9 Août

Critique : Le Cerveau Vert – Frank Hebert

Frank Herbert
Le Cerveau Vert

 

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Quart de couverture :

Dans un futur très proche, notre planète est désormais coupée en deux zones : la Zone verte, où les humains ont dominé et asservi la nature, et la Zone rouge qui reste à conquérir. C’est le cas de l’immense forêt du Mato Grosso au Brésil que l’Organisation Ecologique Internationale compte bien contrôler définitivement. Grâce à des bombes chimiques mortelles et des armes utilisant les vibrations, l’OEI élimine tous les insectes et nuisibles de la surface de la Terre. Mais cette fois, les habitants de la zone rapportent d’étranges histoires : insectes mutants, humains aux yeux étranges et au comportement inhabituel, disparitions… Une équipe de l’OEI est envoyée en mission afin d’enquêter au cœur de la jungle. Et ce qu’ils vont découvrir dépasse de loin l’idée qu’ils se faisaient d’une Nature soumise…

Haaaa, Frank Herbert. Le Maître.
Quel amateur de SF n’a jamais entendu parler de Dune ? L’une des meilleures références dans ce domaine ? C’est d’ailleurs l’un des premiers cycles qui m’ont fait découvrir ce type de littérature. Nous sommes cependant ici loin de la planète déserte et de ses vers des sables. Loin des prophéties et de l’influence politico-religieuse sur nos pauvres âmes. Loin aussi des multiples livres puisque Le Cerveau Vert est un one shot, pour changer.

Le sujet principal est évidemment l’écologie. Les humains ont anéantis toute trace d’insecte dans ce qu’ils appellent « le vert » (plus en référence au feu vert, permission, que « zone verte » en tant que parc ou forêt). Il reste des zones « rouges » à maîtriser, mais les groupes écologistes protestent.

Une poignée d’hommes, accompagnés d’une femme, vont se retrouver piégés par la nature. On dit qu’il règne d’étranges créatures dans le rouge. Est-ce une invention des écologistes ou une manipulation du gouvernement ? Serait-ce vrai ?
Ces coéquipiers improbables vont devoir survivre avec les moyens du bord, guidés plus par force que par leur volonté vers Mère Nature.

Voila le fond. Le spoiler n’en est pas vraiment un puisque l’on comprend ça assez rapidement. Le premier chapitre est d’ailleurs rédigé du point de vue du Cerveau Vert, comme d’autres par la suite.

Ce sont ces chapitres-là les meilleurs, selon-moi. Il y a là un véritable travail d’écrivain, pour réussir à se mettre dans la « peau » d’un insecte-pensant. Un insecte doté d’intelligence et de pensée, mais pas d’émotions. Il tente petit à petit de comprendre la façon dont les humains fonctionnent… mais ce n’est pas évident. Je trouve ce côté vraiment très réussi.

Par contre les chapitres rédigés du point de vue des humains (dont j’ai déjà oublié les noms… y’a des choses qui ne changent pas…) sont plus  lourds. Plutôt vieillot comme ambiance. En même temps, la première édition de ce livre date de 1966…

Un livre qui se lit vite et bien. Dommage que cela finisse en « donneur de leçon » sans aucune subtilité. Le Maître en était
pourtant capable.

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