28 Sep

Chien du heaume (Justine Niogret)

chien-du-heaume-justine-niogretQuart de couverture :

On l’appelle chien du Heaume parce qu’elle n’a plus ni nom ni passé, juste une hache ornée de serpents à qui elle a confié sa vie. La quête de ses origines la mène sur les terres brumeuses du chevalier Sanglier, qui règne sans partage sur le castel de Broc. Elle y rencontre Regehir, le forgeron à la gueule barrée d’une croix, Iynge, le jeune guerrier à la voix douce, mais aussi des ennemis à la langue fourbe ou à l’épée traîtresse. Comme la Salamandre, cauchemardes hommes de guerre… On l’appelle Chien du Heaume parce qu’à chaque bataille, c’est elle qu’on siffle. Dans l’univers après et sans merci du haut Moyen Age, loin de l’image idéalisée que l’on se fait de ces temps cruels, une femme se bat pour retrouver ce qu’elle a de plus cher, son passé et son identité.

Hé oui, je suis dans une période « auteurs francophones ». Ce qui est aussi (pour l’instant) synonyme de belles découvertes. Je me tâte d’ailleurs pour lancer un concours de lecture d’auteurs francophones…

Justine Niogret a la réputation de ne pas mâcher ses mots, de faire dans le brut, l’authentique, le dur, le sombre, le nostalgique et parfois même le glauque. « Chien du heaume » est tout cela à la fois. C’est une façon d’écrire que j’aime beaucoup et que je pratique moi-même (pour le côté nostalgique). Mais l’écriture de ce livre-ci est encore tout autre : les dialogues sont vraiment tels qu’ils auraient pu l’être dans le haut moyen-âge. On se heurte à des mots que l’on a pas l’habitude de croiser (un lexique est présent à la fin du livre, rédigé par Justine Niogret avec une plume très humoristique, il vaut le détour !) mais aussi à des tournures de phrases qui sonnent bizarre pour nous, pauvres gens de l’ère moderne. Pourtant, la lecture reste très accessible et même accrocheuse.

Vu tout le bien que l’on m’a dit de ce livre, j’en attendais beaucoup. Peut-être trop ?

J’ai apprécié ma lecture, mais j’ai eu une sensation de manque. Il y avait de l’action, des personnages bien typés et des dialogues grandioses (le monologue du Sanglier devant la porte du religieux est fantastique). De la réflexion, aussi. Et pourtant… j’ai achevé ma lecture avec un sentiment de : « tout ça pour ça ? ».

Néanmoins, j’ai bien envie de suivre cette plume acérée. « Mordre le bouclier » semble être la suite de « Chien du heaume ». Je vais donc très probablement me le procurer. Justine Niogret a également sorti un livre de style steampunk récemment : « Coeur de rouille ». Si je le croise un jour, il finira dans ma pile à lire. Sans aucun doute.

Lire l’avis de Xapur
Lire l’avis de Lorkhan
Lire l’avis de Tigger Lilly
Lire l’avis du Naufrageur
Lire l’avis du Cafard Cosmique

6 réflexions au sujet de « Chien du heaume (Justine Niogret) »

  1. C’est clair qu’il faut lire du Justine Niogret plus pour la langue, l’ambiance, les personnages parfois vraiment marquants, que pour l’histoire. Le roman est vraiment porté par la plume de l’auteur, pas par son intrigue.
    Et oui les dialogues sont vraiment bons (j’ai encore en tête le dialogue entre Chien et le forgeron Regehir). Un très bon souvenir !

  2. « Mordre le Bouclier » m’a paru plus lent et moins réussi.
    Elle a aussi écrit un post-apo « Gueule de Truie », que je n’ai pas lu, et « Mordred » que j’attaque bientôt.

  3. Mordre le bouclier est en-dessous, plus introspectif. Gueule de Truie est violent, très introspectif aussi, mais c’est un post-apo donc c’est le bien ! Cœurs de rouille est plus facile d’accès je pense.

  4. J’ai eu « Coeur de Rouille » entre les mains cet après-midi… et j’ai résisté. Bon, le mois prochain c’est certain que j’y retourne par contre ^^’ Mais il n’y avait que ce livre de Justine Niogret dans la boutique.
    Bref, comme le dit Lorkhan, c’est l’écriture qui plait plus que l’intrigue. Et c’est pour cette raison que je m’y remettrai dans un futur proche.

Laisser un commentaire