6 Juil

Je suis une légende (Richard Matheson)

Chaque jour, il doit organiser son existence solitaire dans une cité à l’abandon, vidée de ses habitants par une étrange épidémie. Un virus incurable qui contraint les hommes à se nourrir de sang et les oblige à fuir les rayons du soleil…Chaque nuit, les vampires le traquent jusqu’aux portes de sa demeure, frêle refuge contre une horde aux visages familiers de ses anciens voisins ou de sa propre femme.Chaque nuit est un cauchemar pour le dernier homme, l’ultime survivant d’une espèce désormais légendaire.

Détails techniques :

Editions Folio SF, autrefois publié par Denoël
227 pages dans ce format
Prix : 5,95 € (je ne pouvais pas passer à côté)
Richard Matheson (1926 – 2013)

Comme beaucoup de monde, j’ai vu le film « Je suis une légende », avec Will Smith. Cependant je n’ai lu le livre que bien longtemps après, c’est à dire ce weekend. Le film s’inspire largement du livre, mais ne suit pas le même chemin. Pas tout à fait. Si la trame est proche du roman, elle reste parallèle mais bien distincte de celui-ci. Je ne ferai pas de comparaison rapprochée entre les deux car ça n’en vaut pas la peine. Les deux sont bons, la fin du livre est bien meilleure et moins hollywoodienne que le film (et ça, c’est bien). Mais vous pouvez sans crainte regarder le film comme lire le livre.

Richard Matheson a rédigé ce one-shoot en 1954. L’histoire se déroule dans les années 1970. Je n’ai pas lu grand chose de ce qui est sorti à l’époque, mais le peu que j’ai lu n’utilisait pas ce style d’écriture. Ce livre aurait pu être écrit aujourd’hui.

On suit la survie de Robert Neville, seul survivant du virus mortel dont il nommera lui-même la bactérie « bacille vampiris ». On suit ses actes, sa routine pour lutter contre ses assaillants, sa traque interminable afin de les éliminer. Mais aussi et surtout ses sombres pensées et son lent déclin vers la folie à laquelle la solitude et l’horreur de son quotidien le mènent.

Voici un roman qui figure aujourd’hui parmi les « classiques ». Un récit introspectif, bien que mouvementé. Le lecteur est partagé entre l’adrénaline, la peur, l’émotion, l’espoir et le désespoir. On s’attache vite au héros, on se met à se demander quelle serait notre réaction à sa place. Est-ce que je lutterai ? Est-ce que je m’offrirai en pâture à ces monstres qui n’attendent que ça, puisque de toute façon je suis le dernier être humain sur Terre ? Mais peut-être y en a t’il d’autres, ailleurs ?

Et puis cette fin si inattendue. Si différente du film et tellement plus vraisemblable, finalement.

C’est assez court mais il n’y a pas besoin de plus. Cela fait d’ailleurs du bien de retrouver un roman de taille normale au milieu de tous les pavés qui nous sont proposés aujourd’hui.

Je l’ai acheté hier vers 19h et ai terminé ma lecture cette après-midi. Est-ce que cela vous donne un indice sur la cote « page-turner » que je pourrais lui attribuer ? 😉

Voir aussi les avis de :

La Prophétie des ânes
Lorkhan
ActuSF
Bifrost

14 réflexions au sujet de « Je suis une légende (Richard Matheson) »

      1. Ce que j’aime dans « Je suis une Légende » c’est la réflexion sur la normalité. Qu’est-ce que la norme au final, quand le monde change complètement ? Grande question traitée par Matheson.

  1. Personnellement je préfère la première adaptation de 1954, The Last Man on Earth, avec Vincent Price. Mais en même temps, Matheson en était co-scénariste, même s’il n’apprécia pas le film au final. Omega Man est marrant avec son côté funky.

  2. J’ai tellement aimé ce livre que j’ai jamais voulu voir aucune adaptation, je sais par avance que j’aurais bondi à la moins dérive de l’intrigue, alors la fin n’en parlons pas xD
    Faudrait que je le relise, un de ces 4 !

  3. Je l’ai acheté il y a bien 20 ans. j’étais parti tôt et de retour chez moi vers 9h30 je me suis lancé dans la lecture des premières pages pour voir : à 11h30 je l’avais fini sans avoir pu le lâcher. J’ai l’impression que cela fait le même effet à pas mal de monde 🙂

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