12 Fév

La Sève et le Givre (Léa Silhol)

Trois fois les Parques ont parlé, et en accord avec leurs prophéties de ruine, Finstern, Roi de la Cour unseelie de Dorcha, doit mourir. Sauf si… Comme une dernière chance, ou un danger supplémentaire, des puissances contraires mettent au monde Angharad, née du printemps et de l’hiver, de l’élan et de la mort. Elle peut contrecarrer le destin de Finstern, ou le précipiter, et s’avance sur l’échiquier en Reine Blanche, porteuse du pouvoir de trancher entre des myriades d’intérêts divergents. Mais sans savoir quel est son destin, ni le prix qu’elle devrait payer pour écarter Finstern du sien. Au cœur des affrontements entre les fées d’Ombre et de Lumière, les Fatalités et les anciens dieux, Angharad cherche une voie qui lui soit propre, chacune de ses décisions engageant à la fois l’équilibre de la Féerie, et des Terres de Mortalité…

Bienvenue dans un autre monde, bienvenue en Féerie.

Un monde mythique proche de la culture celte, un monde dont je ne connaissais rien. Ou presque.

Car ce livre m’a révélé bien des choses sur d’autres livres, comme le cycle des Princes D’Ambre de Roger Zelazny, par exemple. Dans ce dernier, les Ombres que je prenais pour de simple mondes parallèles pourraient être comparées aux différentes cours de Féerie. La façon de se déplacer entre-elles, ou du moins pour entrer en Irshem, est similaire au déplacement entre les Ombres. Un personnage en commun également : le Roi Oberon.

Bref, la Sève et le Givre est un voyage, un rêve, peut-être même un cauchemar.

Du long de ces 280 pages, ce roman est rédigé avec un vocabulaire extrêmement riche et un phrasé soutenu. J’ai eu la sensation de lire une immense prophétie chargée de mots compliqués et de phrases à double sens. D’ailleurs, toute l’histoire est basée sur une prophétie… mais après quelques pages, on se fait vite à ce type d’écriture peu commune et la lecture se poursuit (ok, parfois avec un bon dico à portée).

La Sève et le Givre ont donné vie à Angharad, femme fatale aux pouvoirs issus de l’hiver et du printemps. Mais les trois prophétesses ont décidés de jouer avec son cœur, avec sa vie, pour se venger de Finstern, le Roi Obscur reignant sur Irshem. Des choix devront être faits, et d’eux découleront la fin de la Féerie, ou son renouveau.

Amour, traîtrise, manipulation, magie, rêve et découverte.
Voici ce qui résume ce petit flocon.

Si ce livre n’entre pas dans mon top 3, il en restera néanmoins à jamais gravé dans ma mémoire. Il m’aura ouvert l’un des Seuils et invité à observer, pour un temps, une certaine vision de la Féerie. J’ai désormais la ferme intention d’en savoir plus sur ce monde, et j’ai déjà quelques bouquins dans ma bibliothèque qui me le permettront.

Ca tombe bien, il y a justement un challenge « Winter Mythic Fiction » chez Lhisbey !

challenge francofou

3 réflexions au sujet de « La Sève et le Givre (Léa Silhol) »

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