18 Fév

Les Enfants de l’Ô – tome 2 (Vanessa du Frat)

Terre, 2067
Après la mort du Père, Line et Lúka pensaient enfin pouvoir mener une vie normale, mais la mystérieuse femme en noir a d’autres projets pour eux. Afin d’assouvir ses besoins de vengeance, elle s’adjoint l’aide de Lyen, qui elle aussi attend son heure. Peu à peu, le lien qui unit les amants s’effrite ; un fossé d’incompréhension se creuse entre eux et les détruit à petit feu. Comment pourront-ils faire face aux menaces invisibles qui planent au-dessus d’eux ?

Alia, 2340
Ludméa a l’impression de vivre un conte de fées au quotidien, entourée de Ruan et des jumeaux qu’elle aime tant. Cependant, les agissements obscurs de son compagnon ainsi que les étranges non-dits sur son passé vont lentement semer le doute dans son esprit. Connaît-elle vraiment l’homme avec qui elle partage sa vie ? Quel lourd secret lui cache-t-il ?

La saga des Enfants de l’Ô se poursuit dans ce deuxième tome passionnant, où les certitudes s’effondrent alors que de nouvelles questions émergent. Le mystère s’épaissit avec l’apparition de nouveaux personnages : découvrez Saraï, l’autre Line, et le lourd héritage de leur famille…

 

Détails techniques :

Chromosome Editions (auto-édition, explications par ici)
568 pages (version brochée)
Prix en version brochée : 23 €
Prix en  version électronique (sans DRM) : 5,99 €
Disponible sur :
Le site de l’auteure
Amazon

Mon avis :

J’avais adoré le tome 1 de cette saga familiale sur fond de science-fiction. C’est donc avec grand enthousiasme que je me suis plongée dans le tome 2 des Enfants de l’Ô.

L’histoire se poursuit avec Line et Luka, qui sont désormais livrés à eux-mêmes. On plonge avec eux dans les tourments de leur difficile existence, de leur lourd et douloureux passé, et des tentations en tous genres qu’ils sont à présent libre de refuser… ou d’y succomber. La psychologie des personnages se creuse et le livre y est entièrement dédié. La relation incestueuse de Line et Luka est très bien décrite : ils s’aiment profondément et pourtant, s’attirent et se rejettent comme des aimants. Le tout provocant évidemment crises, larmes et retournements de situations.

Les larmes. Voilà bien LE point négatif de ce second tome.
S’il est normal que les personnages finissent par craquer, vu ce qu’ils endurent, il est venu un moment dans ma lecture où je n’ai plus pu supporter toutes ces chialeuses. Soyons francs et appelons un chat, un chat. Je me suis aperçue +/- à la moitié du livre qu’il n’y avait pas un seul chapitre sans une femme qui pleure. Quand ce n’est pas Line pour un caprice ou un véritable pétage de plomb (justifié), c’est Ludméa, l’autre Line ou encore Saraï dans sa jeunesse. Bref, pas un seul personnage féminin qui ne soit capable de retenir ses larmes (peut-être excepté Lyen, heureusement qu’elle est là). Et j’avoue que pour le dire platement, ça m’a gonflé.

Mais au-delà de ces torrents d’eau salée, il y a heureusement beaucoup de points positifs !
Z’arkan évolue et on commence à entrevoir où cette progression va mener nos personnages… et le monde entier. De nouveaux personnages fort intéressants font leur apparition : la jeune Line et sa grand-mère Saraï, qui ont indéniablement un lien avec Line et Luka. Une partie du voile se lève sur l’arbre généalogique de cette famille, sans pour autant en divulguer tous les secrets. Là réside une bonne partie de l’intrigue, qui, mêlée aux voyages dans le temps, aux manipulations génétiques et aux pouvoirs psychiques, fait de la saga des Enfants de l’Ô une série dramatique qui a le sens du suspense. Si ce monde futuriste n’est pas décrit dans les moindres détails comme c’est souvent le cas en SF et Fantasy, Vanessa du Frat y glisse suffisamment d’éléments et de suggestions pour que le lecteur s’en fasse une idée précise… et cherche à confirmer ce que son imagination lui suggère en tournant les pages.

Le tome 3 m’attend sagement dans ma pile à lire, et je ne tarderai pas à l’en sortir. Car ayant déjà lu les 4 premiers tomes dans leur première version il y a plusieurs années, je sais qu’une part importante de l’histoire, et qui m’intéresse hautement, va enfin commencer.

D’autres avis :

Cécile Duquenne

7 Jan

Le Moineau de Dieu (Maria Doria Russell)

Emilio Sandoz, linguiste et prêtre, est le seul survivant d’une mission de contact avec des extraterrestres sur une planète lointaine. Il en revient marqué du sceau de l’infamie : là-bas, il se serait prostitué et aurait tué un enfant… Que s’est-il réellement passé ? Que sont devenus les autres membres de l’expédition ? D’où viennent ces cicatrices terribles sur ses mains ?

