19 Oct

Critique : Game of Thrones (Le Trône de Fer), intégrale 3 – GRR Martin

George R.R. Martin
Game of Thrones
Intégrale 3

game_of_thrones_3Le quart de couverture étant identique à celui des autres intégrales, je ne vais pas vous faire l’affront de le recopier ici. Voici donc mon bref résumé personnel :

Les couronnes, après s’être multipliées, semblent désormais disparaître les unes après les autres. Assassinats, traîtrises et batailles affaiblissent chaque maison, chaque couronne. Il semble devenu rituel de monter sur l’échelle du pouvoir pour en dégringoler aussitôt. Mais alors que les pièces de l’échiquier de Westeros changent de place, les dieux eux-mêmes semblent y ajouter leurs propres pions.

Énorme. Tout simplement énorme.
Plus de 1100 pages durant lesquelles mon cœur a palpité. Des retournements de situation et des révélations à chaque chapitre. Je pense qu’il n’y en a pas un seul pour lequel je n’ai pas juré puis secoué mon conjoint en lui disant : « ce livre est génial ! ».

L’intégrale 2, en étant loin d’être mauvaise, semblait un peu plate. Ici c’est très loin d’être le cas. Seuls les chapitres concernant Arya m’ont un peu lassé… au début. Car à partir du moment où elle croise le chemin du seigneur La Foudre, l’action prend le pas, accompagnée par une foule de révélations.

Si dans le tome précédent, les protagonistes semblaient s’écarter les uns des autres, ce n’est que pour mieux les rassembler dans ce tome-ci. Ou au moins faire en sorte que leurs chemins se croisent. C’est ainsi que l’on va en apprendre plus sur le limier, suivre les péripéties de Brienne et Jaime, commencer à comprendre la femme rouge, Mélisandre, de même que faire un bout de chemin parmi les sauvageons. Des personnages que l’on croyait disparus vont refaire surface alors que d’autres, d’innombrables autres, vont disparaître pour de bon (quoique ?).

La plupart des lecteurs vont même apprécier certains personnages, autrefois détestables. C’est le cas de Jaime Lannister, par exemple. Il nous lègue le plus lourd secret de Westeros en même temps qu’à Brienne : ce qu’il s’est réellement passé lorsqu’il a trahi ses vœux et s’est ainsi attribué le sobriquet de « régicide ». En parallèle, son frère Thyrion, grand favori du public suite à ses actions héroïques et justes dans l’intégrale 2, va quant à lui redescendre sur l’échelle de l’applaudimètre. Quoique son dernier chapitre le rehausse dans mon estime.

Dans Game of Thrones, rien n’est figé. Monsieur Martin sait nous surprendre là où l’on ne s’y attend vraiment pas. Attention, si certaines scènes sont inattendues, d’autres le sont pourtant moins. Il est clair assez tôt qu’il faudra un nouveau lord Commandant de la Garde de Nuit. A votre avis, qui va prendre cette place ? C’est cousu de fil blanc (ou noir ?).
Alors que le voile commence à se lever au sujet des « vrais Dieux », on devine aisément que dans les tomes suivants, à un moment ou l’autre, Daenerys va débarquer avec ses
dragons pour non pas reprendre la couronne (enfin si, mais pas uniquement) mais surtout pour combattre ce qui menace cette couronne : les Marcheurs Blancs, les Autres, animés par le « Dieu que l’on ne nomme pas », l’opposé de R’hllor. Car c’est bien elle, l’élue de R’hllor annoncée par la comète rouge.
Enfin tout ça… c’est ma théorie. Mais G.R.R. Martin nous a déjà démontré qu’il était le grand vainqueur de cette partie de stratégo. Impossible de savoir quel sera son prochain coup.

La magie, l’action, le suspense et la politique prennent une part égale dans ce livre. Chaque ingrédient est exquisément dosé. En ce qui me concerne, aucune cure de désintoxication ne parviendra à m’ôter le rêve de chevaucher un dragon par-dessus le mur. Ni celui de voir Drogon carboniser Cersei…

Allez, juste parce que je l’adore, voici le générique de la série télé de HBO.

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