible, et donc d’acheter le moins possible. Il est vrai qu’avec les livres déjà présents chez moi, j’aurai pu participer à d’autres challenges. Mais l’envie n’y était pas. J’avais surtout besoin de passer du temps pour moi, dans ma bulle, sans vivre en fonction des autres. En cela au moins, j’ai tenu promesse.

Cette année, j’ai lu quelques excellents livres. Des titres vraiment très très bons, mais pas de là à les déclarer « coup de cœur ».
Pas de top 3 pour 2016.

Côté auteur :

Si 2016 fut bien triste pour le blog, c’est tout autre chose pour l’auteur !

Résultat de recherche d'images pour "writing"

J’étais présente à quelques salons :

  • Salon Fantastique (février)
  • Imaginales (mai)
  • Retro Wizard Day (octobre)
  • Mon’s Livre (novembre)

Si les réunions mensuelles des Ardents de l’Imaginarie ont débuté en 2015, c’est en 2016 que les projets ont commencés à se concrétiser.
Les Ardents, c’est un groupe d’auteurs / éditeurs / blogueurs / autres (en bref, les amateurs de l’imaginaire en général) en région liégeoise qui ont décidés de se regrouper régulièrement autour d’un verre pour discuter de tout mais surtout de rien. C’est grâce à l’un d’eux, Christophe Mavroudis, que nous avons pu être présents au Rétro Wizard Day. D’excellentes rencontres !
En septembre, 4 auteurs des Ardents se sont réunis le temps d’un weekend dans un gîte afin d’avancer sur leurs projets respectifs. J’ai eu le grand plaisir d’en faire partie, et on compte bien remettre ça !

Aucune nouvelle parution en 2016. Les deux nouvelles pour l’anthologie « La Belgique Imaginaire » doivent paraître en 2017.
De son côté, mon recueil de nouvelles Légendes et Sortilèges continue à faire son petit bonhomme de chemin.

COUV

Comme prévu l’an dernier, j’ai participé à 2 appels à textes. Malheureusement, mes nouvelles n’ont pas été retenues.
Mais qu’à cela ne tienne ! L’une va être retravaillée pour mon projet de Fix-Up Steampunk, et l’autre est en cours de transformation en roman.

Résultat de recherche d'images pour "writing project"

J’ai désormais plusieurs projets en cours (par ordre de priorité) :

  • Nouvelle (Fantasy) – à rédiger
  • Roman « L’esprit de la grotte » (Fantasy) – premier jet à retravailler / développer
  • Roman « Projet Hope » (SF/Post-Apo) – synopsis et 1er chapitre rédigés
  • Fix up de nouvelles (Steampunk) : 5 nouvelles rédigées, 1 entamée

Horizon 2017 :

Côté blog :

Je ne peux malheureusement faire aucun projet de ce côté.
D’abord car je n’ai pas su tenir mes engagements de l’an dernier, et ensuite parce que je n’ai plus assez de motivation pour promettre quoi que ce soit au niveau du blog. On verra si cela revient… ou pas.

Côté auteur :

  • Salon Fantastique
  • Imaginales
  • Projet de co-écriture en mars (c’est tout neuf, j’en parlerai en temps voulu)
  • Rédiger la nouvelle de Fantasy citée plus haut
  • Terminer le roman « L’esprit de la grotte »
  • 1 nouvelle vient de paraître début janvier dans le tome 2 de l’anthologie « La Belgique imaginaire ». Il est dispo !
  • 1 nouvelle à paraître dans le tome 3 de l’anthologie « La Belgique imaginaire » courant 2017.

En bref :

Si le blog stagne un peu, les projets d’écriture se multiplient pour mon plus grand plaisir !.

Résultat de recherche d'images pour "bonne année 2017"

9 Juin

Débat : peut-on tuer ses héros ?

Un auteur peut-il tuer ses héros ?

Voici une question qui fait débat depuis la diffusion de l’épisode 9 de la troisième saison de Game of Thrones. On en parle partout : entre amis, sur les réseaux sociaux, sur les blogs… même la presse s’y met !

Ceux qui ont été choqué par le nombre de « gentils » qui sont morts jusqu’à présent dans la célèbre série Game of Thrones (le Trône de Fer) de G.R.R. Martin, n’ont sans doute pas lu les livres à l’origine de la série de HBO. Sinon, il n’auraient pas étés étonnés.

Le lecteur a cela comme avantage de mieux connaître l’univers qu’à créé G.R.R. Martin que l’auditeur, car si la série télévisée retranscrit très bien l’univers sombre et dangereux de Westeros, le lecteur, lui, a eu l’occasion de se l’imaginer avec bien plus de détails. La plupart des auditeurs sont formatés par les « happy end » à l’américaine, où le héro ne meurt jamais quoi qu’il arrive. Beaucoup de lecteurs aussi, d’ailleurs, car la littérature américaine suit ce qui fonctionne bien à la télé. Pourquoi changer une équipe qui gagne, comme on dit ?

