4 Oct

Les cités des anciens – tome 6 (Robin Hobb)

RH - les-pillardsQuart de couverture :

Dans la fabuleuse cité de Kelsingra, Alise consigne pour la postérité toutes les merveilles qu’elle découvre, car elle sait qu’une fois le monde informé des trésors que la cité recèle, plus rien ne sera comme avant. Déjà des rumeurs sur sa découverte courent dans le désert des Pluies et atteignent des oreilles cupides à Terrilville et au-delà ; aventuriers, pirates et chasseurs de fortune accourent pour piller le lieu, y compris Hest Finbok, le mari d’Alise… Au même moment, Selden est prisonnier du duc de Chalcède, qui le voit comme un homme-dragon dont la chair et le sang peuvent guérir miraculeusement sa santé défaillante. Qu’est devenue Tintaglia, la grande dragonne bleue, à l’heure où sa présence est le plus nécessaire ? A-t-elle abandonné son bien-aimé Selden et les dragons mal nés ? Ou reviendra-t-elle elle aussi s’approprier les merveilles de Kelsingra ?

Les pièces du puzzle commencent à se mettre en place et à s’assembler. On voit revenir d’anciens personnages comme autant de pions laissés de côté tout le long de la partie pour les remettre en tête avant de mettre l’adversaire en échec.

Robin Hobb a plusieurs qualités, en tant qu’écrivain. Elle a le formidable don de la description parfaite : assez détaillée pour que le lecteur s’immerge dans le décor sans trop en faire afin de ne pas l’y noyer. Ensuite, R.H. tisse une toile narrative à partir de chacun de ses personnages, sans bien entendu omettre l’émotion. Le lecteur est ainsi piégé dans un cocon venu d’un autre monde et ne peut s’empêcher d’être charmé par ces divines créatures que sont les dragons. Enfin, l’intrigue et le suspense sont justement dosés aux endroits stratégiques, obligeant le pauvre lecteur à attendre désespérément la suite de « Les cités des anciens« .

Difficile de parler plus longuement de ce tome 6 sans spoiler, le quart de couverture s’en charge déjà bien assez. Je peux seulement avouer une petite déception : l’accouchement de Malta n’est pas crédible. Bon, ça n’est pas vraiment un spoiler… si vous avez lu les 5 tomes précédents, vous vous doutez bien que ça devait arriver. Mais, même si je n’ai moi-même jamais vécu la chose, je doute fortement qu’une femme qui vient d’accoucher cinq minutes auparavant soit capable de faire ce qu’elle fait.

J’ai aussi trouvé le passage de Hest un peu « trop facile ». On connait Robin Hobb pour sa façon de faire évoluer les personnages, les faire devenir complètement autre chose que ce qu’ils sont au début de ses histoires. Cependant, là, c’était la voie de la facilité.
Tu me déçois, Robin.

Cependant, ce récit continue de me tenir en haleine et à me faire rêver. L’évasion, c’est ce que je recherche dans la lecture (la plupart du temps). Ca fonctionne et j’en redemande.

Malheureusement, les deux derniers tomes sont déjà sorti au grand format et en version électronique, mais pas en version poche chez Belgique/France Loisirs. La version électronique coûte pratiquement le même prix que le grand format (HONTEUX !). Je vais donc prendre mon mal en patience…

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