2 Juil

Les Sentiers des Astres : Manesh (Stefan Platteau)

Les-Sentiers-des-Astres-tome-1--ManeshQuelque part dans la nordique forêt du Vyanthryr, les gabarres du capitaine Rana remontent le fleuve, vers les sources sacrées où réside le Roi-diseur, l’oracle dont le savoir pourrait inverser le cours de la guerre civile. A bord, une poignée de guerriers prêts à tout pour sauver leur patrie. Mais qui d’entre eux connaît vraiment les buts de l’expédition ? Même le Barde, l’homme de confiance du capitaine, n’a pas exploré tous les replis de son âme. Et lorsque les bateliers recueillent un moribond qui dérive sur le fleuve, à des mille et des mille de toute civilisation, de nouvelles questions surgissent. Qui est Le Bâtard ? Que faisait-il dans la forêt ? Est-il un danger potentiel, ou au contraire le formidable allié qui pourrait sauver l’expédition de l’anéantissement pur et simple ? Un huis-clos humaniste et un peu cruel, une histoire sans héros, quelque part entre Robin Hobb et Robert Holdstock. Avec le premier tome de cette trilogie, par un auteur belge, une voix majeure de la fantasy vient de naître.

Détails techniques :

Relié: 462 pages
Editeur : Moutons électriques (3 avril 2014)
Collection : La bibliothèque voltaïque
Prix : 24 € pour le format relié, 7,99 € pour le format numérique

Mon avis :

Je ne sais par où commencer tant j’ai apprécié ma lecture. La première chose qu’il me vient à l’esprit, c’est la plume magnifique de Stefan Platteau. Un vocabulaire riche, un savoir indéniable, un rythme certes lent mais ô combien efficace, de l’émotion et de la poésie. On ne s’étonnera donc pas que Manesh ait reçu le prix des Imaginales 2015.

Le pays est en proie à une guerre phénoménale. Deux camps s’affrontent pour mettre leur tête favorite sur le trône. Désespéré, un groupe d’hommes décide de remonter le fleuve à la recherche du Roi-diseur afin qu’il leur vienne en aide. Mais ce devin d’un autre âge existe-t-il encore ? Lorsque Manesh est repêché hors du fleuve, dans un état critique, le Barde est chargé de l’interroger sur sa présence si loin en amont du cour d’eau. En réponse, le rescapé lui livre l’histoire de sa vie, depuis sa plus tendre enfance. Cherche-t-il à gagner du temps ? A cacher quelque chose ?

Plusieurs lecteurs ont critiqué la lenteur du récit, j’en ai personnellement beaucoup apprécié la saveur. Oui, le déroulement de l’intrigue est plutôt trainarde. Mais il y a une excellente raison à cela : Manesh ne désire pas répondre à la question que ses sauveurs lui posent à chaque réveil. Il retarde l’échéance, non seulement pour une raison obscure qui ne sera dévoilée que dans les derniers chapitres de ce premier tome, mais aussi pour tenter de se faire comprendre, voire apprécier des gens avec lesquels il voyage.

Son récit est donc conté avec beaucoup de détails, un peu à la façon de Robin Hobb. Si on apprécie l’écriture de Robin Hobb, il en ira forcément de même avec Stefan Platteau. L’histoire de Manesh se chevauche avec celle de l’instant présent, sur le fleuve. On en apprend donc autant sur son parcourt que sur les marins et leur but. Si l’histoire semble longue et sinueuse, elle n’est pourtant pas dénuée d’action. Les derniers chapitres tiennent d’ailleurs le lecteur en haleine. Et cette dernière page est un véritable supplice pour nous autres, pauvres âmes en attente du tome 2.

 Voguant au gré du fleuve entre croyances, guerres, êtres mythiques et réapparition d’anciennes magies, la poésie du phrasé de Stefan Platteau m’a véritablement conquise. Vivement la suite.

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7 réflexions au sujet de « Les Sentiers des Astres : Manesh (Stefan Platteau) »

    1. Personnellement, vu la fin, il pourrait ne sortir que dans un an, je ne pense pas oublier où on en était ! ^^
      Enfin j’espère que ça ne tardera pas trop quand même… c’est que je suis de nature curieuse :p

  1. Je suis au regret de devoir te contredire : on peut grandement apprécier Robin Hobb et ne pas apprécier l’écriture de Stefan Platteau. J’ai du mal à en expliquer les raisons, mais je crois que je n’ai réussi à y retrouver l’intérêt dégagé par les personnages de Hobb, cela manque d’un peu de concret pour étoffer le tout.

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