18 Jan

La Stratégie des As (Damien Snyers)

strategie-asQuart de couverture :

Pour vivre, certains choisissent la facilité. Un boulot peinard, un quotidien pépère. Humains, elfes, demis… Tous les mêmes. Mais très peu pour moi. Alors quand on m’a proposé ce contrat juteux, je n’avais aucune raison de refuser. Même si je me doutais que ce n’était pas qu’une simple pierre précieuse à dérober. Même si le montant de la récompense était plus que louche. Même si le bracelet qu’on m’a gentiment offert de force risque bien de m’éparpiller dans toute la ville. Comme un bleu, j’ai sauté à pieds joints dans le piège. L’amour du risque, je vous dis. Enfin… c’est pas tout ça, mais j’ai une vie à sauver. La mienne.

Damien Snyers est un jeune auteur belge. Il signe avec La Stratégie des as un premier roman nerveux, mélange réussi de fantasy et de steampunk, dans la plus pure tradition des films de casse.

Détails techniques :

Editions ActuSF
Fantasy, Steampunk, Uchronie
256 pages (version papier), +/- 450 pages (version numérique)
18 € (papier), 5,99 € (numérique)
Parution le 4 février 2016

Mon avis :

La Stratégie des As est un livre difficile à classer. Damien Snyers réussit à mixer Fantasy, Uchronie et Thriller avec une pointe de Steampunk. Mais peu importe les étiquettes, tous ces genres se marient très bien !

James est un elfe. Mais un elfe bien loin de ses cousins de la Lorien. Celui-ci est un roublard, et c’est lui qui se colle au récit des péripéties que lui et sa petite bande (composée d’une demi-elfe, d’un troll et de lui-même) subissent. Un texte à la première personne, donc. Un personnage cynique et prompt à la dérision comme je les aime ! Chacun est bien caractérisé, chaque rôle est utile. Il n’y a finalement que peu de personnages, personnages secondaires inclus, et ce n’est pas plus mal. Le lecteur ne se perd pas dans 36 sous-intrigues et l’auteur ne risque pas d’en oublier.
Le décor est bien planté, lui aussi. On évolue dans un « New-Krakow », une sorte de copie de la capitale Polonaise où évoluent Humains, Elfes, Trolls et demis en tous genres. L’environnement et une courte phrase nous apprennent que l’on se situe au 19e siècle. Mais un 19e siècle qui fonctionne à la vapeur. Le Steampunk est présent par petites touches, sans jamais en faire étalage. Il sert au cadre et non à l’histoire.

La Stratégie des As est un roman plutôt court, mais qui n’aurait rien gagné à être plus développé. L’intrigue est assez prenante pour happer un lecteur un peu curieux. On pourrait comparer ce livre à Ocean’s Eleven, par exemple (film d’ailleurs cité dans l’interview en fin de roman). Il s’agit avant tout d’un vol qui semble irréalisable et que les personnages sont pourtant obligés de réaliser. Question de vie ou de mort. Mais au-delà de cet aspect thriller, l’auteur a placé quelques éléments, quelques pensées, quelques répliques sur des sujets plus profonds : les classes sociales, le racisme, la vieillesse et le combat contre la mort et le temps, … Pas de grand discours moralisateur, seulement quelques pistes, quelques réflexions qui peuvent paraître très personnelles puisque c’est James qui les cite, à la première personne.

Je n’en dirai pas plus au risque de spoiler, ce qui serait vraiment dommage.

En bref, un roman-détente qui a réussi à m’évader et à me faire sourire. Quelques touches d’humour bien placées, une bonne intrigue, de chouettes personnages. Pour tout avouer, je n’ai mis que quatre jours (de travail, pas eu le temps le weekend) à le lire. Les seuls livres qui sont avalés en ce laps de temps sont ceux de Robin Hobb (ou exceptions). C’est vous dire si c’est prenant !
La nouvelle Mila, en bonus, nous en apprend un peu plus sur ce personnage. A lire après le roman pour en savourer la fin à sa juste valeur.

Dans la blogosphère :

Blackwolf, Joyeux-Drille, Cédrit Jeanneret

Challenge Francofou

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