31 Mar

Critique : Les Cités des Anciens 4 – La Décrue (Robin Hobb)

Quart de couverture du tome 4 « La Décrue »:

cite_des_anciens_4À la suite de la crue catastrophique qui a frappé l’expédition vers la cité légendaire des Anciens, les survivants se retrouvent et s’efforcent de reconstituer un groupe cohérent, malgré les disparitions ; de nouvelles relations se forment, inattendues ou inespérées, d’autres poursuivent une évolution cahoteuse et malaisée, comme les dragons malformés qui continuent de grandir et de rêver de devenir un jour les maîtres du ciel, de la terre et de la mer. Dans un volume riche en surprises et en rebondissements, Robin Hobb approfondit encore sa peinture des humains, des dragons et de leurs relations difficiles, mais porteuses d’espoir en un avenir meilleur.

 Autant le troisième tome « La Fureur du Fleuve » était prévisible, autant celui-ci ne l’est pas.

 Certes, certaines scènes étaient attendues depuis longtemps, mais on se demande jusqu’aux derniers instant si le temps est venu, ou pas.

 Ce tome est celui des révélations, celui où chacun se dévoile enfin aux yeux de tous. Alise et le capitaine Leftrin assument enfin leur amour (il était temps !), le chasseur Carson se révèle être aussi homosexuel que son neveu, Relpda devient plus robuste et plus intelligente depuis son lien avec Sédric et même la gabare se montre sous son véritable jour aux yeux des hommes et des dragons.

 Mais il n’y a pas que des révélations : de nouveaux rebondissements totalement inattendus ont lieux. Des adieux et des retrouvailles (tiens, ça ne vous parle pas ?), de nouveaux lieux, créatures et objets à découvrir mais aussi et surtout l’évolution physique des gardiens et de leurs dragons. Je n’en dirai pas plus de peur de trop en dévoiler à ceux qui n’ont pas encore lu ce livre, mais sachez que mon petit cœur a palpité à la lecture des derniers chapitres de « La Décrue ».

 Dragons et humains évoluent au fil de ces pages d’une manière bien plus rapide que jusqu’alors. Robin Hobb sème sa magie çà et là, sans jamais trop en dévoiler mais en laissant assez de sous-entendus pour nous titiller et nous obliger à suivre le récit de chaque personnage avec la plus grande attention.

 La fin aurait fait une excellente fin définitive à cette série. Les choses sont remises à plat, tout le monde a progressé d’une manière telle que « tout est bien qui finit bien », mais c’était sans compter les multiples questions encore en suspens, laissant la porte ouverte à une suite que les fans de mon espèce ne pourront pas manquer.

 Lire « Les Cités des Anciens » après en avoir lu d’autres d’univers complètement différents, c’est comme retrouver des amis de longue date. En les quittant, on ne peut qu’espérer les revoir à nouveau le plus rapidement possible.

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