G.R.R. Martin a inversé le processus. Il a décidé de créer un monde médiéval-fantastique le plus proche possible de la réalité. Les héros veulent faire la guerre ? Très bien. Mais pas de guerre sans effusion de sang. Pas de guerre sans perte humaine, chefs compris. L’époque médiévale était dangereuse dans la réalité, pourquoi serait-elle 100% safe dans le fantastique ?

S’il est difficile pour un fan de voir disparaître son personnage favori, imaginez un instant ce qu’il en coûte à un auteur de tuer sa création. Ce personnage qu’il a façonné durant des heures et des heures, ajoutant un détail par-ci, un caractère par-là, le voyant grandir au fil des pages, s’épanouir et prendre lui-même les rênes de sa vie. Cet article donne quelques exemples d’auteurs qui ont mis fin à la vie de leurs personnages… pour ensuite les ressusciter tant la pression des fans (et des managers ?) était grande.

D’ailleurs, si vous avez bien suivi GoT saison 3 : le prêtre de R’hllor (le dieu de la lumière) est capable de ressusciter les morts…

Mon avis personnel sur le sujet :
VIVE G.R.R. MARTIN ! Hourra ! Gloire à lui !
Enfin un auteur avec quelque chose dans le pantalon et qui ose dire « merde » à ses fans ! Ce monsieur écrit ce qu’il a envie d’écrire (et surtout QUAND il en a envie). C’est très difficile de résister à une pression pareille et je l’admire en cela. J’aime ce qu’il écrit car son univers correspond au mien. L’intégrale 3 de GoT foisonne de retournements de situations. Certains prétendront que ce qui se déroule durant les « noces sanglantes » était cousu de fil blanc. Oui, sans doute fallait-il s’y attendre. Mais ceux-là s’attendaient-il aussi à ce qui va se dérouler dans le dernier épisode de cette saison 3 ?

Cet épisode devrait être diffusé dès demain. Je me réjouis de voir si l’opinion publique va rester sur ses positions.

10 Avr

Application de la méthode dite « du flocon » : étape 5

Me voici arrivée à la moitié de la « méthode du flocon« , entièrement développée sur Espaces Comprises par Kanata. Si vous vous demandez de quoi il s’agit, je vous invite à lire les deux billets précédents qui concernent le même sujet.

13aJ’avoue avoir franchement craint l’étape n°5 de cette méthode avant de me plonger dedans. En effet, je n’ai jamais rédigé le moindre résumé ou synopsis pour aucun de mes textes. C’est donc une grande première !
Et finalement, en suivant les conseils de Kanata à la lettre, je suis parvenue au bout de ce synopsis « court et perso » assez facilement.

Étape 5 : Développer la 4e de couverture en un synopsis de l’intrigue

Reprenez votre paragraphe de l’étape 3 et tâchez d’en faire un synopsis de quatre paragraphes.

  • Développez la 1ère et 2nde ligne ensemble dans un premier paragraphe ;
  • Développez les lignes 3, 4 et 5 chacune en leur propre paragraphe.

Cela devrait donner :

  • Trois paragraphes (lignes 1+2, 3 et 4) qui s’achèvent chacun sur l’un de vos écueils ;

  • Un dernier paragraphe (ligne 5) qui s’achève par le dénouement lui-même.

Après un certain temps de travail (entre 1 et 2h, sachant que je faisais – comme toujours – 36 trucs en même temps), le premier jet de mon synopsis « court » était terminé :

Comme chaque été, Arvin et sa mère sont invités par son père à le rejoindre à Miami, où il réside. Ils reçoivent leur billets pour une croisière à bord d’un paquebot de luxe qui leur fera traverser l’atlantique. Blasé par la surprotection de sa mère et par ses remarques incessantes, Arvin s’en éloigne pour s’adonner à sa passion à fin de tuer le temps durant le voyage : la musique. C’est alors qu’il fait la connaissance d’Edwin Raven, qui devient son meilleur ami. Mais alors que leur navire approche de sa destination, les éléments se déchaînent et le bateau fait naufrage. Seule une poignée de rescapés s’échouent sur une île qui semble déserte et située dans un monde où deux lunes dominent la voûte céleste. Choqués tant par leur naufrage que par leur arrivée dans cet autre monde, les naufragés vont devoir lutter pour leur survie tout en découvrant que dans cet univers, contrairement à leurs croyances, la magie existe.

Alors que les Eaux tentent de submerger l’Île des Naufragés et que tout espoir de survie semble perdu, Arvin parvient à trouver un refuge pour les siens et à les y emmener grâce à son don. Bien qu’ayant agi devant plusieurs témoins, Arvin refuse de croire qu’il est doté d’un quelconque pouvoir magique. Peu après, un bateau semblant tout droit sorti du XVIe siècle accoste l’île et embarque les naufragés. Ils apprennent alors que la planète sur laquelle ils se sont échoués se nomme Adunare et qu’il débarque régulièrement des naufragés de toute la galaxie sur l’île sur laquelle ils se sont échoués, mais qu’il n’est plus arrivé de terrien depuis bien longtemps. Les Eaux auraient bloqués leur accès à ce
monde et tous s’interrogent sur leur présence, qui semble fort indésirable pour les autochtones d’Adunare.

