19 Nov

Steampunk (Didier Graffet & Xavier Mauméjean)

Capture

Emporté lors des Utopiales avec beaucoup de chance (c’était l’avant-dernier, et le dernier a été pris quelques secondes après!), j’ai pu avoir une dédicace de Xavier Mauméjean avec (encore une fois) beaucoup de chance ! En effet, j’avais raté son heure de dédicaces mais il se trouvait encore dans la salle, prêt à quitter les lieux pour prendre son train. Il a néanmoins accepté de me signer son oeuvre « et on va prendre le temps ! » m’a-t-il affirmé !

Outre cette anecdote, ce livre est une véritable oeuvre d’art. Un vrai petit bijoux qui vaut plus que son prix (29€, autant dire que je ne mets pas ce prix pour chaque livre!). Normal me direz-vous, puisqu’il s’agit principalement d’art graphique agrémenté de très très courtes nouvelles. Le thème ? Le Steampunk bien entendu !

Et si Jules Verne et H G Wells avaient décrit une réalité possible ? Imaginons que depuis l’Antiquité l’homme domine la machine. Le progrès serait arrivé bien plus tôt. Dans ce monde de découvertes et d’explorations, les rétronautes visitent le passé, et de gigantesques usines flottent dans le ciel. Un sinistre docteur se livre à des expériences biologiques sur son île, des traceurs aériens pistent Jack l’Eventreur. Sans oublier les terribles envahisseurs venus de la planète Mars, le Colisée et ses courses d’unicycles ou Jesse James et son colt à capteur thermique. Bien d’autres merveilles appartiennent à ce
théâtre mécanique. Pour la première fois, l’univers steampunk s’étend à travers l’espace et les temps.

Je n’avais encore jamais lu de « short short story« , où le format « très très court« . En général, je ne suis pas une adepte des récits qui ne prennent pas le temps de mettre le décor (ou le scénario) en place. Mais ici, j’ai été très agréablement surprise !
Je savais déjà que Xavier Mauméjean est un Grand Écrivain (oui, avec Majuscules). Mais faire ce qu’il a fait, il faut vraiment être très habile. Il parvient, avec seulement quelques courts paragraphes, à planter un décor et insinuer un scénario court sur le papier, mais qui se déroule longuement dans les esprits.

Evidemment, les magnifiques illustrations signées par Didier Graffet aident à la mise en place de l’atmosphère Steampunk et des lieux racontés. J’adore son style. Mais alors, vraiment ! Le coup de crayon, les couleurs, l’imagination débordante… on se plonge dans ces dessins comme dans la lecture.

J’ai moi-même toujours été beaucoup inspirée par les illustrations. Pour le jeu de rôle, les portraits devenaient des personnages. Pour l’écriture, ça n’a pas été si différent. Je comprends donc fort bien que l’art de Didier Graffet ait inspiré Xavier Mauméjean.

Outre que c’est très joli et que les textes sont excellents, parlons un peu concrètement. La plupart des textes sont issus de faits réels ou de légendes connues. Et si le Titanic avait échappé au naufrage ? Et si Christophe Colomb avait traversé l’océan à bord de bateaux ailés ? Voici le genre de petits textes presque anecdotiques que l’on parcoure à travers cet ouvrage.

J’ouvre rarement un livre une deuxième fois lorsque j’ai terminé ma lecture. Mais avec « Steampunk : de vapeur et d’acier« , je suis persuadée que je le ferai.

JLNNchallenge francofou 25

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