Détails techniques :

Editions ActuSF
464 pages (version papier)
9,99 € en numérique, 19 € version papier
Interview de l’auteur, 20 ans après la première parution, à la fin de l’ouvrage
Extrait disponible sur le site d’ActuSF

Mon avis :

Panne d’écriture, panne de blog, panne de lecture, panne physique… les derniers mois ont été un grand vide de mon côté. Pourtant, j’avais envie de m’y remettre… et la flemme en même temps. Et puis j’ai vu passer les promos numériques d’ActuSF, avec ce titre : Le Moineau de Dieu. Le pitch m’intriguait. J’ai vu aussi un commentaire sur Facebook au sujet de ce livre comme quoi il était excellent. Alors je l’ai pris et me suis mise à le lire d’emblée. Et je n’ai pas décroché.

Je n’ai pas été déçue de mes dernières lectures, loin de là. Mais ici, il faut avouer que le niveau dépasse toutes mes attentes !

L’histoire commence avec Emilio Sandoz, le prêtre jésuite originaire de La Perla, un bidon-ville où règne la pauvreté, la crasse et la criminalité. On apprend à le connaître, petit à petit, et à découvrir la façon dont il a rencontré le groupe qui formera plus tard l’équipage de l’étrange vaisseau qui sera le premier à visiter une planète habitée de créatures intelligentes. Ces chapitres sont entrecoupés par d’autres, qui se déroulent bien plus tard, en 2060, lorsque Emilio est revenu de ce voyage, physiquement et mentalement brisé. Et seul. Il est alors interrogé par ses supérieurs, mais refuse de dire le moindre mot sur ce qui lui est arrivé tant la dépression le tenaille. Il faudra à ses confrères user de patience pour l’apprivoiser, comme l’on apprivoiserait un moineau…

Plus d’un tiers du livre est consacré à la mise en place, à la description des différentes personnalités, enjeux et émotions. On apprend à connaître chaque acteur de cet équipage qui deviendra très vite l’équivalent d’une famille. On suit également les préparatifs de cette mission, qui aurait du être menée par les Nations Unies, mais Emilio parvient à convaincre les jésuites de sauter le pas les premiers.
Si certains peuvent trouver ces passages un peu long, ce ne fut absolument pas mon cas. Au contraire tous les éléments sont amenés avec une précision et une délicatesse impressionnantes. Rien n’est laissé au hasard, tout à un but. Jusqu’à ce moment précis où Emilio est persuadé que ce qui leur arrive est « la volonté de Dieu ». Et là, l’auteure en moi s’est dit : « mais quelle ingéniosité ! ». Car, sans vouloir spoiler le moins du monde, ce qui se passe à ce moment précis est, d’un point de vue scénaristique, un raccourci gros comme une maison. Et pourtant il est tout à fait justifié ! « C’est la volonté de Dieu ». Maria Doria Russell, ce génie.

Outre les liens humains et les fragilités des différents personnages, ce qui m’a particulièrement séduite dans ce roman étaient les descriptions de Rakhat, cet autre monde peuplé de créatures intelligentes. Ces extraterrestres eux-mêmes et leur mode de vie. On ne peut que s’émerveiller des beautés de cette planète et de leurs habitants, comme l’a fait l’équipage humain ! L’auteure est une vraie créatrice de monde.

Le Moineau de Dieu rassemble plusieurs thèmes aussi intéressant qu’extrêmement bien amenés : la reconstruction d’un homme brisé, la religion chez un jésuite pas encore sûr de croire, la vie extraterrestre et leur mode de fonctionnement, la rencontre entre humains et extraterrestres, les relations humaines, la culpabilité, les langues… Chaque personnage progresse au fur et à mesure que les pages se tournent. L’histoire prend un tournant différent, bien que LA question reste sans réponse jusque dans les dernières pages : qu’est-il arrivé à Emilio pour qu’il soit à ce point replié sur lui-même ? Pour qu’il ne veuille pas en parler ? Qu’est-il arrivé à ses mains ? A t’il vraiment tué une fillette extraterrestre et pourquoi ? Que sont devenus ses coéquipiers ?

Le niveau d’écriture est très très élevé tout en restant accessible à un large public. Le suspense est intense et les découvertes sont habilement parsemées pour que le lecteur ne s’ennuie pas. Les différents points de vue et les deux lignes temporelles se tressent tout en nuances pour aboutir sur une interrogation quant à notre propre mode de vie. Vraiment, je conseille cette lecture à tout un chacun. J’ai été bluffée. Je pense que ce livre peut facilement gagner mon top 3, toutes lectures confondues.

Dans la blogosphère :

Nébal, Blackwolf, Xapur, Yogo, …

9 Sep

Le Dieu de Lumière (JP Andrevon)

L’Hélios est le premier vaisseau à quitter le système solaire… pour échouer sur une planète inconnue où les peuplades indigènes se révèlent parler anglais. Comment est-ce possible et qui est cette déité qui règne sur leur destin ?

