14 Fév

Fêlures (Rozenn Illiano)

felures Quart de couverture :

Ce n’est pas tant la nostalgie qui guide ces mots, mais bien quelque chose qui s’apparente plus à une blessure ancienne, de celles qui s’imposent à vous dès que le temps change, qui font vriller vos os sous l’humidité de l’air ou la tension des tempêtes. Je crois que c’est pour cela que je guette, à la fin de l’été, le moment où les journées raccourcissent. Parce que le jour se couche tôt, parce que la nuit s’empare du paysage alors que le soir n’a pas encore sonné. Un rythme d’ailleurs, un rythme d’autrefois posé sur les méridiens du Pacifique. Si j’attends la venue de l’automne et la promesse de l’hiver, c’est pour rejeter en bloc la chaleur et le soleil. Pour noyer dans le froid ces souvenirs doux-amers de jour mourant, de montagnes baignées d’orage. — La Boussole

Huit nouvelles parcourues de failles et de rêves sans issue, d’inévitables séparations et de retrouvailles au pied des tombes.

Détails techniques :

OniroProd Editions
Fantastique
106 pages
10 € papier, 0,99 € ebook

Mon avis :

J’ai découvert Rozenn grâce à ses magnifiques bijoux dont je possède quelques exemplaires. Lorsqu’elle a sorti son premier livre « Le rêve du Prunellier« , j’ai été ravie de découvrir une plume envoûtante et mélancolique qui vous entraîne dans son monde avec une facilité déconcertante. Quelques-unes des nouvelles de Fêlures étaient déjà présentes dans Le rêve du Prunelier, mais ont été remaniées. Il en va de même pour les autres textes déjà présents sur son site web.

L’univers étrange où Rozenn nous emmène est très sombre. Il est fait de rêves nocturnes, d’une poésie cauchemardesque, d’une divine mélancolie. J’ai beaucoup apprécié les deux nouvelles en hommage à Poe, ainsi que celle sur le tatoueur Oxyde. Ce sont celles qui me restent en mémoire alors que les autres, bien que j’ai aimé ma lecture, ne me laissent que des souvenirs brumeux. Peut-être parce que ces dernières sont moins accessibles, plus oniriques ? Je ne sais pas, je ne peux expliquer pourquoi j’ai dévoré ces pages sans pour autant qu’elles me laissent aucune marque.

Ce court recueil se lit très vite, et pour le prix il serait dommage de passer à côté de cette évasion à travers les fêlures que Rozenn nous décrit si bien.

Lu et chroniqué dans le cadre des challenges CRAAA et Francofou.

Challenge Francofou

4 réflexions au sujet de « Fêlures (Rozenn Illiano) »

  1. Ping : Onirography

Laisser un commentaire