18 Août

Le cycle du guerrier de Mars (Michael Moorcock)

Lorsque le transmetteur de matière qu’il a conçu connaît un dysfonctionnement, le physicien Michael Kane se retrouve projeté sur Mars, des millions d’années dans le passé. En ce temps-là, l’homme règne sur la planète. Mais c’est un monde barbare ravagé par la guerre. Par amour pour la princesse Shizala, Michael Kane et son épée affronteront de multiples dangers : l’offensive des Géants Bleus, des dictateurs sanguinaires, des monstres redoutables, l’épidémie de Peste Verte…

Cette trilogie échevelée est suivie de deux romans inédits : les aventures de Sojan le mercenaire sur Zylor, une étrange planète aux confins de l’univers, et celles de John MacShard aux prises avec une déesse archaïque cherchant à reconquérir son pouvoir perdu.

J’ai acquis cette réédition de France Loisirs un peu par hasard. Il était posé à côté du « Guerrier de Mars » de Burroughs. Histoire qui a très largement inspiré Michael Moorcock pour son cycle, il l’avoue lui-même dans l’avant-propos. Peut-être aurais-je mieux fais de prendre le livre d’à côté ?

Ce cycle d’un peu plus de 500 pages m’a énormément déçue. J’ai même hésité à fermer ce livre définitivement sans en lire la fin, tant il est de peu d’intérêt. L’histoire est plate et extrêmement linéaire. Prévisible et parfois même incohérente. Aucune profondeur, ni philosophique ni de
personnage ni même de scénario. Lire « Le cycle du guerrier de Mars » ou regarder « Xena la guerrière », c’est pareil. Divertissant… et encore.

L’histoire de ce scientifique, Michael Kane, qui se retrouve sur une Mars habitée dans une époque à laquelle la Terre était encore peuplée de dinosaures, n’est pour moi pas cohérente du tout. Comment un scientifique, même entraîné au maniement des armes blanches, peut-il devenir du jour au lendemain un guerrier quasi invincible ? Comment cet homme peut-il ne JAMAIS avoir une petite pensée pour sa planète natale ?

Si l’histoire en elle-même peut encore passer pour « admissible », les personnages ne le sont guerre. Ils sont vraiment sous développés et je pense que c’est la principale lacune de ce livre. M. Moorcock l’avoue dans son avant-propos : « Je mis un peu plus d’une semaine à écrire l’ensemble du cycle… » Ha ? Tout s’explique !

J’ai adoré le cycle d’Elric, du même auteur, mais Elric est bien plus développé que ne l’est Michael Kane. Le récit d’Elric est tout aussi farfelu, mais ses pensées et les descriptions le rendent plus crédible.

Je n’ai pas lu les deux « romans » (115 pages, j’appelle ça une novella) qui suivent Le cycle du guerrier de Mars. D’après l’avant-propos de l’auteur, il s’agit du même type de récit. Je pense bien que cette fois, je vais passer mon tour.

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