23 Sep

Les Poubelles Pleurent Aussi (Guillaume Suzanne)

La Terre, France.
Le Contact tant espéré a finalement eu lieu. Les Nods ont débarqué il y a six ans, apportant avec eux la dernière génération de poubelles organiques dans un but on ne peut plus noble : aider les Terriens, qui semblent avoir tant de mal à garder leur planète propre. Semant le progrès et la pagaille dans leur sillage, voilà qu’ils ont éradiqué le tabac sans demander leur avis aux fumeurs.
Les Nods se prétendent omnipotents, mais… jusqu’où  ?
Et tandis que le président de la République apprend ses discours sur des fiches cartonnées et qu’Arnold Sextan se fait verbaliser pour stationnement de maison non autorisé, les montres se mettent à perdre l’heure, les GPS à perdre le Nord et les gens à perdre la tête.

Détails techniques :

Editions Griffe d’Encre
Première parution : 09/2008
Novella
80 pages
Prix : 8€ (numérique 4.99€)
Illustration de couverture : Zariel

Mon avis :

J’avoue ne plus savoir où quand et comment j’ai acquis ce titre bizarroïde. En tous cas, ça faisait un moment qu’il squattait ma liseuse en me lançant des clins d’œil.

Il n’a pas fallu trois pages pour que le côté complètement loufoque de cette novella me fasse penser à H2G2 : le guide du voyageur galactique (le film, je n’ai pas lu le livre). Il y a d’ailleurs un joli clin d’œil à ce titre dans la troisième partie. C’est le même type d’humour, le même grand n’importe quoi complètement barje et irréaliste. On le sait en poussant la porte, alors n’en faisant pas un plat. Des maison-taxis ? Des extraterrestres qui remplacent nos poubelles ? D’autres E.T. capables de répondre à n’importe quelle question ? Très bien, jouons le jeu et amusons-nous. Car c’est bien là le but de Les poubelles pleurent aussi, malgré ce titre à connotation tragique.

Arnold Sextant est l’heureux propriétaire d’une maison-taxi. Pas de chance pour lui, il a du retard et se choppe un P.V. Voilà de quoi l’agacer un peu plus, déjà que la présence de cette tentaculeuse de poubelle nommée Betsy lui a volé une chaussure… et puis d’ailleurs, Arnold sait que les Nods ne sont pas venu sur Terre dans l’unique but d’aider les Humains. Il en est persuadé. Mais il a autre chose à penser, maintenant que la cervelle de l’un de ses passagers a salement amoché la déco et que les autres le prennent pour le meurtrier.

 Toute l’intrigue se déroule en peu de temps et en comité restreint. D’un côté Arnold et ses passagers, de l’autre un imposteur qui joue au président, et enfin, les Nods. Le format de Novella est pour moi le format parfait pour ce type de récit. Ni trop court pour ne pas frustrer le lecteur, ni trop long pour ne pas l’ennuyer. Car des idées aussi saugrenues (mais ô combien marrantes) pourraient vite devenir lassantes. La chute est énorme. Magistrale. Pied-de-neztesque (je viens de l’inventer).

En bref, j’ai adoré. Et vous aimerez aussi si vous avez besoin d’un break-lecture et que vous n’avez pas peur de l’imagination débordante de Guillaume Suzanne.

Sachez aussi qu’après Les Poubelles Pleurent Aussi, il y a Les Poubelles Pleurent Toujours.

Dans la blogosphère :

Pleeeeiiin d’avis sont répertoriés sur le site de Griffe d’Encre.

 Challenge Summer Short Stories

Chronique entrant dans le cadre du challenge S4F3 organisé par Xapur.

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