18 Mar

Âmes de verre (Anthelme Hauchecorne)

« Ce livre vous attendait. Il était écrit que vous feriez sa connaissance. 
Car peut-être êtes-vous, à votre insu, un(e) Éveillé(e). 
Auquel cas, vous êtes en grand danger. Les rues de cette ville ne sont pas sûres. Pour vous, moins que pour tout autre. 
Car les Streums rôdent, à l’affût d’une âme à briser. Je ne vous mentirai pas : vos options ne sont pas légion. Votre meilleure chance de survie git selon toute probabilité entre ces pages. 

Qui sont les Streums, demanderez-vous ? Pourquoi convoitent-ils les fragments du Requiem du Dehors ? Quel avantage espèrent-ils retirer de cette partition funeste ? 

Si vous ignorez les réponses à ces questions, vous vous trouvez alors face à un choix. Pour lequel il est de mon devoir de vous aiguiller. 
Souhaitez-vous rejoindre la Vigie, risquer votre vie et sans doute plus encore, dans une lutte désespérée pour déjouer les intrigues du Sidh ? 
…Ou bien demeurer parmi le troupeau des Dormeurs, à jamais ? 
Pareille aventure ne se présente qu’une fois. Sachez la saisir. »

Genre : j’ai envie de dire « Hauchecorne ». Mais faisons simple : Fantasy, Fantastique, Horreur, Mythologie Celtique. Ça vous va ?
Editeur : Midgard
Nombre de pages : +/- 650 (version brochée)
Prix : 18 € (version brochée, donc)
Facebook : Anthelme Hauchecorne
Page web de l’auteur (où vous trouverez la liste des prix pour lesquels le roman a été nominé, des vidéos, des liens directs pour vos achats, des extraits d’Âmes de verre, etc.)

J’ai découvert ce grand rêveur à travers son second recueil de nouvelles Punk’s not dead. Si vous avez aimé, vous aimerez probablement son roman (qui se veut être une trilogie en cours de construction).

Les premières pages de cette (belle!) brique sont indéniablement adressées au lecteur. Un truc qu’Anthelme Hauchecorne semble mettre un point d’honneur à exécuter pour chacun de ses textes. J’avoue apprécier particulièrement !

On y apprend donc l’importance de la musique pour l’auteur, et l’importance qu’elle aura tout au long du récit. Car le « Requiem du dehors » n’est autre qu’une symphonie de cauchemar dont les Streums (les monstres en jargon de rôliste) tentent de rassembler les morceaux… au dépend des Eveillés comme des Dormeurs.
Camille, recrue de la Vigie, nous en apprend plus sur ses « piliers » et son fonctionnement. Belle introduction.
Les chapitres de Âmes de verre sont entrecoupés de deux livres annexes : le journal de Vincent Zych (l’un des protagonistes) et le Codex Metropolis (sorte de syllabus dédié aux recrues de la Vigie). Chaque passage étant rédigé par un personnage, avec son caractère propre, le tout donne de joyeux exercices de style.

Tout ça commence excellemment bien. J’ai été happée par l’histoire et ses personnages hauts en couleurs. Par cette plume acérée, parfois dure, glauque, comique et même de temps en temps pompeuse. Vraiment, j’aime cette écriture.

Pourtant, au fil des pages, je me suis perdue.
Trop. Il y a trop de choses. Trop d’action sans laisser le temps au lecteur de reprendre son souffle. Trop de péripéties et de blessures pour les personnages qui s’en remettent trop vite à mon goût. On dirait que les 300 dernières pages (soit la moitié du bouquin) se déroule sur une journée à peine, et Camille a le temps de frôler la mort et de…. *s’auto-censure* faire plein de trucs dans les heures qui suivent.
Pas crédible, sorry.

C’est vraiment dommage, car l’idée que le Sidh serait réel mais uniquement visible de quelques élus que l’homme « normal » enferme en maison psychiatrique est vraiment très bonne. La trame principale aussi.
Mais je pense qu’un volume moins dense, avec une action mieux répartie ou en tous cas un peu freinée, aurait moins tendance à noyer le lecteur comme ce fut mon cas.

Plein d’autres avis par là.

WMFCLu et chroniqué dans le cadre du Winter Mythic Fiction Challenge de Lhisbei

Une réflexion au sujet de « Âmes de verre (Anthelme Hauchecorne) »

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