21 Jan

Critique : Le Cycle d’Ardalia – tome 1 (Alan Spade)

Alan Spade
Le Souffle d’Aoles

Le cycle d’Ardalia
Tome 1

le-souffle-d-aolesQuart de couverture :
Tanneur de son état, Pelmen vient d’atteindre son âge d’hevelen et rêve d’émancipation — désir qui s’est jusqu’à présent heurté à l’inflexibilité de son père. Lorsque son unique soutien, le menuisier Galn Boisencroix, décide de partir s’installer dans une autre ville avec sa famille, Pelmen doit faire un choix.

Mais en s’efforçant d’échapper à son sort, ne risque-t-il pas d’attirer sur lui l’attention des forces occultes qui entendent bouleverser l’équilibre du monde ? Face à elles, son courage et sa maestria avec un arc ne suffiront pas. Pour s’accrocher aux rênes de son destin, il lui faudra maîtriser le Souffle d’Aoles.

Né à Quito en Equateur en 1971, Alan Spade a ensuite passé une partie de son enfance en Afrique sud-saharienne. Ses parents ont finalement choisi de d’établir dans le sud de la France, où Alan a fait connaissance avec les auteurs classiques de l’hexagone en même temps qu’il baignait dabs les romans de Lovecraft, Asimov, Tolkien et King. C’est ce mélange qui fait l’originalité de son style.

Premier opus d’un cycle de trois tomes, « Le Souffle d’Aoles » est un livre que l’on pourrait qualifier de « space opéra » de la Fantasy. Il s’agit d’un monde, Ardalia, créé de toute pièce avec ses propres races humanoïdes mais également une faune et une flore très bien décrites et développées. Les descriptifs et mises en situation ne trainent pas en longueur malgré tout, et c’est tant mieux. La magie a évidemment une place de choix dans ce cycle mais on regrettera peut-être le côté « facile » de la lier aux quatre éléments. Toute l’histoire est basée dessus mais c’est finement amené et les mystères de ce monde nous obligent à tourner les pages, encore et encore.

Les premiers chapitres nous plongent déjà au cœur de l’intrigue. On ne s’ennuie pas. Dommage par contre que Pelmen, le personnage principal, soit aussi prévisible. Il est si facile de s’identifier à lui, à son caractère d’adolescent qui rêve d’évasion et d’indépendance, que l’on peut aisément deviner quelles seront ses décisions. Toutefois, les rebondissements sont bien placés. Ce qui ravive le suspense juste quand on en a besoin !

Le vocabulaire est riche et varié sans toutefois tomber dans la lourdeur et être obligé d’ouvrir un dictionnaire toutes les deux pages. Le style reste donc accessible à une large majorité d’individu, comme l’a voulu l’auteur.

Il faut noter également que le cycle d’Ardalia est une œuvre publiée non pas par un éditeur conventionnel, mais pas autoédition. Emmanuel Guillot est le véritable nom de l’auteur, Alan Spade. On sait combien il est difficile pour un auteur de faire lui-même la promotion de ses livres, seul ou presque face aux géantes maisons d’édition connues et reconnues. C’est un choix, mais que l’on ne s’y méprenne pas : la qualité y est.

Vous pouvez retrouver les trois premiers chapitres de « Le Souffle d’Aoles », mais aussi bien d’autres choses, sur le site d’Alan Spade à cette
adresse : http://emlguillot.free.fr/

Ma note : 16/20 !

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