9 Déc

Léviathan : le pouvoir (Lionel Davoust)

Résultat de recherche d'images pour "léviathan le pouvoir"Quart de couverture :

De nos jours, les progrès scientifiques ont chassé les vieilles superstitions et l’enchantement, cédant la place à une ère de raison où même la religion chancelle. Or, dans les profondeurs de l’inconscient, les traditions antiques, les peurs ancestrales, il subsiste une porte entrouverte sur des prodiges dépassant l’entendement. Ce n’est pas de la magie ; c’est du pouvoir. Rares sont ceux à y accéder. On les a appelés prophètes, sorciers, chamanes au fil des âges. La plupart ont été exterminés sur le bûcher, mais certains ont concrétisé les rêves les plus fous de l’humanité : richesse, domination. Jeunesse éternelle. Et ils se font la guerre – en riant.
Michael Petersen, biologiste marin, fait les frais de cette guerre. Pris dans une machination dont il ignore les enjeux mais dont il est la clef, il a vu presque tout son entourage périr de mort violente ; pire, il est lui-même la cible d’une chasse à l’homme qui le contraint à vivre en paria. Andrew Léon, l’agent du FBI qui a aidé la famille Petersen à fuir les États-Unis, est devenu lui aussi une proie : l’inquiétant Comité compte sur son outil de cartographie de la conscience humaine pour localiser Michael. Une course contre la montre s’engage, afin de détruire le biologiste avant l’éclosion de son pouvoir, capable d’anéantir l’organisation.
De révélations en rebondissements, le héros de Léviathan perce les voiles d’illusion qui entourent son existence. Mais il devra d’abord lutter pour sa survie, avec l’aide d’une ombre prédatrice, d’un faux prêtre et d’une vraie mage, jusqu’à l’affrontement décisif.

Détails techniques :

Editions Don Quichotte
Thriller Fantastique
Tome 3 d’une trilogie
N’existe qu’au format broché (23€)
541 pages

Mon avis :

Ayant acquis les tomes 2 et 3 en même temps, il m’était inconcevable de refermer ce second tome, Léviathan : la nuit, sans ouvrir le dernier volet de cette trilogie.

Pour Michael, si les choses ne sont pas encore très claires, il sait à présent qu’il n’est pas responsable des morts qui l’entourent. Et pourtant, sans avoir lui-même tué, il sent qu’il est lié à ce qui se trame dans son sillage. Cette Ombre qui porte son visage n’a de cesse de se rapprocher de lui sans pour autant lui ouvrir les portes du savoir. Car c’est à Michael qu’il revient de découvrir qui il est réellement.
Pendant que ce dernier se retranche dans ses pensées, le Comité le traque sans relâche, n’hésitant pas à user des moyens les plus retords pour arriver à leur fin.

Léviathan : la nuit nous conduit au plus profond du soi. On suit les méandres de Michael comme une sorte de huis clos intérieur, entre lui et son Ombre, cherchant à la fois à maîtriser le pouvoir qu’il se sait capable d’utiliser et la terrible raison qui pousse le comité à le mettre hors course. En parallèle, Masha fait tout son possible pour piéger le comité à son propre jeu. Manipulations et fourberies sont le quotidien des joueurs, mais lequel d’entre eux surprendra-t-il les autres ?

Ce volume est à la fois un parcourt psychologique et une course-poursuite haletante où les évènements s’enchainent les uns à la suite des autres. Malgré quelques longueurs (répétitions des faits et tergiversations), l’action y est à son point culminant, ne laissant plus aucun autre choix au lecteur que de tourner les pages pour non plus découvrir le fin mot de l’histoire, puisque l’on connait désormais les tenants et aboutissant, mais surtout pour savoir si Michael parviendra à son but ultime. Les retournements de situations vont bon train, et on s’en réjouis. Le tout menant vers une fin en demi-teinte qui correspondant parfaitement à l’esprit de la trilogie « Le mystère Léviathan ». Une conclusion plutôt rare et que je sais apprécier.

D’autres avis :

Xapur, Blackwolf, Cédric Jeanneret, Tigger Lilly, …

challenge-francofou

Lu et chroniqué dans le cadre du Challenge Francofou 4 de La Magie des Mots.

