23 Avr

Critique : « Histoires de Bêtes Féroces » (l’Imaginarius)

L’Imaginarius est une maison d’édition pas comme les autres. Elle regroupe un collectif d’auteurs qui se font appeler « Les Fossoyeurs de Rêves« . Si c’est pas mignon ^^

L’Imaginarius publie régulièrement (et gratuitement) des nouvelles sélectionnées suite à des appels à textes. Depuis un petit temps, ils sont lancés sur les « Histoires de… ». Il y a eu :

Histoires de Momies, décembre 2012 (où l’on retrouve Solenne Pourbaix)
Histoires de Bêtes Féroces, janvier 2013 (dont je vais vous parler ci-dessous)
– Histoire de Vampires, d’ici fin avril 2013 (auquel j’ai voulu participer, mais ma nouvelle était trop courte pour correspondre aux critères de sélection…)

Ces « Histoires de… » ne regroupent que des nouvelles. Cependant il existe également des webzines avec nouvelles et articles divers. Je ne les ai pas encore lus, par contre.

Si vous avez cliqué sur les quelques liens ci-dessus, vous savez alors dans quel univers nous nous dirigeons : l’étrange, le glauque, l’angoissant Fantastique.

Au sommaire de ce recueil sur les bêtes féroces, nous retrouvons trois nouvelles. Oui, seulement trois. Cependant deux d’entre-elles sont plutôt longues : une bonne vingtaine de pages chacune. En voici mon avis personnel après lecture :

Lupus in the Sky Destroy par John Steelwood

WOOOUAAAAW ! Adore

Je pense que ce résumé suffit.

Non ? Bon… d’accord. C’est bien parce que c’est vous.

loup-garou

Joannie est une junkie qui vit dans ce que les humains comme les modifiés appellent « le dépotoir ». Là où l’on entasse les humains non modifiés, ceux que les êtres soi-disant supérieurs ne veulent plus voir. Lors de chaque pleine lune, le même jeu sanguinaire est ouvert. Les bêtes sont lâchées dans le dépotoir pour amuser les foules. Ce soir là, Joannie reçoit de son dealer une poudre bleue qu’elle n’a encore jamais testée.

Sombre, psychologique, terriblement parlant.
Cette nouvelle est un mix entre Hunger Games et « En Route
pour la Joie
« . C’est le même thème, le même enjeu, mais conté différemment. J’aime beaucoup.
Non seulement j’aime beaucoup ce thème, mais en plus John Steelwood manie son clavier avec beaucoup de finisse. Les émotions passent, on comprend Joannie, on a presque envie de se prendre un shoot avec elle pour oublier sa vie. C’est pour moi un véritable coup de cœur.

Le Sang des Aïeux par Romain Billot

Passer après un tel coup de cœur, c’est difficile.
Cette nouvelle relate l’histoire d’un chef de clan qui croise la route d’un groupe de « Sangus », une sorte de loup-garous. S’en suit une bataille acharnée pour la survie de son clan, l’histoire de ses ancêtres et les paroles criantes de vérités de l’un des Sangus.

Désolée Romain, mais tu nous as habitués à mieux.
La nouvelle n’est pas mauvaise en soi, mais j’ai l’impression d’avoir lu le texte d’un débutant. Ce récit manque de profondeur pour le rendre savoureux, palpitant, réel.

La Malédiction d’Okango par Gaëlle Dupille

mouetteUn navire doit accoster au premier port venu suite à une altercation entre deux membres de l’équipage et l’attaque d’une mouette au bec denté. Le village dans lequel les marins se sont réfugiés devient alors la scène de violences en tous genres et de l’attaque d’une multitude d’oiseaux dotés de dents carnassières. Pourquoi les gens deviennent-ils soudain si méchants ? D’où viennent ces oiseaux à dents qui mordent tout ce qui bouge ? Dexter et Maya sont chargés d’enquêter sur ces dramatiques événements…

Longue nouvelle. Beaucoup de personnage. Trop peut-être ? C’est l’impression que j’ai eue, car il est impossible de développer autant de personnages sur un récit aussi court (bien qu’il fasse une bonne vingtaine de pages). L’intrigue est toutefois… intriguante. Ça marche, puisqu’on se demande jusqu’au bout d’où viennent ces drôles d’oiseaux. Cependant j’ai encore eu cette impression de « légèreté ». Il manque quelque chose. Les personnages sont tous très différents, cela se ressent, mais ils manquent de détails. On ne les connait pas. L’émotion est manquante. Dommage.

En conclusion, si même vous ne deviez lire que la première nouvelle « Lupus in the Sky Destroy », FAITES-LE !

JLNNCette chronique s’inscrit dans le cadre du challenge JLNN du blog Un Papillon dans la Lune.

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