21 Oct

La nuit a dévoré le monde (Pit Agarmen)

couvertureQuart de couverture (source: laffont.fr)

Quand les hommes se transforment en zombies, et qu’un jeune écrivain se trouve seul confronté à cette violente apocalypse, il n’est finalement pas si surpris. Depuis longtemps l’homme a fait preuve de sa décadence et de sa cruauté. Aujourd’hui, un pas de plus dans l’abomination a été franchi : il est devenu un monstre anthropophage.
Face à cette nuit de cauchemar, tel Robinson sur son île, le jeune survivant s’organise. Il vit reclus dans un appartement et se croit un temps à l’abri, en dépit des attaques répétées des morts-vivants. Mais la folie de ce nouveau monde fait vaciller sa propre raison. Pour échapper au désespoir, il réapprend à vivre et à lutter, Armé d’un fusil, il découvre avec surprise qu’il peut tuer et qu’il a même un certain talent pour ça. En réinterrogant son passé, il se livre aussi à une introspection sensible sur sa propre condition et les raisons de ses échecs passés. C’est son inadaptation à la société des hommes qui explique peut-être sa survie à cette fin du monde.
Un roman d’action, littéraire et psychologique, qui reprend les codes du genre pour mieux les subvertir.

Détails techniques :

228 pages (grand format) ou 182 pages (J’ai Lu)
18 € pour le grand format, 8,99 € pour l’ebook, 6,50 € pour le poche
Fantastique (zombies)
Editions Robert Laffont
e
t chez J’ai Lu pour le format poche

 

Mon avis :

Un chapitre de mise en place du décor, et c’est parti. Nous voilà projeté au beau milieu d’une invasion de zombies, aux côté d’un écrivain de romances qui n’intéressent que peu de monde. Le rescapé est seul au monde et choisit de se barricader dans l’appartement d’une amie (là où il se trouvait à son réveil d’une cuite phénoménale).

Là, j’ai tout de suite pensé : « hé merde, encore un roman zombie banal, voir copié sur le sublime Je suis une légende. » Mais, plus on avance dans le récit, plus on comprend que le personnage principal n’est pas un héro. Il a juste beaucoup de chance (ou pas?). On suit ses délires philosophiques qui n’en sont peut-être pas tout à fait… Qu’est-ce qui fait l’homme ? Qu’est-ce qui fait le monstre ? Redevenu sauvage, l’homme peut-il encore prétendre à l’Humanité ? Seul sans croiser un autre humain depuis des moins, l’espoir vaut-il encore la peine ?

Beaucoup de questionnements sur l’Humanité, ce que nous faisons subir à notre planète et comment elle pourrait se retourner contre nous. Pit Agarmen a choisi les zombies, un nouveau prédateur pour l’homme, plus fort que lui, l’obligeant à redescendre d’un maillon dans la chaîne alimentaire.

Vous l’aurez deviné, sur le fond, l’auteur est tout de même un peu moralisateur avec de la verdure sur les bords. On peut être d’accord ou pas, mais à côté de ça, c’est un livre bien conté et plaisant à lire. Semblable et différent à la fois de Je suis une légende, La nuit a dévoré le monde est un roman court mais intense qui vous force à vous poser la question : « et moi ? serais-je encore la même qu’aujourd’hui dans une telle situation ? ». Personne ne peut le dire. Même pas vous.

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