30 Nov

Léviathan : la nuit (Lionel Davoust)

Résultat de recherche d'images pour "léviathan la nuit"Quart de couverture de « Léviathan : la nuit » :

La nuit du solstice d’hiver, au cours d’une violente tempête, le biologiste marin Michael Petersen a disparu dans les eaux glacées de l’Antarctique. Alors que ses chances de survie sont infimes, le miracle se produit : le corps du chercheur, plongé dans un profond coma, est découvert échoué sur une grève. Non loin du rivage, une troupe d’orques paraît veiller sur le miraculé. Le verdict des médecins est aussi troublant qu’énigmatique : Petersen est en train de rêver.
Ces faits inexplicables ne le sont pourtant pas pour tous : le Comité, une organisation occulte dont les agents exercent depuis des années une étroite surveillance du zoologiste, met tout en oeuvre pour le réinstaller dans la tranquillité de son foyer. Pourquoi un modeste père de famille suscite-t-il une telle craitne chez les puissants mages de la Voie de la Main Gauche ? Quelle corrélation établir entre les cauchemars de Michael et les tentatives d’homicide dont sont subitement victimes les membres de son entourage ?
Masha, épouse de Michael et agent double au service du Comité, est bien décidée à le découvrir. Mais le FBI s’invite dans le Jeu en la personne d’Andrew Leon, un mathématicien que le paranormal n’effraie pas. En effet, alors que tout désigne le biologiste, à la personnalité fragile et clivée, comme l’auteur de ces crimes en série, l’agent spécial entrevoit une autre hypothèse, capable de faire vaciller un esprit aussi solide que le sien.
Après le solstice viennent les ténèbres, après la chute tombe la nuit, et Los Angeles frémit tandis que s’étend l’Ombre de Léviathan.

Détails techniques :

Editions Don Quichotte
Thriller Fantastique
Tome 2 d’une trilogie
N’existe qu’au format broché (22€)
408 pages
Plus de détails

Mon avis :

Le premier tome, acquis au format poche il y a deux ans, a été dévoré. J’ai longuement attendu une sortie des tomes suivants au format poche ou numérique, mais pour diverses raisons, ce n’est toujours pas le cas (et ça risque de ne pas l’être de si tôt). Du coup, j’ai craqué (le porte-feuille). Je viens d’achever Léviathan : la nuit et Léviathan : le pouvoir dans la foulée, mais je vais tenter de séparer les deux, même si mon sentiment est très similaire pour chacun.

« Après la chute tombe la nuit », au sens propre comme au figuré. Michael reste dans un profond coma suite à sa chute dans les eaux glacées de l’Antarctique, tandis qu’une Ombre chargée de haine s’abat sur le monde. Les deux sont intimement liés. Et alors que les liens qui retiennent Michael sont tranchés un par un, on apprend quel est l’enjeu de cette comédie que joue l’entourage du naufragé. Peu à peu, on découvre les pouvoirs des mages, leurs capacités, leurs secrets et leur réelle personnalité. Masha a prit sa décision : envers et contre tous, elle reste une guerrière… à sa façon. Et tandis que Michael prend peu à peu conscience d’être un pantin que l’on manipule, la Main Droite tente de s’immiscer dans la partie.

Voilà un tome bien construit, qui répète suffisamment les faits pour que la lectrice amnésique que je suis se rappelle ce qu’elle a lu il y a plus d’un an. Mais surtout, un volume qui tient en haleine, dont l’intensité ne cesse d’augmenter et qui promet une fin en apothéose. Des personnages qui évoluent et qui apportent leur lot de surprises, comme Andrew Leon que j’ai particulièrement apprécié. Un cheminement important a lieu pour chacun, alors que l’intrigue bat son plein. On sent un travail en profondeur sur tous ces personnages, leur histoire et leur caractère. Et c’est une véritable réussite, car ce sont bien les personnages, riches et bien construits, qui portent l’essentiel de cette trilogie.

Au delà de l’aspect thriller, course-poursuite et faux fuyants, les thèmes principaux sont ici clairement dévoilés : la manipulation, le savoir (ou ne pas savoir), l’identité et en toile de fond, la religion et son influence, bien que cette dernière partie aurait pu être plus exploitée. On se retrouve dans un récit bien plus sombre et inquiétant que dans le premier volet, qui apportait pourtant déjà bien des questions et de l’angoisse. Le lecteur est happé par l’action qui ne cesse de se renouveler, de rebondir pour mieux surprendre.

Je me rappelle de ce moment, vers le tiers du livre, où j’ai enfin compris qui était Michael et quels étaient les enjeux pour le Comité. Un « oh ! » m’a échappé et le zom s’est demandé ce qu’il me prenait. J’ai répondu : « mais c’est GENIAL ! Cet auteur est formidable ! ».

