3 Mai

Critique : quelques nouvelles de Pascal Bléval

pascalAujourd’hui, j’aimerais vous parler d’un auteur en quête d’un public qu’il mérite d’obtenir. Il s’agit de Pascal Bléval, aussi appelé Scalp à travers la toile.

Mais quel est cet uluberlu tout droit sorti d’une mare où les grenouilles croassent gaiement sur leurs nénuphars, passe par la case YmaginèreS et se prépare maintenant pour le match d’écriture des Imaginales à Épinal ?!

Il s’agit d’un auteur comme je les aime : doté d’un réel talent, il n’hésite pas à repousser ses limites, rédige des textes très imagés et de tous genres (Fantasy, SF, pour enfants, …) et souvent avec un humour chargé d’ironie. Poursuivre la lecture

21 Avr

Critique : Le second événement (Ludovic Klein)

sales-betes-bis_jpg_640x860_q85Cette nouvelle est diffusée gratuitement au format epub (lisible sur pc avec Adobe Digital Edition, gratuit lui aussi) dans le but de promouvoir l’anthologie « SALES BÊTES ! Animaux étrangers & délires zoomorphiques », par Les Artistes Fous.

Les Artistes Fous ont décidé de financer leur projet via Ulule. En voici les raisons :

En tant qu’association à but non lucratif, notre volonté est d’offrir au lecteur un ouvrage de qualité pour un prix modique ; en conséquence, notre prix de vente est bas et notre marge minime. D’où l’importance pour notre structure d’un appel à financement sur Ulule, qui nous permettra de proposer une qualité d’impression supérieure ainsi qu’un tirage plus important à ceux de notre premier recueil. Poursuivre la lecture

5 Avr

Critique : Les Filles du Marécage (Jean-Paul Raymond)

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Alaric 1er, Roi des Wisigoths

Mettons-nous dans le bain : « Les Filles du Marécage » est une nouvelle qui nous transporte vers un âge où les Rois se battaient encore à la tête de leur peuple, où le pillage était une coutume pour les guerriers sortis vainqueurs de ces guerres sanglantes qui se jouaient au nom d’un homme ou d’un Dieu.

En l’an 410, le Roi Alaric est de ces hommes qui font la guerre pour les richesses qu’elle procure. Il mène son armée de ville en ville et grossit son trésor après chaque victoire. Mais tombe un jour un coup du sort et voilà son armée à genoux à l’orée d’une forêt : la maladie a vaincu les armes. Le Roi s’aventure alors en forêt et y fait une rencontre pour le moins inattendue. Poursuivre la lecture

2 Avr

Critique : En Route pour la Joie (Solenne Pourbaix)

Je viens d’achever ma lecture et là, tout de suite, j’ai envie de hurler : REVOLUTION !

En Route pour la Joie est un recueil de nouvelles pas tout à fait comme les autres. Bien souvent, les recueils regroupent différents artistes qui ont écrit sur un même thème, ou bien différentes nouvelles peu ou pas liées mais du même auteur.
Ici il s’agit de dix nouvelles qui se déroulent dans le même monde (le nôtre) et à la même époque (dans un peu moins d’un siècle si ma mémoire ne flanche pas). Les personnages sont différents, chaque nouvelle est différente, mais le tout traite du même sujet, sous différents angles d’approche.

solQuart de couverture :

La fin du monde a eu lieu. La maladie règne, ranimant les morts. Dans ce chaos, l’armée tient les rênes. Au milieu de tout ça, des gens comme vous et moi (surtout comme vous), des familles, des militaires, des gens de tous bords, essayent de tirer leur épingle du jeu pour simplement survivre.
Ils y parviendront… Ou pas. La loi du plus fort domine désormais notre beau monde civilisé.
Pourtant, tout n’est pas perdu non, tout n’est pas perdu …

Solenne a rédigé ses nouvelles en s’inspirant des chansons du groupe Noir Désir, dont elle reprend quelques paroles en guise d’épigraphe. Chaque nouvelle (ou chapitre, finalement) a d’ailleurs pour intitulé le titre de la chanson choisie pour l’épigraphe (sauf pour « Le Jeu », et « Noir désir »).

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Solenne Pourbaix

Personnellement, j’aime beaucoup Noir Désir. J’aime leur musique, j’aime leurs paroles et j’aime le franc-parlé chargé d’ironie qui en découle. Ce recueil n’a pas été rédigé autrement. Les mots sont simples mais suintent l’émotion. D’ailleurs, de l’émotion, j’en ai eu mon lot en lisant « Noir Désir » : une nouvelle qui s’intègre parfaitement dans ce recueil, tout en étant auto-biographique (du moins pour une partie). Wow ! Too Sad

Bon, entrons un peu plus dans le vif du sujet :
En Route pour la Joie nous décrit avec ironie le sort réservé à l’humanité si nous continuons dans la voie du profit à tous prix, du show, de la superficialité et du crédit que nous accordons aux médias.
Les morts-vivants sont une menace qui fait partie du décor. La vraie menace, c’est le gouvernement qui utilise Le Jeu (à la Hunter’s Game) et les contaminés (les morts-vivants) comme l’église utilisait le diable pour faire peur à la populace, tandis qu’ils contrôlent les médias et supprime toute pensée contraire à leur mouvement pour garder les gens
dans l’ignorance, et ainsi, sous leur contrôle (tiens, ça me rappelle quelqu’un…).

zombie
Dessin de Solenne Pourbaix. (de elle, pas « elle », hein !)

Chaque nouvelle peut être lue indépendamment des autres, dans l’ordre qu’on souhaite (mais l’ordre prévu est tout de même meilleur). Chacune décrit à merveille le quotidien tant dans les quartiers chics que les quartiers les plus mal-famés où la chasse au zombie est quotidienne. Les différences sont flagrantes au niveau monétaire comme à la façon de penser de chacun. On en vient vite à vouloir prendre les armes et buter une bonne fois pour toutes la maîtresse de jeu en lui enfonçant sa cigarette bien profond dans les narines jusqu’à lui cramer la cervelle. Houlà, je m’emporte !

Bref, ce recueil est comme un album de Noir Désir : ça prend aux tripes.

Vous pouvez retrouver quelques-unes des nouvelles de ce recueil (et bien d’autres) gratuitement sur son blog, sinon, il y a Amazon.

Chronique rédigée dans le cadre du challenge « Je Lis des Nouvelles et des Novellas« .

JLNN