Détails techniques :

Milady
Science-Fiction
161 pages
Première parution en 1973
5,99 € format numérique, n’est actuellement plus édité format papier (mais possible de le trouver d’occasion)

Mon avis :

Cet ebook traînait dans ma liseuse depuis si longtemps que je ne sais même plus comment il y est arrivé. Sans doute pendant une opération Bragelonne il y a quelques années… Et puisque la science-fiction me manquait, je me suis dit « pourquoi pas ? ».

Le voyage interstellaire vient d’être inventé. Si on sait que voyager dans l’espace second permet aux astronautes de parcourir plusieurs années lumières en seulement quelques jours, on sait aussi que le temps sur Terre passera beaucoup plus vite. Quatre représentants de l’humanité sont chargés d’effectuer le tout premier test, sachant qu’il s’agit probablement d’un aller sans retour. Leur mission ? Trouver une planète habitable et envoyer les coordonnées à la Terre, peu importe le temps que cela prendra.
Lorsqu’ils trouvent enfin un monde qui correspond aux critères, ils sont surpris d’y trouver des hommes. Plus encore lorsqu’ils leur adressent la parole dans un anglais aux accents exotiques.

En vérité, on a compris les tenants et aboutissants de cette histoire rien qu’en lisant le court quart de couverture. C’est là mon plus grand regret. Pourtant, si l’on devine le fin mot de l’histoire, il reste des inconnues. Qui est ce Dieu de Lumière ? Comment est-il arrivé là ? De quoi est composé le monde du futur dans lequel ils débarquent ?

Malgré son bel âge, ce livre n’a pas beaucoup vieilli. Il a été publié en 1973 mais aurait très bien pu paraître dans les années 2000. Voilà qui n’est pourtant pas facile, dans le monde de la science-fiction.

Pour Le Dieu de Lumière, la destination est connue très tôt. C’est au voyage qu’il faut s’intéresser. Et, ma foi, il fut assez intriguant pour faire le tour de cette boucle temporelle.

17 Août

Le soleil des hommes : jusqu’au ciel – tome 2 (Julie Limoges)

Le temps presse.

Dans l’ombre et la moiteur, les régiments des Duchés ont submergé Arham. Les défenses du Bastion ont cédé, déversant des milliers de civils affolés dans la sombre forêt environnante.
Séparés de leur groupe, Akhyla et Ekam entreprennent de rejoindre le sud à travers les bois. Leur périple déjà difficile se transforme en une course mortelle lorsque d’innombrables silhouettes apparaissent entre les troncs centenaires.
Toujours bloqué à Arham, Enki renâcle. Il attend l’arrivée du duc Leko, qu’il abhorre. Une inertie d’autant plus insupportable pour le guerrier que ses proies ont pris la poudre d’escampette.
A bord de l’Archon, Aedan et Vaten tentent d’échapper à leurs poursuivants. Ils foncent vers le sud, vers Cress, une cité sans foi ni loi où ils pourraient aussi bien trouver leur salut que signer leur perte.

Alors qu’Humains et Multins se lancent à corps perdu dans une nouvelle guerre, une menace s’éveille dans les terres oubliées du Sud. Un péril aux os saillants et à l’haleine de mort qui a juré d’en finir avec les vivants.

Détails techniques :

Editions Hydralune
Science-Fiction / Fantasy
456 pages
Premier tome d’une trilogie
3,99€ ebook, 16€ broché (frais de port inclus, via le site de l’éditeur)
Lire un extrait

Mon avis :

J’attendais ce second tome du Soleil des hommes depuis plusieurs mois, mais mon impatience s’est nettement amplifiée après avoir rédigé ma chronique sur le premier volet : Nuit de cendres. J’ai donc profité de mes vacances à l’étranger pour dévorer Jusqu’au ciel.

L’histoire reprend là où elle s’était arrêtée. Notre groupe de mercenaire est scindé et chaque duo tente de s’en sortir comme il peut. On suit plus particulièrement Ekam et Akhyla, qui subissent gros pour rejoindre un lieu sûr. L’atmosphère de cette première partie est très bien rendue : on se traîne avec eux dans la boue, on a faim, on a froid, on tremble de fatigue avec eux et on s’enlise dans les sombres pensées d’Akhy. Ce personnage, on l’aime autant qu’on le déteste. On a envie de le cogner pour sa lâcheté et puis… et puis ce petit con arrive toujours à nous surprendre et à nous faire palpiter pour sa survie.

On sent qu’il s’agit d’un tome de transition. Si on suit avec avidité la chasse d’Enki, la fuite des mercenaires et la mission des Porteurs, il ne se passe au final pas grand chose. Une fuite, une pause, une course-poursuite et un combat intense que j’ai trouvé un peu long. La survie est évidemment au coeur du récit. Beaucoup de pages pour enfin arriver à un début de révélation, qui promet de grands moments pour la suite. Car enfin, certains personnages révèlent leur vraie nature.