Y’a du level, là, Monsieur Davoust ! (oui, moi quand je trouve mon maître, je donne du Monsieur avec un grand M)

Autant dire que je suis directement passée à Léviathan : le pouvoir.

D’autres avis :

Lorhkan, Imaginelf, Xapur, Blackwolf, Cédric Jeanneret, Jae Lou, Tigger Lilly, …

challenge-francofou

Lu et chroniqué dans le cadre du Challenge Francofou 4 de La Magie des Mots.

8 Juin

Le club des punks… (Karim Berrouka)

punksLe Club des Punks contre l’Apocalypse Zombie :

Paris n’est plus que ruines. 

Et le prix de la cervelle fraîche s’envole. 
Heureusement, il reste des punks. 
Et des bières. 
Et des acides. 
Et un groupe électrogène pour jouer du Discharge. 
Le Club des punks va pouvoir survivre à l’Apocalypse. 
Enfin, si en plus des zombies, les gros cons n’étaient pas aussi de sortie… 
 
Il est grand temps que l’anarchie remette de l’ordre dans le chaos ! 

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16 Avr

Les contes du Grand Veneur – Romain Billot

les-contes-du-grand-veneur

Les contes du Grand Veneur : quart de couverture

Les bois du Grand Veneur passent pour un lieu hanté, entouré de sombres légendes et de phénomènes étranges… Cet endroit terrorise et fascine les enfants du village de Malcombe qui n’hésiteront pas à visiter le sinistre manoir des Von Strasser, l’inquiétante masure de Lady Crowley, la Source aux fées ainsi que les ruines qui jalonnent cette forêt pleine de spectres et de créatures monstrueuses…

Il s’adresse à tous les sales mômes à l’imagination débordante et aux amoureux du surnaturel… Poursuivre la lecture

29 Mar

La Voie des Oracles – tome 2 : Enoch (Estelle Faye)

enochLa Voie des Oracles – Enoch : quart de couverture

Poursuivis par les hommes d’Aedon, Thya, Enoch et Aylus fuient dans les terres barbares…

Sur les routes, les trois acolytes vont découvrir un monde très divers, coloré, fabuleux, où des magies et des mystiques plusieurs fois centenaires côtoient des aspirations farouches à la liberté. Un monde plus vaste et plus étrange que tout ce qu’ils auraient pu imaginer.

Au cours de ce nouveau voyage, Thya et Enoch vont à nouveau être mis à l’épreuve, et se révéler, ou se perdre…. Avec, en fond, la menace grandissante d’Aedon, soutenu cette fois par un nouvel allié surnaturel… Poursuivre la lecture

17 Mar

La Voie des Oracles, tome 1 : Thya – Estelle Faye

livre-thyaLa Voie des Oracles, tome 1 : quart de couverture :

La Gaule, Ve siècle après Jésus-Christ. Cerné par les barbares, miné par les intrigues internes et les jeux du pouvoir, l’Empire romain, devenu chrétien depuis peu, décline lentement. Les vieilles croyances sont mises au rebut, les anciens dieux se terrent au fond des bois, des montagnes et des grottes, les devins sont pourchassés par la nouvelle Eglise. Thya, fille de l’illustre général romain Gnaeus Sertor, a toujours su qu’elle était une Oracle. Il lui faut vivre loin de Rome, presque cachée, en Aquitania, perdue au milieu des forêts. Que faire alors, quand son père, son protecteur, tombe sous les coups d’assassins à la solde de son propre fils ? Il faut fuir, courir derrière la seule chance qu’elle a de le sauver… Se fier à ses visions et aller vers Brog, dans les montagnes du nord, là où, autrefois, Gnaeus a vaincu les Vandales. Et peut-être, le long de ce chemin pavé d’embûches et d’incroyables rencontres voir le passé refaire surface, et réécrire l’Histoire… Poursuivre la lecture

14 Fév

Fêlures (Rozenn Illiano)

felures Quart de couverture :

Ce n’est pas tant la nostalgie qui guide ces mots, mais bien quelque chose qui s’apparente plus à une blessure ancienne, de celles qui s’imposent à vous dès que le temps change, qui font vriller vos os sous l’humidité de l’air ou la tension des tempêtes. Je crois que c’est pour cela que je guette, à la fin de l’été, le moment où les journées raccourcissent. Parce que le jour se couche tôt, parce que la nuit s’empare du paysage alors que le soir n’a pas encore sonné. Un rythme d’ailleurs, un rythme d’autrefois posé sur les méridiens du Pacifique. Si j’attends la venue de l’automne et la promesse de l’hiver, c’est pour rejeter en bloc la chaleur et le soleil. Pour noyer dans le froid ces souvenirs doux-amers de jour mourant, de montagnes baignées d’orage. — La Boussole