Bien obligé à affronter la vérité, Arvin se laisse convaincre qu’il est primordial qu’il apprenne à contrôler sa magie que l’on nomme la « Volonté ». Dans sa quête, le jeune homme fait de multiples rencontres à travers le continent, dont la jeune Felagya nommée Tilluna. Mais, naïf et influençable, il donne sa confiance à la mauvaise personne. Le Seigneur de Tal Mazrech n’hésite pas à utiliser Arvin et son pouvoir comme arme pour affronter ses ennemis, au risque de déclencher une guerre effroyable et d’alerter les Eaux. Il est alors tiraillé entre ses amis et sa loyauté pour le souverain qui lui a promis une solution pour rejoindre la Terre à l’issue de la guerre.

Technologie, guerre mondiale et non-respect des anciens accords agitent les Eaux qui décident qu’une nouvelle « Grande Destruction » est la seule issue possible. Conscient du danger, Edwin ouvre les yeux d’Arvin sur la situation et parvient à le convaincre qu’il s’est fait manipuler par le Seigneur de Tal Mazrech. Avec leurs amis, ils vont dévoiler le malicieux stratagème du Seigneur à son peuple afin de le mener à la rébellion et de réduire à néant toute technologie susceptible d’engendrer la colère des Eaux. Alertées de cet exploit, les Eaux demandent un entretien avec le détenteur de la « Volonté ». Lors de cette entrevue peu commune, Arvin parvient à négocier une ouverture exceptionnelle du passage vers la Terre afin que les siens regagnent leur foyer.

Rz_137aEncore une fois, cette étape offre un résultat à utiliser personnellement. Ce synopsis n’est pas destiné à un quelconque éditeur ou autre personne à par moi-même. Il va me servir de guide tout au long de l’écriture du roman. Le style n’a donc aucune importance ici.

Pour parvenir à ce résultat, il est primordial d’avoir suivi les 4 premières étapes de la méthode du flocon car on utilise chacune pour construire nos paragraphes. J’avoue que sans cette méthode, j’aurais été totalement incapable de pondre le texte que vous venez de lire. Certes, j’avais les idées et une centaine de pages du roman étaient déjà rédigées, mais sans aucune organisation et mise à plat de ces mêmes idées, impossible d’en faire un résumé qui ait du sens.

Voilà qui me donne du courage pour la suite, car là, j’en aurai vraiment besoin : étape 6 – Développer les résumés des personnages en synopsis.
Etant donné que je n’ai pas encore rédigé toutes mes fiches personnage… ça va chier.

3 Avr

Application de la méthode dite « du flocon » : étape 4

La semaine dernière, je m’aventurais dans « la méthode du flocon » (rédigée et illustrée par Kanata sur Espaces Comprises). Une méthode utile pour tout auteur débutant (ou pas, d’ailleurs) qui a envie de s’organiser un peu.

J’ai donc appliqué les trois premières étapes à mon propre roman, pour l’instant nommé « La Magie des Mots« . Je poursuis donc l’aventure avec… tadaaaam ! Hé oui, l’étape 4 ! Poursuivre la lecture

27 Mar

Application de la méthode dite « du flocon » : étapes 1 – 3

Dans ma quête d’instructions sur des méthodes d’écriture, je suis tombée sur le site parfait : Espaces Comprises. Un site créé par des auteurs, pour des auteurs. Magnifique ! Ce merveilleux site rassemble exactement tout ce que je désire : liste d’appels à textes, articles sur le monde de l’édition, témoignages d’auteurs dans la galère, trucs & astuces, …

Et la fameuse « méthode du flocon », rédigée par Kanata (j’ai toujours envie de l’appeler « Katana », mais c’est pas pareil.) Poursuivre la lecture

25 Août

La ponctuation, les injures et l’écriture

Alors que je suivais un lien posté sur Facebook par Sedenta, je me suis dit « tiens, voilà un sujet qui concerne à peu près tout le monde ! ».

En effet, qui n’a jamais été agacé par les trois points d’exclamation (voir bien plus) à la fin d’une phrase, dans un email professionnel (ou pas), dans un chat, dans un sms, sur un forum ou n’importe où ailleurs ?
Qui ne s’est jamais senti agressé par quelqu’un qui s’adresse à lui uniquement en lettres majuscules ?
Qui n’a jamais eu des maux de tête à tenter de déchiffrer un texte sans la moindre ponctuation ? Une seule longue phrase de plusieurs lignes, rendant la respiration impossible si on la lisait à voix haute. Poursuivre la lecture