La plume de Julie Limoges est surprenante par la force de ses détails et son sens de la mise en scène. Si ce second volume souffre un peu de quelques longueurs, on y plonge toutefois avec délectation.

Une fois encore, je me réjouis de découvrir le dernier tome et les secrets de ce monde sans soleil.

23 Juil

Le soleil des hommes : nuit de cendres – tome 1 (Julie Limoges)

Le soleil des hommes, tome 1 : Nuit de cendres par LimogesSale temps sur le monde.

Dans la nuit perpétuelle et sous la pluie, la guerre s’apprête à s’abattre une fois encore sur les terres exsangues du royaume des Hommes. Acculés par des hordes décharnées au sud, les Humains doivent à présent faire face aux armées multines prêtes à déferler par le nord.
Non loin de ce nouveau front, Akhyla et son groupe de mercenaires effectuent une mission délicate dans une auberge isolée. Une mission qui prend des allures de piège lorsqu’ils sont abordés par un guerrier aussi curieux que menaçant, puis attaqués par des soudards. Dans la mêlée générale qui s’ensuit, ils parviennent à s’emparer de leur objectif, un vulgaire orbe, avant de fuir pour sauver leur peau.
Réfugiés dans une bourgade voisine avec l’objet dérobé, ils sont loin de se douter que tous les yeux viennent de se braquer sur eux.

Détails techniques :

Editions Hydralune
Science-Fiction / Fantasy
416 pages (version brochée)
Premier tome d’une trilogie
3,99€ ebook, 16€ broché (frais de port inclus, via le site de l’éditeur)

Mon avis :

J’ai découvert Julie Limoges grâce aux nouvelles qu’elle a publié dans plusieurs numéros de la revue Etherval. Sa plume m’a tout de suite accrochée. C’est donc sans hésitation que je me suis plongée dans le premier volume de sa trilogie « Le Soleil des Hommes ».

A l’heure où je rédige cette chronique, plusieurs mois se sont écoulés depuis ma lecture de « Une nuit de cendres ». Les détails du récit se sont envolés, mais je me souviens avec netteté de mes sentiments lorsque je tournais les pages numériques de ce livre.
Comme le présente si bien le quart de couverture, il y a de l’action. Beaucoup. Mais ne vous attendez pas pour autant à un récit guerrier sans morale ni saveur. Quoique… certains personnages n’ont en effet pas beaucoup de morale. Et c’est tant mieux. Pour autant, s’il existe dans ce livre quelques archétypes, certains sont beaucoup plus profonds, forts et fragiles, torturés et surtout intéressants. Je pense évidemment à Akhyla, mais pas que.
Les péripéties vécues par les mercenaires nous poussent à vouloir découvrir le fin mot de cette mission énigmatique, tandis qu’en parallèle, une traque sans merci se prépare.
Quelques indices laissent à penser que le monde nocturne dans lequel nos héros évoluent n’a pas toujours été si sombre. Un évènement majeur a, semble-t-il, provoqué cette nuit perpétuelle et changé la face du monde. Bien des sciences et techniques ont ainsi été perdues, ne laissant que des reliques convoitées par les différents peuples qu’abrite désormais ce monde mystérieux.

Et c’est sans doute la partie qui m’attire le plus. Si les batailles et courses-poursuites d’Akhyla m’ont fait tourner les pages avec frénésie, l’histoire du monde développé par Julie m’interpelle plus encore. Et si ce monde est sombre, l’atmosphère du récit l’est tout autant. Le danger est partout : entre les différents camps bien sûr, mais aussi en leur sein suite à certaines dissensions internes, ou encore à cause des morts-vivants et de cette maladie réputée mortelle.

Si vous cherchez un livre dans lequel l’ennui n’a pas sa place, si vous avez envie d’être surpris, de croiser la route de personnages attachants, et comme moi, de savoir pourquoi le soleil à disparu : alors n’hésitez pas, plongez dans « Le Soleil des Hommes ».

Personnellement, il me tarde d’y retourner avec le second volume (déjà disponible) : « Jusqu’au ciel ».

