7 Juil

Breizh of the Dead (Julien Morgan)

Quand Florent rentre en Bretagne pour présenter son petit ami Stéphane à sa famille, il n’imagine pas que le comité d’accueil sera composé… de morts-vivants. Un train convoyant des produits toxiques déraille et c’est toute l’Armorique qui défouraille. Plongés au cœur du chaos, jetés sur les routes aux côtés de quelques survivants, Florent et Stéphane devront faire bien plus que leur coming out s’ils veulent survivre à l’apocalypse zombie. Pourtant, dans ce monde détruit, l’ennemi n’est pas toujours celui que l’on croit…

Détails techniques :

Editions Critic
194 pages
Offre spéciale à l’occasion des 5 ans de Critic
Pas de prix puisqu’il n’est pas destiné à la vente

Mon avis

Etant dans une période de lecture-détente où le cerveau fait mieux de rester sur le seuil, cette petite aventure zombie est sortie de ma PAL au bon moment.

On vogue entre romance (homo, mais c’est un détail), survie et déclaration d’amour d’un Breton (l’auteur) à sa région. Quelques références, tant musicales que matérielles (les flipo !) ramènent cette histoire dans notre monde. Si les zombies sont évidemment présents, ils restent en retrait pour laisser place à la nature humaine.

Et là, nous nous retrouvons en plein Walking Dead. Les morts-vivants sont d’ailleurs parfois appelés « les marcheurs ». Clin d’œil non camouflé, comme tant d’autres. La loi du plus fort est au pouvoir. Et les plus fort ne sont pas toujours les monstres. Mais qui est le véritable monstre, finalement ?
Une thématique souvent abordée dans les scénarios de survie (que ce soit avec ou sans zombie). Elle est ici traitée de manière peu surprenante, il est vrai, mais c’est tout de même efficace. D’autant plus que l’humour y est bien présent.

Le roman étant court, l’auteur ne s’est pas embarrassé de longues descriptions. C’est peut-être dommage au niveau des sentiments que leur situation devrait leur procurer. Autant la romance est mise en avant tout au long du récit, autant la perte (pourtant tragique) de leurs proches ne semble pas les affecter bien longtemps. Certes, il faut aller de l’avant pour ne pas se faire bouffer soi-même. Mais je pense que cette aspect aurait peut être développé malgré tout.

En bref, Breizh of the Dead est un bon roman-détente qui se lit tout seul. Avec quelques lacunes mais on passe vite dessus.

Pour répondre à Julien, mon personnage préféré reste sans aucun doute Mère-Grand. Personnage atypique qui n’est pas sans me rappeler Cat-Oldie.

Ailleurs, dans la blogosphère :

Lorhkan
La Prophétie des Ânes
Un Papillon dans la Lune

Lu et chroniqué dans le cadre du Zombie Challenge de Cornwall ainsi que pour le Summer Short Stories of SFFF de Xapur !

Challenge Summer Short Stories

 

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