24 Août

La Belgariade – tome 1 (David Eddings)

pion-blanc-presageLa Belgariade : Le pion blanc des présages

Les dieux créèrent l’homme, et chaque dieu choisit son peuple. Mais Torak, le dieu jaloux, vola l’Orbe d’Aldur, le joyau vivant façonné par l’aîné des dieux, et ce fut la guerre. Le félon fut condamné à un long sommeil hanté par la souffrance.
Les siècles ont passé sur les royaumes du Ponant. Les livres des présages sont formels : Torak va s’éveiller. Et l’Orbe a disparu pour la seconde fois. Que le maudit la trouve à son réveil et il établira son empire sur toutes choses. Belgarath le sorcier parviendra-t-il à conjurer le sort ?
Dans cette partie d’échecs cosmique, il a réussi à préserver une pièce maîtresse : le dernier descendant des Gardiens de l’Orbe. Un simple pion, et si vulnérable…

Le ton est donné : nous sommes dans l’Héroïque-Fantasy pure et dure. Tout y est : une bande de courageux voyageurs chargés de sauver le monde, un gamin qui ignore tout de ses ancêtres et de ses propres pouvoirs, une prophétie, des dieux qui jouent à la guerre en territoire humain, et un personnage comique. Tous les ingrédients de la recette d’un bon roman d’Héroïque-Fantasy. C’est très scolaire tout ça, vous ne trouvez pas ?

Oui, ça l’est. Néanmoins, ça fonctionne. David Eddings a une écriture qui marie parfaitement les actions aux dialogues (je devrais prendre exemple sur lui…) et non dénuée de descriptions, sans toutefois en faire trop. Le lecteur est directement plongé dans le Ponant grâce aux quelques premières pages qui expliquent la création de ce monde par les différents Dieux.
Les personnages principaux sont à la fois des caricatures  comme on en trouve dans tout roman de Fantasy et à la fois des êtres complexes avec leurs propres craintes.

Pour avoir déjà lu « La Trilogie des Joyaux » et sa suite « La Trilogie des Périls« , du même auteur, je peux témoigner de nombreuses similitudes entre ces deux cycles. Les divinités ont un grand rôle à jouer dans l’histoire des hommes. Polgara n’est pas sans me rappeler une certaine divinité féminine de cet autre cycle… et par dessus tout : monsieur Eddings semble beaucoup aimer les joyaux vivants, ou les âmes emprisonnées dans des joyaux, à vous de choisir.

Outre l’aperçu très « bateau » que je donne ici, plusieurs thèmes sont abordés dans ce premier tome que l’on peut définitivement classer « jeunesse ». Garion est un adolescent qui cherche sa place dans le monde mais aussi dans sa propre famille. Pas tout à fait un homme mais plus un enfant, il est en proie à de nombreux conflits avec sa tante Pol qui le couve trop (tient, ça me fait penser à un certain Arvin…). Alors que tout ce « Premier Chant » de la Belgariade tourne autour de la révélation de sa destinée à Garion, on se doute que le tome suivant va entrer dans le vif de l’action.

Bien que je n’aie pas lu Harry Potter (mais vu les films), ce premier tome me fait un peu penser à « Harry Potter et l’école des sorciers ». Pas de hibou ni de baguette magique dans l’air du côté de Garion (quoique ?), mais une certaine similitude dans la façon d’amener le sujet (et le lecteur) en douceur. Nul doute que Garion aura bien grandit d’ici la fin de cette Belgariade. J’
espère que l’histoire aura mûri, elle aussi.

Une réflexion au sujet de « La Belgariade – tome 1 (David Eddings) »

Laisser un commentaire