14 Août

Deuxième personne du singulier (Daryl Gregory)

Deuxième personne du singulier de Daryl GREGORYAdolescente américaine sans histoire, Thérèse est morte voici deux ans d’une overdose de Z. Z comme zombie ou Z comme zen : c’est là une drogue qui fait davantage qu’altérer la conscience, en l’oblitérant. Définitivement en cas d’abus. Physiquement, Thérèse n’est pas morte. Elle n’est juste plus cette personne que les autres persistent à appeler Thérèse.

Prix Asimov’s des lecteurs 2006 « Novelette »
Nouvelle GRATUITE (en août 2014) au format numérique
Éditions Le Bélial
33 pages
A télécharger ici (epub, mobi, PDF : sans DRM)

Pour une fois, ce n’est pas de la SFFF. Hormis si l’on considère cette drogue Z comme étant de l’imaginaire (puisqu’elle n’existe pas). Il s’agit plutôt d’un questionnement sur ce qu’est notre conscience, ou notre âme. Que se passerait-il s’il était possible de distinguer notre « moi » (la conscience, donc) de notre cerveau et de ses ordres chimiques et électriques ?

C’est ce que fait la drogue Z. On ne meurt pas d’une overdose, pas physiquement. Seule notre conscience s’éteint pour laisser place à… à quoi, au juste ?

Daryl Gregory vogue entre science neuronale, christianisme et bouddhisme. La vie après la mort, le karma, la résurrection… est-ce là ce que Thérèse cherchait ? Car désormais, lorsqu’on utilise la deuxième personne du singulier pour lui adresser la parole, la pauvre fille ne sait plus si on s’adresse à Thérèse ou à Terry.

Une intrigue brillamment menée à travers le brouillard du cerveau humain.