Huit nouvelles parcourues de failles et de rêves sans issue, d’inévitables séparations et de retrouvailles au pied des tombes. Poursuivre la lecture

29 Oct

Feuillets de Cuivre (Fabien Clavel)

Quart de couverture :

Paris, 1872. On retrouve dans une ruelle sombre le cadavre atrocement mutilé d’une prostituée, premier d’une longue série de meurtres aux résonances ésotériques. Enquêteur atypique, à l’âme mutilée par son passé et au corps d’obèse, l’inspecteur Ragon n’a pour seule arme contre ces crimes que  sa sagacité et sa gargantuesque culture littéraire.

À la croisée des feuilletons du XIXe et des séries télévisées modernes, Feuillets de cuivre nous entraîne dans des Mystères de Paris steampunk où le mal le dispute au pervers, avec parfois l’éclaircie d’un esprit bienveillant… vite terni. Si une bibliothèque est une âme de cuir et de papier, Feuillets de cuivre est sans aucun doute une œuvre d’encre et de sang.

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7 Oct

L’Evangile Cannibale (Fabien Clavel)

Aux Mûriers, l’ennui tue tout aussi sûrement que la vieillesse. Matt Cirois, 90 ans et des poussières, passe le temps qu’il lui reste à jouer les gâteux. Tout aurait pu continuer ainsi si Maglia, la doyenne de la maison de retraite, n avait vu en rêve le fléau s abattre sur le monde. Et quand, après quarante jours et quarante nuits de réclusion, les pensionnaires retrouvent la lumière et entrent en chaises roulantes dans un Paris dévasté, c’est pour s’apercevoir qu’ils sont devenus les proies de créatures encore moins vivantes qu’eux. Que la chasse commence…

Fabien Clavel, lauréat d’une douzaine de prix et auteur d’une vingtaine de romans, est l’une des voix les plus connues de l imaginaire. Sa plume caméléon s’adapte à sa volonté d’en explorer tous les sous-genres. Avec L’Évangile cannibale, il revisite le mythe du zombie et du survival dans un roman court, rythmé et caustique. Poursuivre la lecture

16 Sep

Chimères (Xian Moriarty)

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Mai 1610.

Paris est en émoi suite à l’assassinat du roi Henri IV. Mais Hector n’a que faire des intrigues politiques qui secouent la capitale. Un homme à l’allure inquiétante a fait enlever ses sœurs et il est prêt à tout pour les retrouver.

Cependant, le bretteur est loin d’imaginer quels sombres desseins se jouent réellement dans les entrailles de la ville.

Détails techniques :

Editions Flammèche
Nouvelle – Format numérique
Parution le 1er juin 2014
Prix : 0.99€
Couverture de Vay – Illustration

Mon avis :

Chimères fait partie de mes achats pour l’opération du 1er septembre (le 1/9 j’achète un livre SFFFH francophone). J’ai le plaisir de figurer au sommaire de l’anthologie « Montres à toute vapeur » aux côtés de Xian. Je l’ai donc déjà lue et avait beaucoup apprécié sa Dame aux Hiboux. C’était l’occasion de la lire à nouveau !

On connait Xian pour son amour de l’Histoire. On ne sera donc pas étonné de retrouver ici certains personnages historiques bien connus (ou pas, scusez, je suis pas française et en plus je n’ai jamais eu cours d’histoire). Je ne jugerai donc pas cette facette de Chimères car je connais trop peu l’histoire de nos chers voisins. J’ai toutefois trouvé dommage qu’on ne s’embarque pas plus près de ces personnages et des intrigues politiques de l’époque.

A côté d’une mise en place réussie (quoique « racontant » plutôt que « montrant » un peu trop), l’intrigue happe le lecteur assez vite. Le mystère qui plane autour de ces disparitions inquiétantes n’est résolu qu’à la toute fin, une fin inattendue et… inhabituelle. Il manque par contre l’information cruciale du pourquoi, même si on en a une vague idée.

Bien bien bien. Xian, t’avais pas parlé de développer cet univers ?
Alors ? Ca vient ? 😉