31 Oct

La Voie des Oracles – tome 3 (Estelle Faye)

FORMAT LIVRELa voie des oracles-Aylus3[1]

La Voie des Oracles : Aylus

L’intervention de Thya a changé l’Histoire. Vingt ans après, guidé par Thya, Aylus est devenu Empereur. Il règne à Rome en basant toutes ses décisions sur la divination et s’entoure d’oracles plutôt que de conseillers. Tout cela, il en est persuadé, est pour le plus grand bien de son peuple. Ayant créé une théocratie redoutable, il n’hésite pas à sacrifier des centaines de vies humaines au nom d’un avenir meilleur promis par les oracles. La ville de Rome elle-même a changé. Les statues de Tirésias, d’Apollon, de Cassandre ornent désormais le forum, et le symbole d’Aylus, un grand œil pourpre, qui pleure des larmes de peinture, recouvre les murs et les stèles des rues.

Pour avoir perpétré une tentative d’assassinat sur son frère, Gnaeus Sertor, le père de Thya, a été démis de toutes ses fonctions dans l’armée, privé de son statut de sénateur, et exilé dans la plaine du Pô, dans une latifundia dont il ne sort plus, rongé par la culpabilité.

Détails techniques :

Editions Scrinéo
Parution : avril 2016
352 pages
16,90 € grand format
Couverture : Aurélien Police

Mon avis :

Aylus, le troisième et dernier tome qui clôt la trilogie de La Voie des Oracles. Un volume qui pourrait se lire indépendamment des deux autres, puisqu’il repart de zéro… ou presque. Mais il serait dommage de se priver des premiers.

On se retrouve en effet à nouveau à l’époque où tout commence, sauf que les rôles sont tous inversés. Aylus a prit l’ascendant sur son frère et est devenu Empereur, portant ainsi les devins au sommet de leur gloire et réduisant le catholicisme à néant. Thya, son héritière, vit à ses côtés à Rome, alors que son père Gnaeus est exilé loin de la vie impériale. Même Enoch est loin du personnage que l’on a connu dans les tomes précédents. Et pourtant… dans ses rêves, Thya aperçoit un autre monde. Un monde qui aurait pu être, ou qui a été ? Comme un souvenir qui n’a pourtant jamais eu lieu.
Dans l’ombre, une autre Thya, plus âgée, se rend compte que dénouer les fils du temps pour reconstruire une autre toile n’était pas une si bonne idée. Quelque chose dans cette grande tapisserie a été rompu et menace le nouveau monde de sombrer dans le chaos.

Voilà un retournement inattendu ! Quelle surprise de voir tous ces personnages pratiquement à leur opposé, et pourtant toujours eux-même, bien ancrés dans leur caractère. Il s’agit presque de la même histoire que sur les deux premiers tomes, le même parcourt, le même chemin, mais plus condensé et avec un décor et des enjeux différents. Il s’agit là d’un travail que j’imagine très difficile, il ne s’agit pas de « prendre les mêmes et on recommence », c’est bien plus subtil que ça. Au final, la conclusion de cette trilogie est brillante et pleine de surprises.
A nouveau, on sent le travail de recherche en profondeur sur le panthéon greco-romain, mais aussi sur ce à quoi ressemblait le monde au 5ième siècle.

Le voyage dans le temps et les répercussions qu’un petit changement peut avoir sur le court de l’histoire son ici brillamment représentés. Un travail ardu, risqué, mais Estelle, le pari est gagné 😉

 

D’autres avis :

Le Sentier des Mots, Acr0, Blackwolf, Dup,

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Lu et chroniqué dans le cadre du Challenge Francofou 4.

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