7 Avr

Critique : Les Cités des Anciens – tome 5 (Robin Hobb)

cite_des_anciens_5Quart de couverture du tome 5 « Les Gardiens des Souvenirs »:

Les gardiens des dragons sont bloqués sur la rive du fleuve du Désert des Pluies qui fait face à Kelsingra, la légendaire cité des Anciens. Seule Gringalette, la dragonne de Kanaï, est capable de voler et Alise Finbok l’utilise pour visiter la cité et tâcher d’en révéler les mystères avant que l’afflux probable de prospecteurs ne la dénature et n’en chasse les fantômes.

Pendant ce temps, Leftrin est reparti sur le Mataf à Cassaric pour refaire des provisions, et les gardiens luttent pour survivre et pour fournir de quoi manger à leurs dragons, incapables de se débrouiller seuls, et peu enclins à faire les efforts necessaires pour gagner leur autonomie. Les tensions s’accroissent entre les grandes créatures, à demi infirmes mais pleine d’une morgue propre à leur espèce et les humains qui en sont responsables.

Cependant le désert des Pluies n’est pas leur seul ennemi; les envoyés du duc de Chalcède, en quête d’organes de dragons pouvant sauver leur maître, se rapprochent…

Aïe, Pygmalion, qu’as-tu fais !

On le savait déjà, la maison d’édition Pygmalion a scindé les tomes originaux en deux. Cela s’était déjà ressenti à la lecture des tomes précédents, mais pour celui-ci c’est vraiment scandaleux. Le livre est trop court (300 pages au format poche), l’histoire est tronquée en de multiples points et notre soif est loin d’être étanchée. Ce livre n’était pas écrit pour être coupé d’une façon aussi barbare. Pourquoi l’avoir fait ? Par habitude ? Car ce n’est pas la seule série qui a été si sauvagement saccagée par le découpage… mais bref. Parlons du livre :

D’anciens personnages, disparus depuis plusieurs tomes (voir même d’une série précédente) refont leur apparition, ajoutant une nouvelle trame à l’intrigue principale. Hest va devoir affronter les marchands chalcédiens avec qui Sédric avait négocié ; Selden, le petit frère de Malta Vestrit, désormais un Ancien, se retrouve prisonnier et mal en point ; le Duc de Chalcède, bien qu’on ait déjà entendu parler de lui dans les volumes précédents de « Les Cités des Anciens« , reçoit un chapitre dédié à sa personne.

Ces nouveautés redonnent de la vigueur au récit, qui commençait à trainer en longueur. Malheureusement, chaque personnage, chaque fil d’intrigue, ne semblent avoir droit qu’à un seul chapitre chacun. Cela donne la mauvaise impression que rien n’avance, et c’est très probablement dû au découpage grossier qui a été fait pour la version française.

Et pourtant l’écriture est toujours aussi riche, aussi détaillée, aussi émotive. On apprend ENFIN (après tout de même 26 livres si on compte tout le cycle de l’Assassion Royal plus celui des Aventuriers de la mer ajoutés au 4 premiers tomes des Cités des Anciens) à quoi servent réellement les pierres de souvenirs noires striées de veines d’argent. On vole à dos de dragon, on découvre la cité de Kelsingra avec Alise et Thymara… et on veut connaître la suite. Très vite.

Si je ne mets que 3 étoiles sur 5 pour « Les Gardiens des Souvenirs », c’est uniquement à cause de ce découpage qui gâche la lecture. Je conseille à tous ceux qui ont entamé la lecture de ce cycle d’attendre que tous les livres soient sortis, ou au moins de les lire par deux comme cela a été prévu par Robin Hobb.

2 réflexions au sujet de « Critique : Les Cités des Anciens – tome 5 (Robin Hobb) »

Laisser un commentaire