25 Nov

Les Promesses d’Atro City (Solenne Pourbaix)

En 2480, la ville la plus évoluée est Atro City, située en Europe centrale, C’est une cité riche et prospère, principalement peuplée de pauvres et de miséreux venus pour chercher confort et travail et ne trouvant que rejet et répression. Pour distraire son peuple, le Régent a créé une immense Arène. Grâce à elle, il peut divertir la population et se débarrasser des criminels et autres empêcheurs de tyranniser en rond en les faisant participer aux « jeux ». Mais un héros va sortir de l’arène et cela en sera fini pour LES PROMESSES D’ATRO CITY…

Détails techniques :

Editions Rivière Blanche
Collection Anticipation
SF, Steampunk, Post-apocalyptique
280 pages
Version brochée 20 €
Premier roman

Mon avis :

J’avais déjà lu l’excellent recueil de nouvelles de Solenne Pourbaix (prononcez le X, svp). Il me tardait de la découvrir à travers un roman. Ne vous fiez pas à la couverture, elle n’est absolument pas représentative du contenu de ce livre. S’il y a bien une blonde qui aime montrer ses seins, il n’y a pas de flingue aussi énorme ni de gros robot de guerre comme en arrière plan. Les seules machines que vous y trouverez sont vieilles de plusieurs siècles, restaurées avec les moyens du bord ou encore enfuies sous le sable.

Le monde décrit par Solenne est typiquement post-apocalyptique et tel que je l’imagine moi-même. Autant l’environnement que l’atmosphère sont très proches de Les Etoiles s’en Balancent et plus encore de Les Damnés de l’Asphalte de Laurent Whale. Le monde est ravagé par le changement climatique : le désert à progressé bien au-delà de l’Afrique du nord tandis que l’océan recouvre désormais une grosse partie de ce qui fût autrefois la France… et on devine l’état des autres pays. Les grandes villes ont étés la cible de bombes nucléaires lors de la troisième guerre mondiale, modifiant à tout jamais leurs habitants en d’effroyables créatures proches des zombies. Désormais infréquentables, ces villes renferment pourtant d’antiques engins que les quelques nouvelles cités veulent à tout prix s’approprier. Atro City est la plus grande de ces cités et son dirigeant, un tyran obèse sans scrupule n’a d’yeux que pour augmenter encore l’étendue de son pouvoir. Il décide donc d’envoyer son meilleur gladiateur avec une équipe d’archéo afin d’explorer les ruines lointaines de l’ancien monde.

Les premiers chapitres m’ont dérangée. Surtout les passages où André et son assistant interviennent. J’ai trouvé ces personnages tellement stupides et clichés, sans parler de leur langage, que j’ai vraiment espéré que la suite ne soit pas du même niveau. Heureusement, les aventures de Jan et ses rencontres ont nettement relevé la barre.
Il y a des défauts d’écriture, des défauts de « premier roman » comme disent certains. Beaucoup d’onomatopées pas toujours utiles. Mais en même temps, connaissant Solenne, je l’y retrouve parfaitement. Je l’y ai aussi retrouvée au travers du personnage de Sunny.
Chaque personnage est bien typé, et on y retrouve un certain humour tantôt cru, tantôt cynique, qui colle parfaitement au récit et qui n’est pas pour déplaire. Il s’agit principalement d’une aventure sur fond de SF post-apocalyptique où s’insinuent quelques histoires de romance que je ne m’attendais pas à trouver dans ce roman. Le rythme est bon et on ne s’ennuie jamais au cours de cette lecture où le steampunk est pour une fois placé dans le futur et non au 18-19e siècle. (Quoique, j’ai fais pareil).

En bref, un premier roman avec ses défauts, mais où l’on retrouve la vive personnalité de l’auteure. Les Promesses d’Atro City est clairement orienté aventure post-apo, avec quelques rouages cuivrés et des personnages bien typés. Un livre-détente qui n’est peut-être pas la révélation de l’année, mais qui a le mérite d’atteindre ses objectifs : le lecteur passe un bon moment et le message alarmant à propos de notre futur est bien transmis.

Challenge Francofou

3 réflexions au sujet de « Les Promesses d’Atro City (Solenne Pourbaix) »

  1. Un mélange de post-apo et steampunk, c’est assez peu commun finalement, même si tu as l’air de dire que le monde post-apocalyptique lui-même est assez classique. Merci pour la découverte 🙂

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