28 Oct

La loi du désert (Franck Ferric)

Après des siècles de conflits, le monde n’est plus qu’un vaste désert où des Cités-Etat se sont substituées aux nations. Dans cet univers hostile et décadent, Mathian, soldat dans l’Armée Républicaine de Salina, aidé de son ami Blaine, part à la recherche de son frère Raul, récemment banni de la cité. Ils vont devoir affronter les grands espaces, la chaleur, une violence omniprésente et un adversaire insaisissable : les blafards. Plus qu’un récit d’aventure, La Loi du Désert est une ode à l’amitié et à la fraternité. Un Road Movie hors du temps… Un formidable roman d’anticipation.

Détails techniques :

Broché: 295 pages
Editeur : Editions du Riez (15 septembre 2009)
Collection : Brumes étranges
Prix : 19,90 € broché, 4,99 € numérique
Genre : Post-apocalyptique

Mon avis :

J’ai lu dévoré ce roman dans sa version électronique, acquise pour presque rien lors d’une promo. Je me félicite de ne pas l’avoir loupée.

Mathian est soldat dans l’armée de Salina depuis plusieurs années. Il combat les blafards, ces êtres à la peau laiteuse et aux yeux noirs qui vivent dans les profondeurs du sous-sol. L’ennemi est hargneux et bestial, personne n’en a jamais entendu un parler. En sont-ils seulement capables ?
Raul, le petit frère de Mathian, travaille à la fonderie de Salina. Jeune crédule inconscient, il se laisse mener dans une sale affaire qui lui vaudra son bannissement définitif de la ville. Livré au désert, il perd tout espoir.
Mathian, alerté de la situation, décide de déserter l’armée à l’aide de son ami Blaine, et part à la recherche de son frère. Un long périple dans le désert qui ne sera pas sans surprises.

Voilà un récit d’aventure dont les grands espaces ensablés m’ont fait penser à Dune (mais ça s’arrête là pour la comparaison). Les villes-états de ce monde post-apocalyptique ne peuvent que me rappeler le très fraîchement lu Les étoiles s’en balancent de Laurent Whale, puisqu’il est parti du même principe. Plus de pays, plus de gouvernement… chaque ville se voit régie par un groupe local. Salina est donc un pays à elle seule.

Au-delà de l’aspect politique dans ce monde désertique, il y a ce lien fraternel hors du commun. Quel frère irait chercher son cadet au bout du monde sans même savoir s’il est encore en vie, et ce à ses risques et périls ? (bon ok, je suis peut-être mal placée pour juger puisque je suis enfant unique…)
Mais par dessus-tout, il y a ce rapport difficile avec l’autre, l’inconnu. Celui que l’on combat par habitude, sans même plus savoir pourquoi. Et si l’ennemi nous tendais la main ? Que ferions-nous ? Mais, dans cet univers si hostile, qui est le réel ennemi ? Ne serait-ce pas plutôt le désert ?

Un long chemin semé d’embûches, un parcours tant physique qu’onirique pour des personnages torturés. Tous n’en réchappent pas, et bien souvent, ceux qui parviennent à la cité légendaire appelée « La Lanterne » ont été profondément métamorphosés par leur périple. Car telle est la loi du désert.

Un chouette roman, léger, qui marque surtout pour son côté visuel d’un monde post-apo teinté de steampunk.

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Lu et chroniqué dans le cadre du Challenge Francofou !

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