10 Jan

Chroniques d’un rêve enclavé (Ayerdhal)

ParleurQuart de couverture :
 » On ne bâtit rien sur le désespoir, fors la haine, mais avec la colère et l’usure des souffrances qui se répètent, avec la faim et la peur du lendemain, avec nos seuls coudes serrés pour nous tenir chaud, et nos larmes en échos, et nos rires enfuis, un jour, avec juste ça, entre hommes et femmes,
nous n’aurons plus besoin que d’un rêve pour nous éveiller. « 
Dans cette cité médiévale où règnent recruteurs, faiseurs de dîme et de gabelle, les poètes meurent, les rêveurs aussi. Les rêves, eux, ne demandent qu’à voyager. Parleur, le vagabond visionnaire, parviendra-t-il à leur faire franchir les murs de la Colline ?

 

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15 Avr

Bastards (Yal Ayerdhal)

bastards-de-ayerdhalA court d’inspiration, l’écrivain new-yorkais Alexander Byrd se lance à la recherche de Cat-Oldie, Une vieille dame qui s’est débarrassée de trois agresseurs avec un outil de jardin et l’aide d’un chat.
Sa quête se transforme en véritable investigation qui ravive une guerre entre services spéciaux impliquant la mystérieuse ancêtre. Elle l’amène aussi à croiser le chemin de femmes aussi félines que fatales et à requérir l’assistance de Colum McCann, Norman Spinrad, Jerome Charyn…

Détails techniques :

Éditeur : Au Diable Vauvert
Thriller Fantastique
522 pages (format papier)
Prix : 20 € (format papier), 7,99€ (format Kindle)

Mon avis :

Bastards. Un titre qui ne m’évoquait pas grand chose, aux premiers abords, et qui ne se dévoilera que tardivement lors de ma lecture.
Je suis partie en terrain totalement inconnu. Je n’ai jamais traversé l’atlantique et donc, ne connait rien de New-York. Je n’ai jamais lu les célèbres écrivain cités à travers ce récit, et je ne connais que très (mais vraiment très) partiellement l’histoire et la mythologie égyptienne. Et puis, bien qu’ayant eu un chat dans mon enfance, j’y suis terriblement allergique (malheureusement).
Et alors ? Pas besoin de toutes ces connaissances pour pouvoir apprécier ce livre à sa juste valeur.

Si les ingrédients cités ci-dessus vous font penser à une belle grosse soupe, rassurez-vous, elle est loin d’être indigeste !
Au contraire, Yal Ayerdhal sait parfaitement doser ces éléments pour rendre le tout à la fois crédible et attractif. Car on ne lâche Bastards que très difficilement. Si les premiers chapitres démarrent doucement, ils n’en éveillent pas moins la curiosité du lecteur. Puis, le rythme s’accélère. Les révélations se font au compte-goutte tandis que la fiction se mêle à la réalité. Les personnages, tous bien ficelés, prennent le lecteur en otage. Il doit savoir.

Certaines scènes m’ont toutefois parues un peu longues sur la fin. De même que quelques actions/interactions parfois tirées par les cheveux. Mais ces petits défauts n’enlèvent en rien la qualité de l’écrivain. Lors d’une rencontre organisée à Liège par la librairie « Livre au Trésor », Ayerdhal a avoué avoir du s’adapter pour construire son roman sur forme d’épisodes (à la base, il s’agissait d’épisodes disponibles sur le web tous les x temps). Il a brillamment relevé le défi, donnant un rythme soutenu au récit qui y a parfaitement sa place. On sent la maîtrise de ces innombrables ficelles dont la toile est constituée. Et lorsque enfin, on en découvre l’ensemble, on ne peut que s’en extasier.

Difficile d’en dire plus sans dévoiler une part du mystère qui entoure le tout début de l’intrigue (et du reste ?).

Merci pour ce bon moment de lecture.
S’il s’agissait de mon premier livre de cet auteur, il est certain que ce ne sera pas le dernier.
D’ailleurs, on se revoit aux Imaginales, n’est-ce pas ? 😉

Dans la Blogosphère :

A.C. de Haenne
Blackwolf
Julien le Naufrageur