9 Déc

Léviathan : le pouvoir (Lionel Davoust)

Résultat de recherche d'images pour "léviathan le pouvoir"Quart de couverture :

De nos jours, les progrès scientifiques ont chassé les vieilles superstitions et l’enchantement, cédant la place à une ère de raison où même la religion chancelle. Or, dans les profondeurs de l’inconscient, les traditions antiques, les peurs ancestrales, il subsiste une porte entrouverte sur des prodiges dépassant l’entendement. Ce n’est pas de la magie ; c’est du pouvoir. Rares sont ceux à y accéder. On les a appelés prophètes, sorciers, chamanes au fil des âges. La plupart ont été exterminés sur le bûcher, mais certains ont concrétisé les rêves les plus fous de l’humanité : richesse, domination. Jeunesse éternelle. Et ils se font la guerre – en riant.
Michael Petersen, biologiste marin, fait les frais de cette guerre. Pris dans une machination dont il ignore les enjeux mais dont il est la clef, il a vu presque tout son entourage périr de mort violente ; pire, il est lui-même la cible d’une chasse à l’homme qui le contraint à vivre en paria. Andrew Léon, l’agent du FBI qui a aidé la famille Petersen à fuir les États-Unis, est devenu lui aussi une proie : l’inquiétant Comité compte sur son outil de cartographie de la conscience humaine pour localiser Michael. Une course contre la montre s’engage, afin de détruire le biologiste avant l’éclosion de son pouvoir, capable d’anéantir l’organisation.
De révélations en rebondissements, le héros de Léviathan perce les voiles d’illusion qui entourent son existence. Mais il devra d’abord lutter pour sa survie, avec l’aide d’une ombre prédatrice, d’un faux prêtre et d’une vraie mage, jusqu’à l’affrontement décisif.

Détails techniques :

Editions Don Quichotte
Thriller Fantastique
Tome 3 d’une trilogie
N’existe qu’au format broché (23€)
541 pages

Mon avis :

Ayant acquis les tomes 2 et 3 en même temps, il m’était inconcevable de refermer ce second tome, Léviathan : la nuit, sans ouvrir le dernier volet de cette trilogie.

Pour Michael, si les choses ne sont pas encore très claires, il sait à présent qu’il n’est pas responsable des morts qui l’entourent. Et pourtant, sans avoir lui-même tué, il sent qu’il est lié à ce qui se trame dans son sillage. Cette Ombre qui porte son visage n’a de cesse de se rapprocher de lui sans pour autant lui ouvrir les portes du savoir. Car c’est à Michael qu’il revient de découvrir qui il est réellement.
Pendant que ce dernier se retranche dans ses pensées, le Comité le traque sans relâche, n’hésitant pas à user des moyens les plus retords pour arriver à leur fin.

Léviathan : la nuit nous conduit au plus profond du soi. On suit les méandres de Michael comme une sorte de huis clos intérieur, entre lui et son Ombre, cherchant à la fois à maîtriser le pouvoir qu’il se sait capable d’utiliser et la terrible raison qui pousse le comité à le mettre hors course. En parallèle, Masha fait tout son possible pour piéger le comité à son propre jeu. Manipulations et fourberies sont le quotidien des joueurs, mais lequel d’entre eux surprendra-t-il les autres ?

Ce volume est à la fois un parcourt psychologique et une course-poursuite haletante où les évènements s’enchainent les uns à la suite des autres. Malgré quelques longueurs (répétitions des faits et tergiversations), l’action y est à son point culminant, ne laissant plus aucun autre choix au lecteur que de tourner les pages pour non plus découvrir le fin mot de l’histoire, puisque l’on connait désormais les tenants et aboutissant, mais surtout pour savoir si Michael parviendra à son but ultime. Les retournements de situations vont bon train, et on s’en réjouis. Le tout menant vers une fin en demi-teinte qui correspondant parfaitement à l’esprit de la trilogie « Le mystère Léviathan ». Une conclusion plutôt rare et que je sais apprécier.

D’autres avis :

Xapur, Blackwolf, Cédric Jeanneret, Tigger Lilly, …

challenge-francofou

Lu et chroniqué dans le cadre du Challenge Francofou 4 de La Magie des Mots.

30 Nov

Léviathan : la nuit (Lionel Davoust)

Résultat de recherche d'images pour "léviathan la nuit"Quart de couverture de « Léviathan : la nuit » :

La nuit du solstice d’hiver, au cours d’une violente tempête, le biologiste marin Michael Petersen a disparu dans les eaux glacées de l’Antarctique. Alors que ses chances de survie sont infimes, le miracle se produit : le corps du chercheur, plongé dans un profond coma, est découvert échoué sur une grève. Non loin du rivage, une troupe d’orques paraît veiller sur le miraculé. Le verdict des médecins est aussi troublant qu’énigmatique : Petersen est en train de rêver.
Ces faits inexplicables ne le sont pourtant pas pour tous : le Comité, une organisation occulte dont les agents exercent depuis des années une étroite surveillance du zoologiste, met tout en oeuvre pour le réinstaller dans la tranquillité de son foyer. Pourquoi un modeste père de famille suscite-t-il une telle craitne chez les puissants mages de la Voie de la Main Gauche ? Quelle corrélation établir entre les cauchemars de Michael et les tentatives d’homicide dont sont subitement victimes les membres de son entourage ?
Masha, épouse de Michael et agent double au service du Comité, est bien décidée à le découvrir. Mais le FBI s’invite dans le Jeu en la personne d’Andrew Leon, un mathématicien que le paranormal n’effraie pas. En effet, alors que tout désigne le biologiste, à la personnalité fragile et clivée, comme l’auteur de ces crimes en série, l’agent spécial entrevoit une autre hypothèse, capable de faire vaciller un esprit aussi solide que le sien.
Après le solstice viennent les ténèbres, après la chute tombe la nuit, et Los Angeles frémit tandis que s’étend l’Ombre de Léviathan.

