31 Juil

Critique : Les Cités des Anciens – tome 3 (Robin Hobb)

Robin Hobb
Les Cités des Anciens
Tome 3

cite_des_anciens_3Quart de couverture du tome 3 « La Fureur du Fleuve »:
Dans ce troisième volume, les tensions se nouent et s’accentuent. Graffe prétend plus que jamais régenter le groupe et se heurte à la révolte de Thymara, qui n’accepte pas qu’on lui dicte sa conduite ; Sédric, après avoir volé le sang du petit dragon cuivré, tombe malade et constate avec effroi d’étranges modifications chez lui ; Leftrin découvre enfin l’agent de son maître-chanteur et se trouve désormais face à un choix terrible ; et Mise doit, elle aussi, décider entre son amour pour le capitaine et sa vie de femme mariée. Et chacun suit la migration des dragons vers Kelsingra, une cité qui n’existe peut-être pas. Mais, alors que la situation paraît bloquée pour tous, un événement imprévu et catastrophique vient redistribuer toutes les cartes…

Ce troisième tome m’a un peu déçue. Prévisible, trop prévisible. On le sait, Robin Hobb a changé son style d’écriture depuis « L’Assassin Royal » : le style est plus lent et plus détaillé. Ce n’est pas forcément pour déplaire, car on est littéralement aspiré par l’environnement et enivré par les émotions dégagées par les personnages. Cependant, dans cette nouvelle saga, les indices laissés ça et là nous indiquent les rebondissements bien avant qu’ils ne surviennent, supprimant toute surprise.

Avec un peu de logique, ceux qui connaissent déjà le Désert des Pluies peuvent aisément deviner ce qui va se passer dans « La Fureur du Fleuve ». Ce titre est déjà très évocateur. Les protagonistes, comme nous le savons, suivent le fleuve à la recherche de Kelsingra, la cité des anciens dont les dragons n’ont plus que de vaguent souvenirs auxquels ils se raccrochent, espérant ainsi gagner leur liberté. Comme nous le savons aussi, le Désert des Pluies est un vaste terrain soumis aux caprices de la nature. Cette zone subit régulièrement des tremblements de terres qui chamboulent le fleuve qui devient alors d’une couleur laiteuse et bien plus acide que d’ordinaire. Sans parler des crues…

La situation… le titre… voila, vous savez tout.
Enfin presque. Oui, mais le reste vous pouvez aisément le deviner aussi ! Non ? Allez, un petit effort :
Sédric a bu le sang du dragon cuivré et tombe malade juste après. Comme par hasard au même moment où ce dragon est proche de la mort. Il a de drôles de sensations et de visons qui ressemblent fortement à celles dudit dragon… bizarre, hein ?
A votre avis, quand la fureur du fleuve va éclater, que va-t-il se passer entre ces deux là ?

Robin Hobb laisse tout de même un certain suspense en place, notamment concernant le capitaine Leftrin et Alise, ainsi que pour la décision finale de Thymara à l’égard des autres gardiens. Il y a là quelque chose qui devient vraiment intéressant : l’esprit de survie à long terme. La survie sur le court terme était déjà bien représentée jusque là, mais les gardiens s’interrogent maintenant sur leur avenir. S’ils atteignent un jour Kelsingra, qu’y feront-ils ? Y bâtiront-ils leur avenir et leur descendance ? Il est temps désormais que chacun se
trouve quelqu’un qui soit plus qu’un coéquipier…

Bien que la plupart des évènements soient prévisibles, la grande conteuse qu’est Robin Hobb nous emmène dans ce monde qu’elle aime particulièrement (et moi aussi). Les pions se mettent en place et la magie opère. J’irai jusqu’au bout, avec les dragons et leurs gardiens.

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