13 Déc

Apocalypse Z : le début de la fin (Manel Loureiro)

apo_Z_1Un mystérieux incident dans le Caucase et un entrefilet dans les informations locales, voilà le seul avertissement de l’humanité annonçant la fin de notre civilisation. Un virus mortel ravage pays après pays, ne laissant derrière lui que des cadavres animés, coincés entre la vie et la mort. En Espagne, un avocat décide de tenir un blog pour évacuer la douleur de la perte de sa femme. Il ne peut savoir que ses écrits seront les dernières archives de l’humanité.

Détails techniques :

Panini Comics Editions
Collection Eclipse
480 pages (version brochée)
14 € version brochée, 8,99 € en ebook (obtenu à 0,99€ lors d’une promo Panini)
Trilogie

Mon avis :

Je voulais commencer par le prénom du héro qui nous conte son histoire, mais je me rends compte que je ne le connais même pas. Vu que ce livre est rédigé à la première personne, tout d’abord au travers des billets d’un blog, ensuite dans un journal, il parait normal qu’il ne se nomme que très rarement.
Cet homme est avocat de profession en Galice (Espagne) (comme l’auteur) et vit difficilement la perte de sa femme. C’est son psy qui lui a conseillé d’écrire, de parler de son quotidien afin de l’aider à évacuer la tension. Le premier billet date du 30 décembre (2012 ? je ne sais plus, mais c’est ce que j’ai en tête, et ça sonne terriblement bien). Les suivants vont dépeindre l’ampleur d’un phénomène que les gouvernements et les médias tentent de dissimuler au public. Jusqu’au jour où la mort vient frapper à sa propre porte, littéralement.

Soyons direct : on est tendu du début à la fin. Un page-turner hyper efficace. Un personnage (et un chat) attachant(s) avec une pointe d’humour noir comme je sais l’apprécier. Si mes appréhensions avec le monde zombiesque s’étaient atténuées ces derniers mois, j’avoue avoir carrément aimé ce bouquin !

C’est, en somme, un roman zombie « classique ». Un homme seul (ou presque) qui tente de survivre à une invasion de mort-vivants avec les moyens du bord. Il y a pourtant un fil d’intrigue qui ressort des autres : que contient cette fameuse mallette ? Je n’en dirai pas plus au risque de spoiler, mais vu qu’on ne le sais toujours pas à la fin de ce premier tome, j’imagine que la suite va en dévoiler un peu plus sur le sujet (et probablement les origines du mal).

Apocalypse Z a pourtant des lacunes. Comme souvent dans ce genre de bouquin, il y a une tonne de raccourcis faciles. Et ce dès le départ. Dans les premiers billets du blogueur, il raconte comment il vient à bout des pannes d’électricités continuelles que subit son quartier. Monsieur achète des panneaux solaires et des groupes électrogènes. Oho ? Tiens donc ? Voilà de quoi l’aider à survivre à l’apocalypse Z pendant quelques temps sans bouger de chez lui. Un chez lui comme par zazar entouré d’une muraille de 3m de haut. Oho ? (V2)
Je m’arrête là pour les raccourcis, pas la peine de démonter un livre qui, malgré cela, réussi très bien à happer le lecteur. C’est le second livre hispanique que je lis (le premier étant « Des larmes sous la pluie » de Rosa Montero) et je ne suis pas déçue. J’ai la suite quelque part dans les méandres de mon disque dur et je ne pense pas attendre des mois avant de m’y mettre.

Challenge Maison : Zombies ChallengeLu et chroniqué dans le cadre du Zombie Challenge de Cornwall.

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