Détails techniques :

Editions Don Quichotte
Thriller Fantastique
Tome 2 d’une trilogie
N’existe qu’au format broché (22€)
408 pages
Plus de détails

Mon avis :

Le premier tome, acquis au format poche il y a deux ans, a été dévoré. J’ai longuement attendu une sortie des tomes suivants au format poche ou numérique, mais pour diverses raisons, ce n’est toujours pas le cas (et ça risque de ne pas l’être de si tôt). Du coup, j’ai craqué (le porte-feuille). Je viens d’achever Léviathan : la nuit et Léviathan : le pouvoir dans la foulée, mais je vais tenter de séparer les deux, même si mon sentiment est très similaire pour chacun.

« Après la chute tombe la nuit », au sens propre comme au figuré. Michael reste dans un profond coma suite à sa chute dans les eaux glacées de l’Antarctique, tandis qu’une Ombre chargée de haine s’abat sur le monde. Les deux sont intimement liés. Et alors que les liens qui retiennent Michael sont tranchés un par un, on apprend quel est l’enjeu de cette comédie que joue l’entourage du naufragé. Peu à peu, on découvre les pouvoirs des mages, leurs capacités, leurs secrets et leur réelle personnalité. Masha a prit sa décision : envers et contre tous, elle reste une guerrière… à sa façon. Et tandis que Michael prend peu à peu conscience d’être un pantin que l’on manipule, la Main Droite tente de s’immiscer dans la partie.

Voilà un tome bien construit, qui répète suffisamment les faits pour que la lectrice amnésique que je suis se rappelle ce qu’elle a lu il y a plus d’un an. Mais surtout, un volume qui tient en haleine, dont l’intensité ne cesse d’augmenter et qui promet une fin en apothéose. Des personnages qui évoluent et qui apportent leur lot de surprises, comme Andrew Leon que j’ai particulièrement apprécié. Un cheminement important a lieu pour chacun, alors que l’intrigue bat son plein. On sent un travail en profondeur sur tous ces personnages, leur histoire et leur caractère. Et c’est une véritable réussite, car ce sont bien les personnages, riches et bien construits, qui portent l’essentiel de cette trilogie.

Au delà de l’aspect thriller, course-poursuite et faux fuyants, les thèmes principaux sont ici clairement dévoilés : la manipulation, le savoir (ou ne pas savoir), l’identité et en toile de fond, la religion et son influence, bien que cette dernière partie aurait pu être plus exploitée. On se retrouve dans un récit bien plus sombre et inquiétant que dans le premier volet, qui apportait pourtant déjà bien des questions et de l’angoisse. Le lecteur est happé par l’action qui ne cesse de se renouveler, de rebondir pour mieux surprendre.

Je me rappelle de ce moment, vers le tiers du livre, où j’ai enfin compris qui était Michael et quels étaient les enjeux pour le Comité. Un « oh ! » m’a échappé et le zom s’est demandé ce qu’il me prenait. J’ai répondu : « mais c’est GENIAL ! Cet auteur est formidable ! ».

Y’a du level, là, Monsieur Davoust ! (oui, moi quand je trouve mon maître, je donne du Monsieur avec un grand M)

Autant dire que je suis directement passée à Léviathan : le pouvoir.

D’autres avis :

Lorhkan, Imaginelf, Xapur, Blackwolf, Cédric Jeanneret, Jae Lou, Tigger Lilly, …

challenge-francofou

Lu et chroniqué dans le cadre du Challenge Francofou 4 de La Magie des Mots.

31 Oct

La Voie des Oracles – tome 3 (Estelle Faye)

FORMAT LIVRELa voie des oracles-Aylus3[1]

La Voie des Oracles : Aylus

L’intervention de Thya a changé l’Histoire. Vingt ans après, guidé par Thya, Aylus est devenu Empereur. Il règne à Rome en basant toutes ses décisions sur la divination et s’entoure d’oracles plutôt que de conseillers. Tout cela, il en est persuadé, est pour le plus grand bien de son peuple. Ayant créé une théocratie redoutable, il n’hésite pas à sacrifier des centaines de vies humaines au nom d’un avenir meilleur promis par les oracles. La ville de Rome elle-même a changé. Les statues de Tirésias, d’Apollon, de Cassandre ornent désormais le forum, et le symbole d’Aylus, un grand œil pourpre, qui pleure des larmes de peinture, recouvre les murs et les stèles des rues.

Pour avoir perpétré une tentative d’assassinat sur son frère, Gnaeus Sertor, le père de Thya, a été démis de toutes ses fonctions dans l’armée, privé de son statut de sénateur, et exilé dans la plaine du Pô, dans une latifundia dont il ne sort plus, rongé par la culpabilité.

Détails techniques :

Editions Scrinéo
Parution : avril 2016
352 pages
16,90 € grand format
Couverture : Aurélien Police

Mon avis :

Aylus, le troisième et dernier tome qui clôt la trilogie de La Voie des Oracles. Un volume qui pourrait se lire indépendamment des deux autres, puisqu’il repart de zéro… ou presque. Mais il serait dommage de se priver des premiers.

On se retrouve en effet à nouveau à l’époque où tout commence, sauf que les rôles sont tous inversés. Aylus a prit l’ascendant sur son frère et est devenu Empereur, portant ainsi les devins au sommet de leur gloire et réduisant le catholicisme à néant. Thya, son héritière, vit à ses côtés à Rome, alors que son père Gnaeus est exilé loin de la vie impériale. Même Enoch est loin du personnage que l’on a connu dans les tomes précédents. Et pourtant… dans ses rêves, Thya aperçoit un autre monde. Un monde qui aurait pu être, ou qui a été ? Comme un souvenir qui n’a pourtant jamais eu lieu.
Dans l’ombre, une autre Thya, plus âgée, se rend compte que dénouer les fils du temps pour reconstruire une autre toile n’était pas une si bonne idée. Quelque chose dans cette grande tapisserie a été rompu et menace le nouveau monde de sombrer dans le chaos.

Voilà un retournement inattendu ! Quelle surprise de voir tous ces personnages pratiquement à leur opposé, et pourtant toujours eux-même, bien ancrés dans leur caractère. Il s’agit presque de la même histoire que sur les deux premiers tomes, le même parcourt, le même chemin, mais plus condensé et avec un décor et des enjeux différents. Il s’agit là d’un travail que j’imagine très difficile, il ne s’agit pas de « prendre les mêmes et on recommence », c’est bien plus subtil que ça. Au final, la conclusion de cette trilogie est brillante et pleine de surprises.
A nouveau, on sent le travail de recherche en profondeur sur le panthéon greco-romain, mais aussi sur ce à quoi ressemblait le monde au 5ième siècle.

Le voyage dans le temps et les répercussions qu’un petit changement peut avoir sur le court de l’histoire son ici brillamment représentés. Un travail ardu, risqué, mais Estelle, le pari est gagné 😉

 

D’autres avis :

Le Sentier des Mots, Acr0, Blackwolf, Dup,

challenge-francofou

Lu et chroniqué dans le cadre du Challenge Francofou 4.

15 Oct

Fahrenheit 451 (Ray Bradbury)

Résultat de recherche d'images451 degrés Fahrenheit représentent la température à laquelle un livre s’enflamme et se consume. Dans cette société future où la lecture, source de questionnement et de réflexion, est considérée comme un acte antisocial, un corps spécial de pompiers est chargé de brûler tous les livres dont la détention est interdite pour le bien collectif.

Montag, le pompier pyromane, se met pourtant à rêver d’un monde différent, qui ne bannirait pas la littérature et l’imaginaire au profit d’un bonheur immédiatement consommable. Il devient dès lors un dangereux criminel, impitoyablement pourchassé par une société qui désavoue son passé.

Détails techniques :

Folio SF
Première publication : 1953
224 pages
5,90 € format poche, 5,49 € format électronique

Mon avis :

Fahrenheit 451, un grand classique de la SF qui m’attendait sagement dans ma bibliothèque depuis un certain temps. Il en est enfin sorti et, bien que le roman ait pris de l’âge, il est encore d’actualité. Plus que jamais.

Le futur, une année inconnue. Un peu d’uchronie avec cette bombe nucléaire lancée dans les années 60. Et surtout, un peuple lobotomisé, éduqué pour ne pas penser, ne pas réfléchir. La seule préoccupation de l’humain doit être de prendre du plaisir. Tout de suite. Tout le temps. La culture ? Bannie. Elle aiderait les esprits à penser par eux-même, chose bien trop dangereuse.
Dans ce monde, la télé est devenue un monde en trois dimensions. Des « murs » où des personnages parlent au spectateur, leur répondent, le fait rire. Des personnages qui deviennent une « famille » à laquelle on s’accroche.

N’est-ce pas, dans un certain sens, proche de ce qu’est devenu Facebook pour certains ? Un lieu où retrouver des gens connus où inconnus auxquels ont s’accroche. Un lieu que l’on ne quitte plus, du réveil au coucher, en passant par notre quotidien. De la reconnaissance, du divertissement immédiat, du bonheur virtuel.

Les livres, ces fausses histoires rédigées comme si ces mensonges s’étaient vraiment déroulés par le passé, sont proscrits. Interdits. Brûlés par les pompiers chargés de débarrasser le monde de cette culture abrutissante.
Jusqu’à ce que Montag, un de ces pompiers, fasse la rencontre d’une jeune fille qui regarde la lune (mais qui, aujourd’hui, regarde la lune ? Pour quoi faire ?) et joue avec une fleur jaune.

Fahrenheit 451 est un livre magistral qui nous ramène à ce qui rend l’humain si spécial : la capacité d’imaginer, de rêver, de penser par lui-même. Un livre qui devrait être lu par beaucoup.
Mon seul regret est de constater combien la femme est totalement inutile dans cette histoire. Elle est reléguée à un personnage tertiaire, une plante qui fait joli. La femme de Montag ne travaille pas, ne fait rien d’autre de ses journées que de discuter avec sa « famille » et inviter des copines tout aussi superficielles. Parmi les quelques personnages un peu plus profonds, qui réfléchissent, qui sont un tant soit peu cultivés ou même parmi les exilés : aucune femme.
Un monde machiste rédigé dans des années machistes. Dommage. Mais peut-être cela peut-il également ouvrir les yeux à certains.

22 Sep

Black-Out (Marc Elsberg)

Résultat de recherche d'images pour "black-out marc elsberg" Quart de couverture de « Black-Out : Demain il sera trop tard »:

Par une froide soirée d’hiver, le réseau électrique européen commence à lâcher. De nombreux pays s’enfoncent dans l’obscurité et plusieurs centrales nucléaires mettent en danger la vie de millions d’êtres humains. Menace terroriste ou défaillance technique ? Piero Manzano, ex-hacker italien, croit savoir qui est responsable. Avec l’aide d’un policier français d’Europol, François Bollard, Manzano s’engage dans une véritable course contre la montre face à un adversaire aussi rusé qu’invisible.

 

 

 

 

Détails techniques :

Editions Piranha
Science-Fiction / Thriller
Sorti le 5 mai 2015 en VF
480 pages au grand format
Grand format : 22,90 € ; Format poche : 8,10 € ; Format électronique : 9,99 € (cherchez l’erreur)

Mon avis :

Le sujet m’intéressait. On nous parle de « blackout » en Belgique depuis deux ou trois ans : à savoir que nous risquons, en hivers, d’avoir des blackout « ciblés » par zones dû au manque d’électricité comparé à la trop forte demande par temps froid. Il existe des cartes de ces zones avec les priorités et tout un plan d’action pour ces blackout de quelques heures, que l’on peut trouver sur le net. Cela n’a évidemment jamais été appliqué, et les médias ont joué un grand rôle dans la peur chronique/maladive que certains citoyens ont développée. Les gens se sont rués sur les lampes de poches, les moyens de chauffage alternatifs voire même les accumulateurs d’énergie et autres générateurs… tout ça pour rien. Et au pire, si ça devait arriver, ce ne serait que pour quelques heures.

Bref, le sujet m’intéressait. Car ici, on parle d’une apocalypse énergétique. Apocalypse, oui. Imaginez notre monde actuel, notre civilisation basée sur la communication et le transport, sur le pétrole et… l’énergie. Plus d’électricité ? Plus de chauffage, de frigo, de lumière pour les habitants. Mais si la panne se prolonge, les pompes à eau ne fonctionnent plus non plus et vous vous retrouvez également sans eau, sans douche, sans wc… très vite, l’approvisionnement en carburant se raréfie et c’est aussi la panne des transports en tous genres. Les magasins ferment, vos placards sont vides, les camions d’approvisionnement en cas de crise sont la cible de groupes acharnés, affamés, prêts à tout pour survivre. Au bout d’une semaine, sans fuel pour leurs générateurs, les hôpitaux et autres grosses infrastructures sont obligées de fermer à leur tour. Alors oui, c’est bien une forme d’apocalypse.

A ce côté « fin du monde civilisé », un peu à la walking dead mais sans zombie, s’ajoute la dimension thriller. D’où vient cette panne ? Est-ce réellement technique ou quelqu’un a-t-il hacké les « compteurs intelligents », comme le soupçonne Piero Manzano ? Les grandes instances européennes enquêtes tandis que Piero, finalement soupçonné d’avoir orchestré lui-même tout ce joli bordel, s’engage dans un European Roadtrip afin de trouver le réel coupable.

Il y a toute une partie assez technique qui m’est apparue plutôt imperméable. Même si l’auteur a tenté de le rendre compréhensible au commun des mortels, cet aspect des choses ne m’intéressant que très peu, je n’ai même pas tenté de le comprendre ou de le retenir. L’aspect catastrophe et thriller m’intéressaient bien plus. Le récit est bien rythmé et peut facilement happer le lecteur… mais je n’ai pas été aussi enthousiaste à la lecture de ce roman que je ne l’espérais. Blackout est pourtant un chouette bouquin qui se laisse lire et qui ravira la plupart des lecteurs, mais je ne pense pas en garder un souvenir impérissable.

Un second tome vient de sortir : Zéro.

Dans la blogosphère :

Cornwall,